animale a toujours éprouvé ses révolutions, ses changements,
conséquemment à ceux qu’éprouve la Physique en général; la
philosophie de Newton ayant influé essentiellement sur la
manière dont on a tâché d’expliquer la reproduction des individus organisés, et particulièrement de l’espèce humaine dans la
Vénus physique et dans l’Histoire naturelle, par le principe des
forces attractives et des affinités qu’on y a principalement mises
en jeu: il convenait bien aussi que les découvertes faites au sujet
de l’électricité, qui avaient déjà porté bien des écrivains à introduire cette nouvelle puissance dans la physique du corps humain
et même dans la partie médicale, fissent encore naître l’idée d’en
faire une application particulière à l’œuvre de la génération.
C’est ce que l’on voit dans l’ouvrage qui vient d’être cité; l’auteur y propose donc ainsi son sentiment (Enc. VII, p. 572a)
24 .
Le caractère nouveau de la proposition explicative de La
Caze, concernant la génération, consiste à mettre en jeu, dans
l’analyse, une force vitale intrinsèque aux organes (il l’appelle
« fluide éthérien ») qui implique une réponse d’osmose active
entre l’organe et son milieu physiologique. C’est un mécanisme
d’auto-régulation qui est irréductible aux éléments chimiques
(géométriques) des humeurs; un agencement intégré et une capa24 Ibidem, Fouquet poursuit son analyse, suivant La Caze: « La propriété,
dit-il, qu’ont les organes excrétoires de la liqueur séminale de devenir au
moment de l’émission de cette liqueur le centre de presque tout mouvement et
tout sentiment du corps, est un phénomène trop considérable, pour qu’il soit
permis de restreindre une telle révolution au seul mécanisme de l’excrétion de
la liqueur séminale. On ne saurait disconvenir, selon cet auteur, que le fluide
éthérien ou électrique, ne doive être considéré dans chaque animal, comme une
atmosphère active, qui embrasse également toutes les parties extérieures et intérieures du corps, depuis les plus simples jusqu’aux plus composées. Or on peut
concevoir conséquemment que ce fluide doit par la révolution générale qui
arrive au moment de l’émission, se réfléchir de toutes les parties du corps vers
les organes de la génération, et s’imprimer dans la liqueur séminale, à peu près
comme les rayons de lumière, qui étant réfléchis d’un objet, dont en quelque
manière ils portent l’image, se peignent sur divers foyers, et notamment sur la
rétine; avec la différence par rapport au fluide éthérien, qu’étant réfléchi dans
l’acte de la génération, il est déterminé avec beaucoup plus de force, et concentré en beaucoup plus grande quantité que la matière de la lumière ne l’est dans
les faisceaux de rayons qui tombent sur la rétine, et que la liqueur séminale dans
laquelle le fluide éthérien porte son impression, est autrement disposée par sa
nature, par sa chaleur et sa fluidité, à recevoir et à conserver la force et l’étendue
de l’impression de ce fluide, que ne l’est la rétine, qui n’est susceptible que de
quelques ébranlements peu durables » (mes italiques).
20
INTRODUCTION
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conséquemment à ceux qu’éprouve la Physique en général; la
philosophie de Newton ayant influé essentiellement sur la
manière dont on a tâché d’expliquer la reproduction des individus organisés, et particulièrement de l’espèce humaine dans la
Vénus physique et dans l’Histoire naturelle, par le principe des
forces attractives et des affinités qu’on y a principalement mises
en jeu: il convenait bien aussi que les découvertes faites au sujet
de l’électricité, qui avaient déjà porté bien des écrivains à introduire cette nouvelle puissance dans la physique du corps humain
et même dans la partie médicale, fissent encore naître l’idée d’en
faire une application particulière à l’œuvre de la génération.
C’est ce que l’on voit dans l’ouvrage qui vient d’être cité; l’auteur y propose donc ainsi son sentiment (Enc. VII, p. 572a)
24 .
Le caractère nouveau de la proposition explicative de La
Caze, concernant la génération, consiste à mettre en jeu, dans
l’analyse, une force vitale intrinsèque aux organes (il l’appelle
« fluide éthérien ») qui implique une réponse d’osmose active
entre l’organe et son milieu physiologique. C’est un mécanisme
d’auto-régulation qui est irréductible aux éléments chimiques
(géométriques) des humeurs; un agencement intégré et une capa24 Ibidem, Fouquet poursuit son analyse, suivant La Caze: « La propriété,
dit-il, qu’ont les organes excrétoires de la liqueur séminale de devenir au
moment de l’émission de cette liqueur le centre de presque tout mouvement et
tout sentiment du corps, est un phénomène trop considérable, pour qu’il soit
permis de restreindre une telle révolution au seul mécanisme de l’excrétion de
la liqueur séminale. On ne saurait disconvenir, selon cet auteur, que le fluide
éthérien ou électrique, ne doive être considéré dans chaque animal, comme une
atmosphère active, qui embrasse également toutes les parties extérieures et intérieures du corps, depuis les plus simples jusqu’aux plus composées. Or on peut
concevoir conséquemment que ce fluide doit par la révolution générale qui
arrive au moment de l’émission, se réfléchir de toutes les parties du corps vers
les organes de la génération, et s’imprimer dans la liqueur séminale, à peu près
comme les rayons de lumière, qui étant réfléchis d’un objet, dont en quelque
manière ils portent l’image, se peignent sur divers foyers, et notamment sur la
rétine; avec la différence par rapport au fluide éthérien, qu’étant réfléchi dans
l’acte de la génération, il est déterminé avec beaucoup plus de force, et concentré en beaucoup plus grande quantité que la matière de la lumière ne l’est dans
les faisceaux de rayons qui tombent sur la rétine, et que la liqueur séminale dans
laquelle le fluide éthérien porte son impression, est autrement disposée par sa
nature, par sa chaleur et sa fluidité, à recevoir et à conserver la force et l’étendue
de l’impression de ce fluide, que ne l’est la rétine, qui n’est susceptible que de
quelques ébranlements peu durables » (mes italiques).
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INTRODUCTION
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