elle embrasse tout le monde: bienfaisante elle est libérale; elle a
de l’embonpoint et de la santé
58
.
L’espérance, attente du bien: elle est inquiète. L’imagination
accroît ou affaiblit l’espérance. Elle l’accroît dans l’homme fort, elle
la diminue dans
Y
l’homme faible, elle est oscillatoire, constante,
impatiente, crédule: elle soupire comme le désir. L’espérance modérée est la confiance; la présomption est une espérance immodérée
59
.
Z La hardiesse est la conscience ou d’une force ou d’une
adresse, ou d’un bonheur qui fait braver le danger. Elle attaque
tête baissée, elle court
A
et change le maintien. La crainte fuit, la
hardiesse va au-devant
60
.
produire. Cette Présomption n’empêche pas pourtant qu’elle ne soit Complaisante, Facile et Crédule».
58 Ibidem, chap. III, partie II, « De la nature de la Joie », rattache cette passion, comme concomitante, au plaisir et à la volupté; et comme conséquente à
l’amour, pp. 95-105: « La Joie n’est pas de ces Passions dont les commencements sont faibles et les progrès véhéments; elle a toute sa force et sa grandeur
dès sa naissance, et le temps ne sert de rien qu’à l’affaiblir ou à la diminuer. Si tôt
qu’elle est entrée dans l’âme, elle la transporte et la met hors d’elle-même; et le
ravissement qu’elle lui cause est quelquefois si violent qu’il lui ôte l’usage des
sens, lui fait abandonner les soins de la vie, et la fait perdre bien souvent […].
Ainsi en est-il de la Joie et de toutes les autres Passions; elles se forment tout
d’un coup, et passent en un instant; mais aussi à chaque moment elles se renouvellent, faisant ainsi un flux continuel de plusieurs mouvements parfaits, qui dure
tout autant de temps que la connaissance sollicite l’Appétit à se mouvoir ».
Y FNR: l’homme faible. L’espérance est [...] crédule. Actions de l’espérance
sur les mouvements du corps. Elle soupire comme le désir. Présomption est une
espérance immodérée. Confiance, espérance modérée. (p. 384, l. 6-13; AT
Mélanges, 432-433).
59 Cf. Cureau de La Chambre, Les Caractères des passions cit., vol. I, chap.
VI: « Les caractères de l’espérance », pp. 201-236: « Celui qui donna tout ce
qu’il avait et ne se réserva que l’Espérance, ne se fit pas un si mauvais partage
que l’on se pourrait bien imaginer: il prit pour lui ce qu’il y a de plus doux dans
la vie; il choisit le bien le plus durable qui s’y puisse trouver; en un mot on peut
dire qu’il eut, pour sa part, tout ce qu’il n’avait pas et qu’il se partagea véritablement en Roi […]. A vrai dire aussi, c’est de toutes les Passions celle qui est
la plus naturelle à l’homme ». Diderot ne partage pas cette opinion et ne donne
qu’une caractérisation descriptive de l’espérance.
Z HARDIESSE. Est la conscience...
A FNR: et change le maintien. INTRÉPIDITÉ. Est la même vertu sans émotion;
c’est le mépris du péril et de la mort, et de tout le mal que le péril peut faire. Elle
n’attaque pas. On ne l’ébranle point. Elle ne change pas le maintien. Tête droite.
Elle marche. (p. 380, l. 19, à p. 381, l. 2; AT Mélanges, 431).
60 Cf. Cureau de la Chambre, op. cit., vol. II (sur les passions « qui ont le
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PARTIE III
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de l’embonpoint et de la santé
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L’espérance, attente du bien: elle est inquiète. L’imagination
accroît ou affaiblit l’espérance. Elle l’accroît dans l’homme fort, elle
la diminue dans
Y
l’homme faible, elle est oscillatoire, constante,
impatiente, crédule: elle soupire comme le désir. L’espérance modérée est la confiance; la présomption est une espérance immodérée
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Z La hardiesse est la conscience ou d’une force ou d’une
adresse, ou d’un bonheur qui fait braver le danger. Elle attaque
tête baissée, elle court
A
et change le maintien. La crainte fuit, la
hardiesse va au-devant
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produire. Cette Présomption n’empêche pas pourtant qu’elle ne soit Complaisante, Facile et Crédule».
58 Ibidem, chap. III, partie II, « De la nature de la Joie », rattache cette passion, comme concomitante, au plaisir et à la volupté; et comme conséquente à
l’amour, pp. 95-105: « La Joie n’est pas de ces Passions dont les commencements sont faibles et les progrès véhéments; elle a toute sa force et sa grandeur
dès sa naissance, et le temps ne sert de rien qu’à l’affaiblir ou à la diminuer. Si tôt
qu’elle est entrée dans l’âme, elle la transporte et la met hors d’elle-même; et le
ravissement qu’elle lui cause est quelquefois si violent qu’il lui ôte l’usage des
sens, lui fait abandonner les soins de la vie, et la fait perdre bien souvent […].
Ainsi en est-il de la Joie et de toutes les autres Passions; elles se forment tout
d’un coup, et passent en un instant; mais aussi à chaque moment elles se renouvellent, faisant ainsi un flux continuel de plusieurs mouvements parfaits, qui dure
tout autant de temps que la connaissance sollicite l’Appétit à se mouvoir ».
Y FNR: l’homme faible. L’espérance est [...] crédule. Actions de l’espérance
sur les mouvements du corps. Elle soupire comme le désir. Présomption est une
espérance immodérée. Confiance, espérance modérée. (p. 384, l. 6-13; AT
Mélanges, 432-433).
59 Cf. Cureau de La Chambre, Les Caractères des passions cit., vol. I, chap.
VI: « Les caractères de l’espérance », pp. 201-236: « Celui qui donna tout ce
qu’il avait et ne se réserva que l’Espérance, ne se fit pas un si mauvais partage
que l’on se pourrait bien imaginer: il prit pour lui ce qu’il y a de plus doux dans
la vie; il choisit le bien le plus durable qui s’y puisse trouver; en un mot on peut
dire qu’il eut, pour sa part, tout ce qu’il n’avait pas et qu’il se partagea véritablement en Roi […]. A vrai dire aussi, c’est de toutes les Passions celle qui est
la plus naturelle à l’homme ». Diderot ne partage pas cette opinion et ne donne
qu’une caractérisation descriptive de l’espérance.
Z HARDIESSE. Est la conscience...
A FNR: et change le maintien. INTRÉPIDITÉ. Est la même vertu sans émotion;
c’est le mépris du péril et de la mort, et de tout le mal que le péril peut faire. Elle
n’attaque pas. On ne l’ébranle point. Elle ne change pas le maintien. Tête droite.
Elle marche. (p. 380, l. 19, à p. 381, l. 2; AT Mélanges, 431).
60 Cf. Cureau de la Chambre, op. cit., vol. II (sur les passions « qui ont le
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