terrompue, depuis la moindre quantité appréciable, jusqu’à son
extrême intensité.
2.
De la vie.
D
Il y a certainement dans un même animal trois vies distinctes.
La vie de l’animal entier.
La vie de chacun de ses organes.
La vie de la molécule
E
ou de l’élément.
L’animal entier vit privé de plusieurs de ses parties.
Le cœur,
F
les poumons, la tête, la main, presque toutes les parties de l’animal
G
vivent un temps considérable séparées du tout.
Il n’y a que la vie de la molécule ou sa sensibilité qui ne cesse
point; c’est
H
une de ses qualités aussi essentielles que son impénétrabilité. La mort s’arrête là.
Mais si la vie reste dans des organes séparés du corps, où est
l’âme? Que devient son unité? Que devient son indivisibilité?
I
Il y a deux états de mort de l’animal entier,
J
un état de mort
absolu; un état de mort momentané.
Je pourrais vous citer une multitude d’insectes
K
et même de
reptiles froids, gelés, desséchés, où il y a cessation entière de chaleur, de mouvement; extinction totale de sensibilité, et qu’on
ranime
L par des stimulants, par la chaleur et par l’humidité.
Il y a même des exemples d’hommes en qui tout mouvement
a cessé pendant un temps considérable sans qu’il y ait mort absolue.
M
On ne revient point de la mort absolue à la vie, mais on passe
de la vie à une mort momentanée et vice versa.
D AT, 275; SP: Il y a certainement deux vies distinctes, même trois: la vie…
E ou de l’élément om. SP.
F SP: les poumons, la rate, la main…
G SP: vivent quelque temps séparées du tout.
H SP: une de ses qualités essentielles. La mort s’arrête là.
I
SP: Il y a même deux états…; de l’animal entier om. SP.
J
un état de mort absolue […] de mort momentanée.
K et même de reptiles om. SP.
L SP: ramène
M SP: On ne passe point…; mais om. SP.
MANUSCRIT DE PÉTERSBOURG
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AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 419
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