bataille les membres séparés s’agitent comme autant d’animaux:
preuve que la sensibilité appartient à la matière animale; ce sont
toutes
Fbis
parties souffrantes, l’animal vivant; toutes parties
vivantes, l’animal mort.
Je ne crois pas au manque absolu de sensibilité d’une partie
animale quelconque.
Un organe intermédiaire non sensible entre deux organes sensibles et vivants arrêterait la sensation; il deviendrait dans le système corps étranger; ce serait comme deux animaux accouplés
G
par une corde.
… Que serait-ce qu’un métier de la manufacture de Lyon si
l’ouvrier et la tireuse faisaient un tout sensible avec la trame,
H
la
chaîne et le semple?
29 Ce serait un animal semblable à l’araignée
qui pense, qui veut, qui se nourrit, se reproduit et ourdit sa toile
30
.
I
Sans la sensibilité et la loi de continuité dans la contexture
animale, sans ces deux qualités l’animal ne peut être un. Aussitôt
que vous avez
J
supposé la sensibilité continue, vous avez la raison d’une infinité de divers effets, ou touchers.
Il y a l’infinie variété des chocs relatif à la masse, l’infinie
variété des chocs relatifs à la vitesse, l’infinie variété d’une quaimmédiate ni de la sensibilité, ni de la vie, ni du mouvement. Donc ce sont les
nerfs ou plutôt la matière chair dont ces qualités sont autant de propriétés.
(p. 143, l. 20 à p. 144, l. 9; AT, 322).
Fbis parties souffrantes, sans que l’animal meure. Toutes parties…
G couplés
H la chaîne, le semple et la tireuse?
29 Sur ces termes de soierie cf. Enc. XIV, p. 949b, article « Semple »: « s. m.
instruments du métier d’étoffe de soie. Le semple est composé d’un nombre de
ficelles, proportionné au genre et à la réduction de l’étoffe que l’on veut fabriquer; ces ficelles tiennent chacune par un bout à un oeil de perdrix. (Voyez ŒIL
DE PERDRIX), au-travers duquel passe une corde de rame. (Voyez RAME), et sont
attachées par le bas à un bâton, qu’on appelle bâton de semple»; cf. aussi Enc. I,
p. 717a, article « Art ».
30 Diderot met à jour les métaphore mécanistes d’explication concernant les
processus de formation du vivant: ce n’est plus la « machine hydraulique » qui
donne une image adéquate des corps organisés, c’est plutôt le métier à faire des
bas, dont Diderot avait fait une description enthousiaste et détaillée dans Enc. II,
pp. 98a-113b: «BAS (Bonneterie et autres marchands, comme Peaussier etc.)»;
cf. notre étude « La presenza di Cartesio » cit., pp. 238-239.
I DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA LOI DE CONTINUITÉ DANS LA CONTEXTURE ANIMALE. Sans ces deux qualités…
J supposé la molécule sensible, vous […] infinité d’infinité de divers…
122
PARTIE I
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 122
preuve que la sensibilité appartient à la matière animale; ce sont
toutes
Fbis
parties souffrantes, l’animal vivant; toutes parties
vivantes, l’animal mort.
Je ne crois pas au manque absolu de sensibilité d’une partie
animale quelconque.
Un organe intermédiaire non sensible entre deux organes sensibles et vivants arrêterait la sensation; il deviendrait dans le système corps étranger; ce serait comme deux animaux accouplés
G
par une corde.
… Que serait-ce qu’un métier de la manufacture de Lyon si
l’ouvrier et la tireuse faisaient un tout sensible avec la trame,
H
la
chaîne et le semple?
29 Ce serait un animal semblable à l’araignée
qui pense, qui veut, qui se nourrit, se reproduit et ourdit sa toile
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.
I
Sans la sensibilité et la loi de continuité dans la contexture
animale, sans ces deux qualités l’animal ne peut être un. Aussitôt
que vous avez
J
supposé la sensibilité continue, vous avez la raison d’une infinité de divers effets, ou touchers.
Il y a l’infinie variété des chocs relatif à la masse, l’infinie
variété des chocs relatifs à la vitesse, l’infinie variété d’une quaimmédiate ni de la sensibilité, ni de la vie, ni du mouvement. Donc ce sont les
nerfs ou plutôt la matière chair dont ces qualités sont autant de propriétés.
(p. 143, l. 20 à p. 144, l. 9; AT, 322).
Fbis parties souffrantes, sans que l’animal meure. Toutes parties…
G couplés
H la chaîne, le semple et la tireuse?
29 Sur ces termes de soierie cf. Enc. XIV, p. 949b, article « Semple »: « s. m.
instruments du métier d’étoffe de soie. Le semple est composé d’un nombre de
ficelles, proportionné au genre et à la réduction de l’étoffe que l’on veut fabriquer; ces ficelles tiennent chacune par un bout à un oeil de perdrix. (Voyez ŒIL
DE PERDRIX), au-travers duquel passe une corde de rame. (Voyez RAME), et sont
attachées par le bas à un bâton, qu’on appelle bâton de semple»; cf. aussi Enc. I,
p. 717a, article « Art ».
30 Diderot met à jour les métaphore mécanistes d’explication concernant les
processus de formation du vivant: ce n’est plus la « machine hydraulique » qui
donne une image adéquate des corps organisés, c’est plutôt le métier à faire des
bas, dont Diderot avait fait une description enthousiaste et détaillée dans Enc. II,
pp. 98a-113b: «BAS (Bonneterie et autres marchands, comme Peaussier etc.)»;
cf. notre étude « La presenza di Cartesio » cit., pp. 238-239.
I DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA LOI DE CONTINUITÉ DANS LA CONTEXTURE ANIMALE. Sans ces deux qualités…
J supposé la molécule sensible, vous […] infinité d’infinité de divers…
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PARTIE I
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