gueur, la largeur, la profondeur, l’impénétrabilité et la sensibilité;
j’aurais ajouté l’attraction,
M
si elle n’était peut-être une conséquence du mouvement ou de la force.
Irritabilité 33
Cette force d’irritabilité est différente de toute autre force
connue; c’est la vie, la sensibilité; elle est propre à la fibre molle;
elle s’affaiblit et s’éteint dans la fibre qui se racornit
N
; elle est
plus grande dans la fibre unie au corps que dans la fibre qui en est
séparée. Cette force ne dépend ni de la pesanteur, ni de l’attraction, ni de l’élasticité.
Certaines parties du corps conservent après la mort, plus ou
moins longtemps, leur irritabilité ou vie propre. Leur dernière
décomposition est en vers etc.
Le cœur et les intestins longtemps irritables.
Dans l’animal mort la moelle épinière et les nerfs peuvent être
irrités; le muscle se convulse. Si le muscle est lié, ou si le lien de
la moelle épinière, d’où le nerf émane, est comprimé, le muscle
s’affaisse et la langueur succède.
corps fait un effort pour descendre ; et cet effort est continuellement arrêté par
la résistance du plan ; de sorte qu’il se réduit à une simple tendance au mouvement. M. Leibniz appelle cette force et les autres de la même nature, force
mortes. Imaginons au contraire, ajoute le même philosophe, un corps pesant
qui est jeté de bas en haut, et qui en montant ralentit toujours son mouvement
à cause de l’action de la pesanteur, jusqu’à ce qu’enfin sa force soit totalement
perdue, ce qui arrive lorsqu’il est parvenu à la plus grande hauteur à laquelle il
peut monter ; il est visible que la force de ce corps se détruit par degrés et se
consume en s’exerçant. M. Leibniz appelle force vive cette dernière force, pour
la distinguer de la première, qui naît et meurt au même instant ; et en général, il
appelle force vive la force d’un corps qui se meut d’un mouvement continuellement retardé et ralenti par des obstacles, jusqu’à ce qu’enfin ce mouvement
soit anéanti, après avoir été successivement diminué par des degrés insensibles » (D’Alembert). Diderot énumère des propriétés de la matière qui excèdent le seul attribut de l’extension postulé par Descartes mais il ne se range pas
du côté des newtoniens. Il récupère Leibniz dans le domaine du vivant contre
l’opinion de D’Alembert lui-même qui critiqua, d’un point de vue physicomathématique, le concept de « force vive »; l’équivalent organique de la force
vive est ce qu’on appellait, plus haut, le nisus, l’énérgie potentielle de la molécule ; supra, note 10.
M si ce n’était…
33 Ce titre manque dans SP.
N V: raccourcit [Vdl. corr. : racornit]; SP: racornit
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PARTIE I
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 124
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