du plaisir
55
. Nous raisonnons
V
de ses défauts comme de ceux d’un
grand homme
56
.
W S’il n’avait pas tel défaut, il ne serait pas ce
génie.
Donnez à la chose que vous faites toute l’utilité dont elle est
susceptible ou toute sa bonté: faites en sorte que l’effet utile soit
produit de la manière la plus simple, et soyez sûr que vous atteindrez, en même temps, la grâce et la beauté; cette règle me paraît
sans exception.
X
Le dégoût est le passage de l’indifférence ou du désir à
l’aversion, occasionné par quelques mauvaises qualités ignorées
d’abord, ensuite reconnues.
La joie est babillarde, compagne de la confiance, compagne
de l’indiscrétion, de l’indulgence et de la crédulité
57
. Familière,
55 A comparer avec un autre « sophisme », dans Le Rêve cit., p. 132: « Dans
un ordre de choses où il n’y a ni grand ni petit, ni durable, ni passager absolus,
garantissez-vous du sophisme de l’éphémère... (Docteur, qu’est-ce que c’est que
le sophisme de l’éphémère?) – C’est celui d’un être passager qui croit à l’immutabilité des choses. – La rose de Fontenelle qui disait que de mémoire de
roses on n’avait vu mourir un jardinier. – Précisément; cela est léger et profond »; cf. aussi Lucrèce, De natura rerum, liv. IV, vv. 1149-1156, éd. H.
Clouard, Paris, 1964, p. 147: « On peut encore échapper au malheur si l’on ne se
perd soi-même en s’aveuglant sur les défauts moraux et physiques de celle que
l’on désire et que l’on veut. La passion (cupidine) trop souvent ferme les yeux
aux hommes et ils attribuent à la femme aimée des mérites qu’elle n’a pas. En
est-il assez de contrefaites et de laides, dont on les voit faire leurs délices et dont
ils ont le culte !».
V de ces défauts
56 Cf. Cureau de la Chambre, Les Caractères des passions cit., vol. I, chap.
II, partie IV: « Quelles sont les causes des caractères de l’Amour », pp. 48-49:
« Comme il n’y a point de Passion qui produise tant de différentes actions ni qui
fasse tant d’extravagances que celle-ci […] nous ne toucherons ici que les principales qui sont à mon avis, la Pensée continuelle d’un Amant à l’objet aimé; la
haute estime qu’il en fait; les moyens qu’il emploie pour le posséder; et l’extravagance des paroles dont il se sert pour parler de sa passion». C’est de la
deuxième action dont il s’agit, à propos du « sophisme du plaisir » (pp. 51-53).
W S’il n’était pas jaloux, fou, vain, capricieux, il ne serait pas ce génie
X Dégoût, passage de l’indifférence...
57 Cf. Cureau de La Chambre, Les Caractères des passions cit., sur la
babillarde, l’embonpoint et la santé, cf. vol. I, chap. III, partie IV: « Les Causes
des caractères de la Joie », pp. 121-137: « Or parce que cette vaine Confiance est
une sorte d’orgueil qui élève l’âme au dessus de ce qu’elle est et qui la flatte
d’une excellence imaginaire; de là vient que la Joie est ordinairement Insolente
et Présomptueuse, qu’elle aime d’être flattée et qu’elle tombe facilement dans
ses propres louanges, étant comme elle est si babillarde et si soigneuse de se
PHÉNOMÈNES DU CERVEAU
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. Nous raisonnons
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de ses défauts comme de ceux d’un
grand homme
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.
W S’il n’avait pas tel défaut, il ne serait pas ce
génie.
Donnez à la chose que vous faites toute l’utilité dont elle est
susceptible ou toute sa bonté: faites en sorte que l’effet utile soit
produit de la manière la plus simple, et soyez sûr que vous atteindrez, en même temps, la grâce et la beauté; cette règle me paraît
sans exception.
X
Le dégoût est le passage de l’indifférence ou du désir à
l’aversion, occasionné par quelques mauvaises qualités ignorées
d’abord, ensuite reconnues.
La joie est babillarde, compagne de la confiance, compagne
de l’indiscrétion, de l’indulgence et de la crédulité
57
. Familière,
55 A comparer avec un autre « sophisme », dans Le Rêve cit., p. 132: « Dans
un ordre de choses où il n’y a ni grand ni petit, ni durable, ni passager absolus,
garantissez-vous du sophisme de l’éphémère... (Docteur, qu’est-ce que c’est que
le sophisme de l’éphémère?) – C’est celui d’un être passager qui croit à l’immutabilité des choses. – La rose de Fontenelle qui disait que de mémoire de
roses on n’avait vu mourir un jardinier. – Précisément; cela est léger et profond »; cf. aussi Lucrèce, De natura rerum, liv. IV, vv. 1149-1156, éd. H.
Clouard, Paris, 1964, p. 147: « On peut encore échapper au malheur si l’on ne se
perd soi-même en s’aveuglant sur les défauts moraux et physiques de celle que
l’on désire et que l’on veut. La passion (cupidine) trop souvent ferme les yeux
aux hommes et ils attribuent à la femme aimée des mérites qu’elle n’a pas. En
est-il assez de contrefaites et de laides, dont on les voit faire leurs délices et dont
ils ont le culte !».
V de ces défauts
56 Cf. Cureau de la Chambre, Les Caractères des passions cit., vol. I, chap.
II, partie IV: « Quelles sont les causes des caractères de l’Amour », pp. 48-49:
« Comme il n’y a point de Passion qui produise tant de différentes actions ni qui
fasse tant d’extravagances que celle-ci […] nous ne toucherons ici que les principales qui sont à mon avis, la Pensée continuelle d’un Amant à l’objet aimé; la
haute estime qu’il en fait; les moyens qu’il emploie pour le posséder; et l’extravagance des paroles dont il se sert pour parler de sa passion». C’est de la
deuxième action dont il s’agit, à propos du « sophisme du plaisir » (pp. 51-53).
W S’il n’était pas jaloux, fou, vain, capricieux, il ne serait pas ce génie
X Dégoût, passage de l’indifférence...
57 Cf. Cureau de La Chambre, Les Caractères des passions cit., sur la
babillarde, l’embonpoint et la santé, cf. vol. I, chap. III, partie IV: « Les Causes
des caractères de la Joie », pp. 121-137: « Or parce que cette vaine Confiance est
une sorte d’orgueil qui élève l’âme au dessus de ce qu’elle est et qui la flatte
d’une excellence imaginaire; de là vient que la Joie est ordinairement Insolente
et Présomptueuse, qu’elle aime d’être flattée et qu’elle tombe facilement dans
ses propres louanges, étant comme elle est si babillarde et si soigneuse de se
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