O
En pétrissant longtemps la pâte et l’arrosant souvent d’eau,
on lui ôte
P la nature végétale et on l’approche tellement de la
nature animale, que par l’analyse elle en donne les produits
(mem. de l’acad. de Bologne).
Contiguïté du règne végétal et du règne animal
Q
En Italie M. Beccari
12
,
R et à Strasbourg MM.
Rbis Kessel
13 et
Mayer
14 voulurent connaître les parties constituantes de la farine;
ils la lavèrent à plusieurs eaux; ils en séparèrent l’amidon; ils en
tirèrent une substance qui ressemble beaucoup à une substance
animale: aussitôt M. Rouelle à Paris, M. Macquer
15 et les plus
O ANIMALISATION DU VÉGÉTAL. En pétrissant…
P V: donne
Q VÉGÉTAUX. En Italie…
12 Giacomo Bartolomeo Beccari (1682-1766), médecin et chimiste italien,
auteur des Prolegomena Institutionum medicarum, Bononiæ, 1758 (Bologne,
1955); De quamplurimis phosphoris nunc primum detectis commentarius,
Bononiæ, 1744 et surtout l’ouvrage: De sensitivitate, atque irritabilitate Halleriana, Bononiæ, 1757. La découverte du gluten par Beccari remonte à 1742,
exposée dans les Memorie dell’Accademia di Bologna, que Diderot cite plus
haut; il l’utilise ici pour étayer sa théorie des « êtres intermédiaires ».
R et en Alsace, à Strasbourg
Rbis SP et V: Keissel; AT : Kessel.
13 Il s’agit du médecin allemand Christoph Heinrich Kessel de Strasbourg,
éditeur latin de l’ouvrage de Kaspar Neumann (1683-1737), stahlien, professeur
de chimie et membre de l’Académie des Sciences et Belles Lettres de
Berlin (dont Diderot aussi était membre): Chymiae medicae dogmatico-experimentalis tomi primi pars prima [-tomi quarti pars secunda etc.]… Publié par le
Dr. Christoph Heinrich Kessel, 10 vol., Züllichau, 1749-1755.
14 Diderot parle peut-être de Johann Friedrich Meyer (1705-1765), apothicaire d’Osnabrück, auteur des Essais de chimie, sur la chaux vive, la matière
élastique et électrique, le feu et l’acide universel primitif, avec un supplément
sur les éléments, traduits de l’allemand [...] par M. P. F. Dreux, Paris, 1766
[Chymische Versuche, 1
e éd. allemande, Hannover-Leipzg, 1764]; l’année
après, le même Dreux traduira aussi les Lettres alchimiques de M. Meyer à M.
André, Paris, 1767, que Diderot pouvait connaître.
15 Cf. Introduction, 1.2, sur Rouelle; Pierre-Joseph Macquer (1718-1784)
chimiste devenu célèbre pour son Dictionnaire de chimie, contenant la théorie
et la pratique de cette science, son application à la physique, à l’histoire naturelle, à la médecine et à l’économie animale, Paris, 1766, réédité et augmenté
en 1778. Il fit lui aussi des expériences sur le gluten, relatées dans ses Éléments
de chimie pratique, contenant la description des opérations fondamentales de
la chimie, Paris, 1751 [1756
2
].
DES ÊTRES
111
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 111
En pétrissant longtemps la pâte et l’arrosant souvent d’eau,
on lui ôte
P la nature végétale et on l’approche tellement de la
nature animale, que par l’analyse elle en donne les produits
(mem. de l’acad. de Bologne).
Contiguïté du règne végétal et du règne animal
Q
En Italie M. Beccari
12
,
R et à Strasbourg MM.
Rbis Kessel
13 et
Mayer
14 voulurent connaître les parties constituantes de la farine;
ils la lavèrent à plusieurs eaux; ils en séparèrent l’amidon; ils en
tirèrent une substance qui ressemble beaucoup à une substance
animale: aussitôt M. Rouelle à Paris, M. Macquer
15 et les plus
O ANIMALISATION DU VÉGÉTAL. En pétrissant…
P V: donne
Q VÉGÉTAUX. En Italie…
12 Giacomo Bartolomeo Beccari (1682-1766), médecin et chimiste italien,
auteur des Prolegomena Institutionum medicarum, Bononiæ, 1758 (Bologne,
1955); De quamplurimis phosphoris nunc primum detectis commentarius,
Bononiæ, 1744 et surtout l’ouvrage: De sensitivitate, atque irritabilitate Halleriana, Bononiæ, 1757. La découverte du gluten par Beccari remonte à 1742,
exposée dans les Memorie dell’Accademia di Bologna, que Diderot cite plus
haut; il l’utilise ici pour étayer sa théorie des « êtres intermédiaires ».
R et en Alsace, à Strasbourg
Rbis SP et V: Keissel; AT : Kessel.
13 Il s’agit du médecin allemand Christoph Heinrich Kessel de Strasbourg,
éditeur latin de l’ouvrage de Kaspar Neumann (1683-1737), stahlien, professeur
de chimie et membre de l’Académie des Sciences et Belles Lettres de
Berlin (dont Diderot aussi était membre): Chymiae medicae dogmatico-experimentalis tomi primi pars prima [-tomi quarti pars secunda etc.]… Publié par le
Dr. Christoph Heinrich Kessel, 10 vol., Züllichau, 1749-1755.
14 Diderot parle peut-être de Johann Friedrich Meyer (1705-1765), apothicaire d’Osnabrück, auteur des Essais de chimie, sur la chaux vive, la matière
élastique et électrique, le feu et l’acide universel primitif, avec un supplément
sur les éléments, traduits de l’allemand [...] par M. P. F. Dreux, Paris, 1766
[Chymische Versuche, 1
e éd. allemande, Hannover-Leipzg, 1764]; l’année
après, le même Dreux traduira aussi les Lettres alchimiques de M. Meyer à M.
André, Paris, 1767, que Diderot pouvait connaître.
15 Cf. Introduction, 1.2, sur Rouelle; Pierre-Joseph Macquer (1718-1784)
chimiste devenu célèbre pour son Dictionnaire de chimie, contenant la théorie
et la pratique de cette science, son application à la physique, à l’histoire naturelle, à la médecine et à l’économie animale, Paris, 1766, réédité et augmenté
en 1778. Il fit lui aussi des expériences sur le gluten, relatées dans ses Éléments
de chimie pratique, contenant la description des opérations fondamentales de
la chimie, Paris, 1751 [1756
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