V
Je ne crois pas que
W
dans les formes des objets il puisse y en
avoir d’agréables ou de désagréables à l’œil, que celles qui le fatigueront, comme de petits plis, les irrégularités, les bizarreries, le
défaut de symétrie, tout ce qui rompt
X
l’enchaînement naturel, la
loi d’unité, enfin celles qui appliquent
Y
trop l’organe.
Z
Je ne crois pas que l’œil puisse être récréé ou blessé. Le plaisir et la douleur sont ailleurs. Il est vrai que l’œil change de forme
selon l’objet, mais je pense que le plaisir n’est point dans l’œil.
Observation particulière à cet organe et qui n’a point encore été
faite.
L’œil s’obscurcit dans la peur et dans la tristesse, s’allume
dans la colère, brille dans l’amour. Dans l’amour, il est humide,
sec dans la colère et quelquefois sanglant.
Il semble que nous passions nos jours par de petits jours et des
petites nuits. Premièrement, il fait nuit toutes les fois que nous
fermons nos paupières. Et combien cela ne nous arrive-t-il pas?
Si nous ne nous apercevons pas de toutes ces petites nuits, c’est
que nous n’y faisons pas attention; car lorsque nous y faisons
and irritability of the parts of mens and other animals, Edimburg, 1755. 8]. Je
pouvais m’attendre à voir paraître cet Auteur entre mes adversaires. Préoccupé
des opinions Stahliennes, il ne pouvait voir de bon œil un principe de mouvement différent de l’âme, lui, qui n’en veut point reconnaître dans les animaux de
matériels* [*Observ., pp. 187-188] sans en excepter la pesanteur. [...] 6. M.
Whytt parcourt encore en détail quelques autres parties du corps humain, auxquelles il conserve le sentiment, que je leur ai refusé »; sur la contraction de la
prunelle, supra, Partie I, note 83; sur les questions de physiologie du cerveau
Whytt écrira aussi: Observations on the dropsy in the brain, Edinburgh, 1768.
V FNR: SENS EN GÉNÉRAL. Tout ce qui peut affecter les sens doit plaire ou
déplaire, selon la force ou la nature de l’impulsion. Ainsi il y aura des couleurs
qui récréeront ou blesseront l’œil. Des sons qui amuseront ou blesseront
l’oreille. Des saveurs qui répugneront ou qui inviteront le palais. Des formes et
des mouvements qui agréeront ou non au toucher. (p. 202, l. 20, à p. 203, l. 9;
AT, 349).
W Pour les formes, je ne crois pas qu’il puisse […] d’agréables ou désagréables…
X FNR: l’enchaînement naturel ou la loi d’unité. L’ensemble du vase et du
piédestal difficile à trouver; celles qui appliquent… (p. 203, l. 15-17; AT, 349).
Y FNR: trop l’organe. Nerfs pour le toucher. Papilles pour le goût. Membranes pour l’odorat. Corps durs et creux pour le son. Humeurs pour l’œil.
(p. 203, l. 19-22; AT, 349).
Z L’œil est récrée ou blessé. Je ne crois pas cela. Le plaisir et la douleur sont
ailleurs. Cependant l’œil change de formes selon l’objet; mais on n’a pas de
plaisir à l’œil. Observation que je crois vraie et neuve.
PHÉNOMÈNES DU CERVEAU
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AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 281
Je ne crois pas que
W
dans les formes des objets il puisse y en
avoir d’agréables ou de désagréables à l’œil, que celles qui le fatigueront, comme de petits plis, les irrégularités, les bizarreries, le
défaut de symétrie, tout ce qui rompt
X
l’enchaînement naturel, la
loi d’unité, enfin celles qui appliquent
Y
trop l’organe.
Z
Je ne crois pas que l’œil puisse être récréé ou blessé. Le plaisir et la douleur sont ailleurs. Il est vrai que l’œil change de forme
selon l’objet, mais je pense que le plaisir n’est point dans l’œil.
Observation particulière à cet organe et qui n’a point encore été
faite.
L’œil s’obscurcit dans la peur et dans la tristesse, s’allume
dans la colère, brille dans l’amour. Dans l’amour, il est humide,
sec dans la colère et quelquefois sanglant.
Il semble que nous passions nos jours par de petits jours et des
petites nuits. Premièrement, il fait nuit toutes les fois que nous
fermons nos paupières. Et combien cela ne nous arrive-t-il pas?
Si nous ne nous apercevons pas de toutes ces petites nuits, c’est
que nous n’y faisons pas attention; car lorsque nous y faisons
and irritability of the parts of mens and other animals, Edimburg, 1755. 8]. Je
pouvais m’attendre à voir paraître cet Auteur entre mes adversaires. Préoccupé
des opinions Stahliennes, il ne pouvait voir de bon œil un principe de mouvement différent de l’âme, lui, qui n’en veut point reconnaître dans les animaux de
matériels* [*Observ., pp. 187-188] sans en excepter la pesanteur. [...] 6. M.
Whytt parcourt encore en détail quelques autres parties du corps humain, auxquelles il conserve le sentiment, que je leur ai refusé »; sur la contraction de la
prunelle, supra, Partie I, note 83; sur les questions de physiologie du cerveau
Whytt écrira aussi: Observations on the dropsy in the brain, Edinburgh, 1768.
V FNR: SENS EN GÉNÉRAL. Tout ce qui peut affecter les sens doit plaire ou
déplaire, selon la force ou la nature de l’impulsion. Ainsi il y aura des couleurs
qui récréeront ou blesseront l’œil. Des sons qui amuseront ou blesseront
l’oreille. Des saveurs qui répugneront ou qui inviteront le palais. Des formes et
des mouvements qui agréeront ou non au toucher. (p. 202, l. 20, à p. 203, l. 9;
AT, 349).
W Pour les formes, je ne crois pas qu’il puisse […] d’agréables ou désagréables…
X FNR: l’enchaînement naturel ou la loi d’unité. L’ensemble du vase et du
piédestal difficile à trouver; celles qui appliquent… (p. 203, l. 15-17; AT, 349).
Y FNR: trop l’organe. Nerfs pour le toucher. Papilles pour le goût. Membranes pour l’odorat. Corps durs et creux pour le son. Humeurs pour l’œil.
(p. 203, l. 19-22; AT, 349).
Z L’œil est récrée ou blessé. Je ne crois pas cela. Le plaisir et la douleur sont
ailleurs. Cependant l’œil change de formes selon l’objet; mais on n’a pas de
plaisir à l’œil. Observation que je crois vraie et neuve.
PHÉNOMÈNES DU CERVEAU
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