Les organes ont non seulement des formes, mais au goût, à
l’odorat, des qualités tout à fait différentes, autant différentes que
les animaux entre eux.
Il se fait un frémissement involontaire dans l’organe qui
souffre: cette action lui est propre. C’est alors qu’il se montre
W
un animal distinct
X
Chaque organe d’abord a son caractère particulier, puis son
influence sur les autres et l’influence des autres sur lui. De là, la
variété de ces symptômes, qui semblent propres à un seul et
étrangers aux autres, qui en sont
Y
pourtant affectés. De là, la sympathie qui existe entre plusieurs organes: des dents avec l’oreille,
Z
sons faux, sons aigus: de l’odorat avec l’estomac, l’odeur des
médicaments
A
purge; de la matrice avec la gorge dans les
femmes, les papilles du sein prennent de l’érection: du gland
dans l’homme avec les vésicules séminales etc.
74
B
Il y a une sympathie très marquée entre le diaphragme et le
cerveau. Si le diaphragme se crispe violemment, l’homme
souffre et s’attriste; si l’homme souffre et s’attriste, le diaW un animal distinct du reste.
X Chaque organe ou animal a son caractère d’abord, par son influence sur
les autres.
Y pourtant affectés.
Z sons…l’estomac. aj. V.
A purge. Il y a sympathie du gland dans l’homme […] séminales; de la
matrice avec […] de l’érection.
74 Cette doctrine de la sympathie organique est présente aussi chez P.-J. Barthez, Nouveaux éléments de la science de l’homme cit., vol. II, chap. IX, pp. 1-2:
« Des sympathies ou des communications particulières des forces du Principe
Vital dans les divers organes du Corps humain. CLVI. Les forces motrices et sensitives du Principe Vital, qui agissent dans toutes les parties du corps, ont entre
elles cette liaison universelle qui forme l’unité du corps vivant: et de plus elles
ont dans divers organes, des communications particulières et plus fortes, qui
constituent les sympathies de ces organes. La sympathie particulière de deux
organes a lieu lorsqu’une affection de l’un occasionne sensiblement et fréquemment une affection correspondante de l’autre ». Barthez cependant parlera d’une
« harmonie préétablie » qui produirait cette sympathie comme « par des lois fondées dans la nature même du Principe Vital » (ibid.). Rien de cet aspect de la doctrine du principe vital – qui fait appel à des concepts propres des métaphysiques
de Leibniz et de Malebranche – ne sera retenu par Diderot.
B FNR: SYMPATHIE DES ORGANES. Chaque organe est un animal; chaque animal a son caractère particulier. Il y a sympathie marquée entre le diaphragme…
(p. 165, l. 14-16; AT, 332).
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PARTIE III
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 340
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