I
Pourquoi tant de différence dans le pincer d’une tenaille de
bois ou de fer et d’une tenaille de chair, ou de deux doigts?
La tenaille de bois ne sent pas, celle de chair sent; la tenaille
de bois
J
ne souffre pas, celle de chair souffre, la tenaille de bois
n’est pas chatouillée, la tenaille de chair l’est. La tenaille de bois
ne se refuse pas à sa rupture, la tenaille de chair s’y refuse. La
tenaille de bois ne sent ni sa force, ni sa faiblesse, la tenaille de
chair la sent: la tenaille de bois, après sa rupture,
K
ne se meut pas,
la tenaille de chair se meut: la tenaille de bois, avant sa rupture,
n’avait aucun mouvement d’elle-même, celle de chair l’avait: la
tenaille de bois était isolée, avant son action, et reste isolée après
avoir serré; la tenaille de chair était en conspiration et reste en
sympathie avec d’autres organes. La tenaille de bois ne s’accroissait, ni ne vivait, la tenaille de chair
L
avait un accroissement et sa
vie. En général, dans l’animal et dans chacune de ses parties, vie,
sensibilité, irritation. Rien de pareil dans la matière brute.
M
Goût
Si l’impression se fait sur les papilles de la langue, la sensation est du goût.
Si le siège du goût est dans la langue, il s’affaiblit en approchant de l’épiglotte. Une fille, qui pour toute langue n’avait qu’un
tubercule, goûtait. La langue a des papilles de deux espèces, des
tronquées et des frangiformes.
aussi, à propos du modèle hippocratique de l’oncle, H. Boerhaave, Oratio de
commendando studio hippocratico, habita cum publicum institutiones medicas
prælegendi munus in Academia Lugduno-Batava inchoaret, Lugduni Batavorum, 1701 [1721
3 ].
H FNR: Une autre impression des nerfs et du cerveau, c’est d’éprouver des
changements par l’impression des corps qui nous entourent, de les éprouver
dans les organes sur lesquels ces impressions sont faites, et d’en conserver le
souvenir plus ou moins de temps. (p. 175, l. 11-17).
I Différence du pincer d’une tenaille…
J ne sent pas…
K ne se… pas om. V.
L avait son accroissement et sa vie etc. En général il y a dans l’animal […]
la matière brute soit organisée soit non organisée.
M Goût. Si… goût. Si aj. V.
274
PARTIE III
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 274
Pourquoi tant de différence dans le pincer d’une tenaille de
bois ou de fer et d’une tenaille de chair, ou de deux doigts?
La tenaille de bois ne sent pas, celle de chair sent; la tenaille
de bois
J
ne souffre pas, celle de chair souffre, la tenaille de bois
n’est pas chatouillée, la tenaille de chair l’est. La tenaille de bois
ne se refuse pas à sa rupture, la tenaille de chair s’y refuse. La
tenaille de bois ne sent ni sa force, ni sa faiblesse, la tenaille de
chair la sent: la tenaille de bois, après sa rupture,
K
ne se meut pas,
la tenaille de chair se meut: la tenaille de bois, avant sa rupture,
n’avait aucun mouvement d’elle-même, celle de chair l’avait: la
tenaille de bois était isolée, avant son action, et reste isolée après
avoir serré; la tenaille de chair était en conspiration et reste en
sympathie avec d’autres organes. La tenaille de bois ne s’accroissait, ni ne vivait, la tenaille de chair
L
avait un accroissement et sa
vie. En général, dans l’animal et dans chacune de ses parties, vie,
sensibilité, irritation. Rien de pareil dans la matière brute.
M
Goût
Si l’impression se fait sur les papilles de la langue, la sensation est du goût.
Si le siège du goût est dans la langue, il s’affaiblit en approchant de l’épiglotte. Une fille, qui pour toute langue n’avait qu’un
tubercule, goûtait. La langue a des papilles de deux espèces, des
tronquées et des frangiformes.
aussi, à propos du modèle hippocratique de l’oncle, H. Boerhaave, Oratio de
commendando studio hippocratico, habita cum publicum institutiones medicas
prælegendi munus in Academia Lugduno-Batava inchoaret, Lugduni Batavorum, 1701 [1721
3 ].
H FNR: Une autre impression des nerfs et du cerveau, c’est d’éprouver des
changements par l’impression des corps qui nous entourent, de les éprouver
dans les organes sur lesquels ces impressions sont faites, et d’en conserver le
souvenir plus ou moins de temps. (p. 175, l. 11-17).
I Différence du pincer d’une tenaille…
J ne sent pas…
K ne se… pas om. V.
L avait son accroissement et sa vie etc. En général il y a dans l’animal […]
la matière brute soit organisée soit non organisée.
M Goût. Si… goût. Si aj. V.
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