INTRODUCTION
1. APPENDICE A.
LES FRAGMENTS D’« HISTOIRE NATURELLE
ET EXPÉRIMENTALE DE L’HOMME »
Les notes autographes de Diderot sur la physiologie constituent un texte à part, à l’intérieur du corpus des matériaux de la
dernière période concernant la physiologie et les sciences naturelles. Comme l’avait remarqué Herbert Dieckmann en 1951,
lors de son Inventaire du fonds Vandeul, aux dires de J.-A. Naigeon, ces notes sont rares et de difficile interprétation, si elles
restent isolées. Seul le rapprochement avec les œuvres majeures
jette quelque lumière sur leur signification philosophique en
leur donnant toute l’importance qui leur est due. Le contexte est
celui du grand projet dont Diderot caressait la réalisation après
son voyage en Russie, celui d’un « système particulier de physiologie », suivant les mots de Naigeon : « une nouvelle théorie
ou plutôt une histoire naturelle et expérimentale de l’homme
[…]»
1 .
Il nous semble qu’appartient à ce projet le manuscrit de la
Bibliothèque Nationale, nouvelles acquisitions françaises
n° 24932, partie du fonds Vandeul, dont on donne ici l’édition des
pages ayant trait d’abord à la science de la nature, à l’anthropologie, à l’éducation et aux passions (pp. 120-136), puis à la physiologie (pp. 136-186). On a donné à ce texte le titre [entre crochets]
de « Fragments d’“histoire naturelle et expérimentale de
l’homme”», suivant la suggestion de Naigeon. Quant à la réalisation effective du plan, Naigeon remarquait: « Mais à l’exception
de ces deux Dialogues [les deux premières parties du Rêve de
D’Alembert] dont, sous aucun rapport, on ne trouve de modèle ni
parmi les Anciens, ni parmi les modernes, il n’a laissé de l’important ouvrage qu’il projetait, et dont je viens d’indiquer le sujet,
1 Cf. Mémoires historiques et philosophiques sur la vie et les ouvrages de
Diderot cit., p. 291; cf. aussi Wilson, Diderot cit., pp. 581-597.
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 365
1. APPENDICE A.
LES FRAGMENTS D’« HISTOIRE NATURELLE
ET EXPÉRIMENTALE DE L’HOMME »
Les notes autographes de Diderot sur la physiologie constituent un texte à part, à l’intérieur du corpus des matériaux de la
dernière période concernant la physiologie et les sciences naturelles. Comme l’avait remarqué Herbert Dieckmann en 1951,
lors de son Inventaire du fonds Vandeul, aux dires de J.-A. Naigeon, ces notes sont rares et de difficile interprétation, si elles
restent isolées. Seul le rapprochement avec les œuvres majeures
jette quelque lumière sur leur signification philosophique en
leur donnant toute l’importance qui leur est due. Le contexte est
celui du grand projet dont Diderot caressait la réalisation après
son voyage en Russie, celui d’un « système particulier de physiologie », suivant les mots de Naigeon : « une nouvelle théorie
ou plutôt une histoire naturelle et expérimentale de l’homme
[…]»
1 .
Il nous semble qu’appartient à ce projet le manuscrit de la
Bibliothèque Nationale, nouvelles acquisitions françaises
n° 24932, partie du fonds Vandeul, dont on donne ici l’édition des
pages ayant trait d’abord à la science de la nature, à l’anthropologie, à l’éducation et aux passions (pp. 120-136), puis à la physiologie (pp. 136-186). On a donné à ce texte le titre [entre crochets]
de « Fragments d’“histoire naturelle et expérimentale de
l’homme”», suivant la suggestion de Naigeon. Quant à la réalisation effective du plan, Naigeon remarquait: « Mais à l’exception
de ces deux Dialogues [les deux premières parties du Rêve de
D’Alembert] dont, sous aucun rapport, on ne trouve de modèle ni
parmi les Anciens, ni parmi les modernes, il n’a laissé de l’important ouvrage qu’il projetait, et dont je viens d’indiquer le sujet,
1 Cf. Mémoires historiques et philosophiques sur la vie et les ouvrages de
Diderot cit., p. 291; cf. aussi Wilson, Diderot cit., pp. 581-597.
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