de donner aux personnages les propos de leurs caractères, en
sorte qu’il ne leur est resté ni leur solidité, ni leur agrément
primitifs.
FRAGMENTS,
dont on n’a pu retrouver la véritable place
4
1.
De la sensibilité.
Et de la loi de continuité dans
la contexture animale.
Y
Sans ces deux qualités l’animal ne peut être un.
Aussitôt que vous avez supposé la molécule sensible, vous
avez
Z
la raison d’une infinité de divers effets ou de touchers.
Il y a l’infinie variété des chocs relatif à la masse; l’infinie
variété des chocs relatif à la vitesse; l’infinie variété d’une seule
A
qualité physique; l’infinie variété des effets combinés, d’une
seconde, d’une troisième, d’une multitude de qualités physiques.
Et tous ces infinis se combinent encore avec la variété infinie
des organes et, peut-être, des parties
B les moins importantes de
l’animal.
Quoi, une huître pourrait éprouver toutes ces sensations?
Non toutes; mais un assez grand nombre, sans compter celles
qui naissent d’elle-même et qui sortent du fond de sa propre organisation.
Mais n’y a-t-il pas dans tous ces touchers bien des indiscernables?
Beaucoup; il en reste cependant plus que la langue la plus
féconde n’en peut distinguer. L’idiome n’offre que quelques
degrés de comparaisons, pour un effet qui passe par une série
C in4 C’est le signe de la « mystification » que ce texte représente: Diderot fait
allusion à la prétendue destruction du manuscrit du Rêve – les « deux dialogues »
– dont ces « pièces » détachées représenteraient les débris.
Y AT, 268-268.
Z SP: la raison d’une infinité d’infinité de divers effets ou toucher.
A seule om. SP.
B les moins importantes om. SP.
C corr. SP: suite
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APPENDICE B
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 418
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