O
Il y a les irritants ou stimulants physiques: il y a les stimulants moraux qui n’ont guère moins de puissance que les premiers.
Les stimulants moraux ôtent l’appétit à toute une compagnie;
la peur fait cesser le hoquet; un récit produit le dégoût, même le
vomissement. Toutes les sortes de désirs agissent sur les glandes
salivaires, mais surtout le désir voluptueux.
Le chatouillement à la plante des pieds met en tressaillement
tout le système nerveux; un caustique ne produit qu’une sensation locale.
Les convulsions occasionnées par un stimulant violent sont
intermittentes; il y a un instant d’intensité et un instant de relaxation: cependant l’action du stimulant est constante (cette proposition peut être inexacte).
Après une stimulation violente il y a un frémissement général;
ce frémissement est une suite de petites crispations et de petites
relâches qui secouent le crible général et en expriment la sueur.
Les stimulants violents tuent sans presque causer de douleur:
d’autres, moins actifs, ou tuent, ou même sans tuer causent des
douleurs
P
cruelles.
Vie
L’animal est d’abord fluide; chaque partie du fluide peut avoir
sa sensibilité et sa vie; il ne paraît pas qu’il y avait
Q
une sensibilité et une vie commune à la masse.
A mesure que l’animal s’organise, il y a des parties qui
R se
durcissent et prennent de la continuité: il s’établit une sensibilité
générale et commune que les organes partagent diversement;
entre ces organes les uns la conservent plus ou moins longtemps
que d’autres.
Elle paraît proportionnée aux progrès de la dureté; plus un
organe est dur, moins il est sensible. Plus il s’avance rapidement
à la dureté, plus rapidement il perd de sa sensibilité et s’isole du
système.
O DES STIMULANTS. Il y a les stimulants physiques, il y a …
P cruelles. L’homme est d’abord fluide…
Q une sensibilité, une vie commune…
R se durcissent, qui prennent… [cf. Marat, De l’Homme cit., infra, n. 37].
DES ÊTRES
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AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 125
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