Les aversions
Les haines
L’amitié
Les colères
La haine est l’engouement national militaire.
Le climat.
Influence sur l’esprit et le corps.
Cause constante qui à la longue doit produire de grands effets.
Têtes de gens de mon pays comme les coqs
27
.
Peuples montagnards. Vigoureux comme aigles.
Peuples de plaines, comme les animaux gras et stupides
28
.
Architecture au nord et au midi et en Turquie.
passions humaines, chez le sujet et le spectateur à la fois; cf. aussi Pensées détachées cit., p. 1028: « Une composition doit être ordonnée de manière à me persuader qu’elle n’a pu s’ordonner autrement; une figure doit agir ou se reposer,
de manière à me persuader qu’elle n’a pu agir autrement. Allez encore aux
Chartreux; voyez La Distribution des aumônes de Bruno à cent pauvres qui se
pressent autour de lui. Tous sont débout, tous demandent, tous tendent les mains
pour recevoir; et dites-moi où est le contraste entre ces figures ».
27 Cf. Enc. IX, p. 496a, article: «Liberté […]. Ne comprenez-vous pas clairement qu’une girouette à qui l’on imprimerait toujours tout à la fois le mouvement vers un certain point de l’horizon, et l’envie de se tourner de ce côté là,
serait persuadée qu’elle se mouvrait d’elle-même pour exécuter les désirs
qu’elle formerait? Je suppose qu’elle ne saurait point qu’il y eût des vents, ni
qu’une cause extérieure fît changer tout à la fois et sa situation et ses désirs.
Nous voilà naturellement dans cet état ». Diderot parle de soi-même, à Sophie
Volland, et des Langrois comme ayant « une inconstance de girouettes. Cela
vient, je crois, des vicissitudes de leur atmosphère qui passe en vingt-quatre
heures du froid au chaud, du calme à l’orage, du serein au pluvieux; il est
impossible que ces effets ne se fassent sentir sur eux, et que leurs âmes soient
quelque temps de suite dans une même assiette. Elles s’accoutument ainsi dès la
plus tendre enfance à tourner à tout vent. La tête d’un Langrois est sur ses
épaules comme un coq d’église au haut d’un clocher » (CORR, II, p. 207 ss.);
supra, Partie III, chap. IX, note 89.
28 Cf. Buffon, Histoire naturelle cit., vol. III, «Variétés dans l’espèce
humaine », p. 371: « L’air et la terre influent beaucoup sur la forme des hommes,
des animaux, des plantes: qu’on examine dans le même canton les hommes qui
habitent les terres élevées, comme les coteaux ou le dessus des collines, et qu’on
les compare avec ceux qui occupent le milieu des vallées voisines, on trouvera
que les premiers sont agiles, dispos, bien faits, spirituels, et que les femmes y
sont communément jolies, au lieu que dans le plat pays, où la terre est grasse,
l’air épais, et l’eau moins pure, les paysans sont grossiers, pesants, mal faits,
stupides, et les paysannes presque toutes laides »; Réfutation d’Helvétius, dans
OD, I, pp. 812-813; supra, Partie III, chap. VII: « Passions », note 49.
AUTOGRAPHE SUR LA PHYSIOLOGIE
385
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 385
Les haines
L’amitié
Les colères
La haine est l’engouement national militaire.
Le climat.
Influence sur l’esprit et le corps.
Cause constante qui à la longue doit produire de grands effets.
Têtes de gens de mon pays comme les coqs
27
.
Peuples montagnards. Vigoureux comme aigles.
Peuples de plaines, comme les animaux gras et stupides
28
.
Architecture au nord et au midi et en Turquie.
passions humaines, chez le sujet et le spectateur à la fois; cf. aussi Pensées détachées cit., p. 1028: « Une composition doit être ordonnée de manière à me persuader qu’elle n’a pu s’ordonner autrement; une figure doit agir ou se reposer,
de manière à me persuader qu’elle n’a pu agir autrement. Allez encore aux
Chartreux; voyez La Distribution des aumônes de Bruno à cent pauvres qui se
pressent autour de lui. Tous sont débout, tous demandent, tous tendent les mains
pour recevoir; et dites-moi où est le contraste entre ces figures ».
27 Cf. Enc. IX, p. 496a, article: «Liberté […]. Ne comprenez-vous pas clairement qu’une girouette à qui l’on imprimerait toujours tout à la fois le mouvement vers un certain point de l’horizon, et l’envie de se tourner de ce côté là,
serait persuadée qu’elle se mouvrait d’elle-même pour exécuter les désirs
qu’elle formerait? Je suppose qu’elle ne saurait point qu’il y eût des vents, ni
qu’une cause extérieure fît changer tout à la fois et sa situation et ses désirs.
Nous voilà naturellement dans cet état ». Diderot parle de soi-même, à Sophie
Volland, et des Langrois comme ayant « une inconstance de girouettes. Cela
vient, je crois, des vicissitudes de leur atmosphère qui passe en vingt-quatre
heures du froid au chaud, du calme à l’orage, du serein au pluvieux; il est
impossible que ces effets ne se fassent sentir sur eux, et que leurs âmes soient
quelque temps de suite dans une même assiette. Elles s’accoutument ainsi dès la
plus tendre enfance à tourner à tout vent. La tête d’un Langrois est sur ses
épaules comme un coq d’église au haut d’un clocher » (CORR, II, p. 207 ss.);
supra, Partie III, chap. IX, note 89.
28 Cf. Buffon, Histoire naturelle cit., vol. III, «Variétés dans l’espèce
humaine », p. 371: « L’air et la terre influent beaucoup sur la forme des hommes,
des animaux, des plantes: qu’on examine dans le même canton les hommes qui
habitent les terres élevées, comme les coteaux ou le dessus des collines, et qu’on
les compare avec ceux qui occupent le milieu des vallées voisines, on trouvera
que les premiers sont agiles, dispos, bien faits, spirituels, et que les femmes y
sont communément jolies, au lieu que dans le plat pays, où la terre est grasse,
l’air épais, et l’eau moins pure, les paysans sont grossiers, pesants, mal faits,
stupides, et les paysannes presque toutes laides »; Réfutation d’Helvétius, dans
OD, I, pp. 812-813; supra, Partie III, chap. VII: « Passions », note 49.
AUTOGRAPHE SUR LA PHYSIOLOGIE
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