deux doigts croisés, on en sent deux, et qu’en continuant l’expérience bientôt on n’en sent plus qu’une.
D
Actions intellectuelles interrompues et reprises après un long
intervalle; phénomène à expliquer. Je ne sais si j’ai fait mention
de cet homme qui reçoit dans la tempe le coup du bras du levier
d’un pressoir; il reste semaines sans connaissance, au bout de ce
temps, il revient de son état, comme du sommeil; il se retrouve au
moment de l’accident et continue à donner des ordres pour son
vin.
E
On sait l’histoire de cette femme qui continue son discours
interrompu par une attaque de catalepsie.
F
Comment nos spiritualistes expliquent-ils ces faits?
Si quelque partie considérable du cerveau est pressée par du
sang, de l’eau, un squirre, un os ou quelque autre cause mécanique,
G
les opérations du cerveau sont viciées: il y a délire,
manie, stupidité; ôtez la compression et le mal cesse
16
.
H
On se trouble par le tournoiement, par l’éblouissement, par le
spectacle des grandes profondeurs ou hauteurs. Alors tout le système est affecté, en même temps, par une cause commune ou par
la violence d’une cause particulière
I
(sensorium commune).
D actions intellectuelles reprises et suspendues. Je ne sais si j’ai fait mention
de celui qui reçoit dans la tempe…
E La femme qui continue son discours…
F Comment… ces faits? aj. V.
G les opérations de l’âme sont viciées […] stupidité ou assoupissement
mortel. Otez la compression…
16 Cf. Le Rêve cit., pp. 155-156: « La Peyronie, que vous pouvez avoir
connu, fut appelé auprès d’un malade qui avait reçu un coup violent à la tête. Ce
malade y sentait de la pulsation. Le chirurgien ne doutait pas que l’abcès au cerveau ne fût formé, et qu’il n’y avait pas un moment à perdre. Il rase le malade et
le trépane. La pointe de l’instrument tombe précisément au centre de l’abcès. Le
pus était fait; il vide le pus; il nettoie l’abcès avec une seringue. Lorsqu’il
pousse l’injection dans l’abcès, le malade ferme les yeux; ses membres restent
sans action, sans mouvement, sans le moindre signe de vie; lorsqu’il repompe
l’injection et qu’il soulage l’origine du faisceau du poids et de la pression du
fluide injecté, le malade rouvre les yeux, se meut, parle, sent, renaît, et vit »; et
p. 188: « Il me semble que, par une suite d’opérations purement mécaniques, je
réduirais le premier génie de la terre à une masse de chair inorganisée, à laquelle
on ne laisserait que la sensibilité du moment, et que l’on ramènerait cette masse
informe de l’état de stupidité le plus profond qu’on puisse imaginer à la condition de l’homme de génie ».
H DE L’ORIGINE DU SENSORIUM COMMUNE. On se trouble […]. Alors le tout
est affecté en même temps…
I (sensorium commune) aj. V.
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PARTIE III
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 292
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