chatouillé ou blessé; il veut ou ne veut pas se mouvoir
A
. Comment? Par quelles lois?
Sensibilité
La sensibilité est une qualité propre à l’animal, qui l’avertit
des rapports qui sont entre lui et tout ce qui l’environne.
B
Toutes les parties de l’animal ne paraissent pas avoir cette
qualité: il n’y a que les nerfs qui paraissent l’avoir par euxmêmes; les doigts l’ont relativement aux houppes nerveuses: les
enveloppes des nerfs l’ont accidentellement. Aponévroses, membranes, tendons sont insensibles, du moins relativement à la
masse.
Je serais tenté de croire que la sensibilité n’est autre chose que
le mouvement de la substance animale, son corollaire; car
C si
j’introduis la torpeur, la cessation du mouvement dans un point,
la sensibilité cesse.
La sensibilité du tout est détruite par l’interposition de matière
sensible hétérogène.
La mobilité rend la sensibilité
D
plus forte: immobilité la
détruit dans le tout.
La sensibilité est plus puissante que la volonté.
E
La sensibilité de la matière est la vie propre aux organes. La
preuve en est évidente dans la vipère écorchée et sans tête, dans
le tronçon de l’anguille et d’autres poissons, dans la couleuvre
morcelée, dans les membres séparés du corps et palpitants, dans
la contraction du cœur piqué.
Piquez le cœur d’un animal vivant, il a son mouvement:
amputez ce cœur, piquez-le, mouvement: coupez-le en morceaux, piquez ces morceaux,
F
même phénomène. Sur le champ de
A se mouvoir. SENSIBILITÉ. Qualité propre à l’animal…
B Mais toutes les parties de l’animal n’ont pas cette qualité: […] nerfs qui
l’aient par eux-mêmes.
C si j’y introduis […] cessation de mouvement
D plus forte ou plus sentie. Immobilité…
E LA SENSIBILITÉ DE LA MATIÈRE et LA VIE PROPRE AUX ORGANES. La preuve
[…] dans les tronçons…
F FNR: même phénomène en chaque partie. Il en est de l’organe comme du
serpent, de la vipère, de l’anguille. Sur un champ de bataille, corps morts et
membres vivants. Donc sensibilité et vie des parties distinctes de la vie et de la
sensibilité du tout. Donc ce qu’on appelle âme ou esprit n’est la cause motrice
DES ÊTRES
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AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 121
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