que quelques matériaux épars et sans aucun ordre entre eux,
matériaux précieux, sans doute, mais seulement aux yeux du philosophe assez instruit pour couver les idées neuves et fécondes
dont Diderot a semé ses recherches, et pour rendre ce fruit de ses
études et de ses méditations utile aux progrès de la science de
l’homme »
2 . H. Dieckmann a formulé l’hypothèse que ces « matériaux épars » devaient être rapportés aux réflexions sur la physiologie que Diderot développa dans les Éléments (dont on ne
disposait, en 1951, que de l’édition AT) et dans ces manuscrits du
fonds Vandeul sur le thème de l’éducation (un « traité de l’éducation ») et de la formation (le titre était: « Des parents et de l’éducation », repris dans le ms. 24932), contenus dans les tomes
XXXIV-XXXV dont il venait de dresser l’inventaire, en donnant
aussi quelques extraits intéressants d’« inédits ». Les liens paraissaient déjà très étroits au premier inventeur des manuscrits diderotiens.
Des deux éditions du manuscrit V des Éléments, (fonds Vandeul n. a. fr. n°13762) préparées par Jean Mayer, en 1964 et en
1987 (DPV), on peut conclure, désormais sans hésitation, de l’hypothèse au fait certain. Diderot était en train de préparer un vrai
« système » de philosophie et d’anthropologie matérialistes, fondé
sur la médecine et la physiologie, dont ces Notes autographes
éparses, le manuscrit SP de Saint-Pétersbourg des Éléments, édité
en 1875 par J. Assézat, les matériaux inédits des tomes XXXIVXXXV du nouveau fonds publiés par Dieckmann (Inventaire,
pp. 192-235) et également le « Manuscrit de Pétersbourg » (infra,
Appendice B) découvert en 1977 par G. Dulac, constituent des
différents matériaux d’un chemin par étapes qui mène, de 1769 –
date de la première rédaction des « Deux Dialogues » (Rêve de
D’Alembert) – jusqu’au plan du manuscrit V et au-delà. Le
manuscrit n.a.fr. n° 24932 marque l’une de ces étapes, parmi les
premières, celle qui dresse le plan de travail, non le moins important, entre SP et V, du « système de physiologie ». Certains de ces
fragments – que Jean Mayer aussi édita en 1964 et 1987 (DPV,
XVII, pp. 543-574) – se retrouvent, presque identiques, dans les
2 Ibidem, cit. dans H. Dieckmann, Inventaire cit., pp. 185-186.
3 Inventaire cit., « Textes inédits de Diderot », pp. 192-193, 198, 206-207,
211-213, 225-227, 254-258.
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INTRODUCTION
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matériaux précieux, sans doute, mais seulement aux yeux du philosophe assez instruit pour couver les idées neuves et fécondes
dont Diderot a semé ses recherches, et pour rendre ce fruit de ses
études et de ses méditations utile aux progrès de la science de
l’homme »
2 . H. Dieckmann a formulé l’hypothèse que ces « matériaux épars » devaient être rapportés aux réflexions sur la physiologie que Diderot développa dans les Éléments (dont on ne
disposait, en 1951, que de l’édition AT) et dans ces manuscrits du
fonds Vandeul sur le thème de l’éducation (un « traité de l’éducation ») et de la formation (le titre était: « Des parents et de l’éducation », repris dans le ms. 24932), contenus dans les tomes
XXXIV-XXXV dont il venait de dresser l’inventaire, en donnant
aussi quelques extraits intéressants d’« inédits ». Les liens paraissaient déjà très étroits au premier inventeur des manuscrits diderotiens.
Des deux éditions du manuscrit V des Éléments, (fonds Vandeul n. a. fr. n°13762) préparées par Jean Mayer, en 1964 et en
1987 (DPV), on peut conclure, désormais sans hésitation, de l’hypothèse au fait certain. Diderot était en train de préparer un vrai
« système » de philosophie et d’anthropologie matérialistes, fondé
sur la médecine et la physiologie, dont ces Notes autographes
éparses, le manuscrit SP de Saint-Pétersbourg des Éléments, édité
en 1875 par J. Assézat, les matériaux inédits des tomes XXXIVXXXV du nouveau fonds publiés par Dieckmann (Inventaire,
pp. 192-235) et également le « Manuscrit de Pétersbourg » (infra,
Appendice B) découvert en 1977 par G. Dulac, constituent des
différents matériaux d’un chemin par étapes qui mène, de 1769 –
date de la première rédaction des « Deux Dialogues » (Rêve de
D’Alembert) – jusqu’au plan du manuscrit V et au-delà. Le
manuscrit n.a.fr. n° 24932 marque l’une de ces étapes, parmi les
premières, celle qui dresse le plan de travail, non le moins important, entre SP et V, du « système de physiologie ». Certains de ces
fragments – que Jean Mayer aussi édita en 1964 et 1987 (DPV,
XVII, pp. 543-574) – se retrouvent, presque identiques, dans les
2 Ibidem, cit. dans H. Dieckmann, Inventaire cit., pp. 185-186.
3 Inventaire cit., « Textes inédits de Diderot », pp. 192-193, 198, 206-207,
211-213, 225-227, 254-258.
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