chapitre 15 Les bases chromosomiques de l’hérédité 339
descendants. Chaque paire de chromosomes homologues
s’aligne indépendamment des autres paires durant la métaphase I ; après un enjambement, au cours de la prophase I, les
chromosomes peuvent assortir des parties des homologues
maternels et paternels. Le chapitre 14 décrit les expériences
pointues de Mendel démontrant que le comportement des
entités abstraites appelées gènes (ou, plus concrètement, les
allèles des gènes) est également la source de variations chez
les descendants. Si vous rassemblez ces différentes idées, vous
en déduirez deux faits importants. Premièrement, les chromosomes recombinés issus d’un enjambement peuvent rapprocher
les allèles dans de nouvelles combinaisons. Deuxièmement, les
événements ultérieurs de la méiose distribuent aux gamètes
les chromosomes recombinés dans une multitude de combinaisons, comme les nouvelles variantes génétiques illustrées
aux figures 15.9 et 15.10. La fécondation aléatoire augmente
alors encore davantage le nombre de combinaisons variantes
d’allèles qui peuvent être créées.
Cette abondance de variations génétiques fournit la matière
brute sur laquelle la sélection naturelle travaille. Si les caractères conférés par des combinaisons particulières d’allèles sont
mieux adaptés pour un milieu donné, on s’attend à ce que les
organismes qui possèdent ces génotypes survivent et se reproduisent davantage, assurant ainsi le maintien de leur complément génétique. À la prochaine génération, évidemment,
les allèles créeront de nouvelles combinaisons. Par la suite,
l’action réciproque entre environnement et génotype déterminera quelles combinaisons génétiques persistent avec le temps.
b Figure 15.10 Les bases chromosomiques
de la recombinaison des gènes liés. Ces diagrammes reproduisent le croisement de contrôle
présenté à la figure 15.9 ; nous pouvons suivre ici
et les chromosomes et les gènes. Nous avons utilisé
deux couleurs (rouge et rose) pour les chromosomes
maternels afin de mieux différencier les deux homologues avant qu’un enjambement méiotique se
produise. Parce qu’un enjambement entre les loci b
et vg se produit seulement dans certaines cellules
produisant les ovules, plus d’ovules ayant des
chromo somes de types parentaux que de types
recombinés sont produits chez les femelles accouplées. La fécondation des ovules par des spermatozoïdes de génotype b vg donne un certain
nombre de descendants recombinés. La fréquence
de recombinaison est le pourcentage d’individus
recombinés parmi l’ensemble des individus
de la même génération.
FaItes un dessIn Supposez, comme dans la
question au bas de la figure 15.9, que les individus
de type parental (génération P) sont de lignée pure
pour un corps gris avec des ailes vestigiales et pour
un corps noir avec des ailes normales. Dessinez
les chromosomes dans chacun des quatre types
d’ovules possibles issus d’une femelle de la génération F 1 , et indiquez pour chaque chromosome s’il
est de type « parental » ou de type « recombiné ».
Parents utilisés
pour le croisement
de contrôle
Méiose I : l’enjambement
entre les loci b et vg produit
de nouvelles combinaisons
d’allèles.
Méiose II : la séparation
des chromatides produit
des gamètes recombinés
possédant de nouvelles
combinaisons d’allèles.
Méiose I et II :
aucune nouvelle
combinaison
d’allèles n’est
produite.
Corps gris, ailes normales
(dihybride F 1 )
Réplication des
chromosomes
Chromosomes
recombinés
Réplication
des
chromosomes
Corps noir, ailes vestigiales
(double mutant)
Descendants
issus du
croisement
de contrôle
b
vg
b vg
b
vg
b
vg
b
vg
b vg
b vg
b
vg
b vg
b vg
b vg
b vg
b vg
b vg
965
de type
sauvage
(gris-normales)
Ovules
b vg
b vg
vg
b vg
b vg
b
vg
b
vg
b
vg
944
noirvestigiales
b vg
b vg
206
grisvestigiales
b vg
185
noirnormales
b vg
Descendants
de types parentaux
Descendants recombinés
2 300 descendants au total
Fréquence de
recombinaison
"
391 individus recombinés w 100 " 17 %
b
Spermatozoïdes
vg
b
vg
b
vg
b
descendants. Chaque paire de chromosomes homologues
s’aligne indépendamment des autres paires durant la métaphase I ; après un enjambement, au cours de la prophase I, les
chromosomes peuvent assortir des parties des homologues
maternels et paternels. Le chapitre 14 décrit les expériences
pointues de Mendel démontrant que le comportement des
entités abstraites appelées gènes (ou, plus concrètement, les
allèles des gènes) est également la source de variations chez
les descendants. Si vous rassemblez ces différentes idées, vous
en déduirez deux faits importants. Premièrement, les chromosomes recombinés issus d’un enjambement peuvent rapprocher
les allèles dans de nouvelles combinaisons. Deuxièmement, les
événements ultérieurs de la méiose distribuent aux gamètes
les chromosomes recombinés dans une multitude de combinaisons, comme les nouvelles variantes génétiques illustrées
aux figures 15.9 et 15.10. La fécondation aléatoire augmente
alors encore davantage le nombre de combinaisons variantes
d’allèles qui peuvent être créées.
Cette abondance de variations génétiques fournit la matière
brute sur laquelle la sélection naturelle travaille. Si les caractères conférés par des combinaisons particulières d’allèles sont
mieux adaptés pour un milieu donné, on s’attend à ce que les
organismes qui possèdent ces génotypes survivent et se reproduisent davantage, assurant ainsi le maintien de leur complément génétique. À la prochaine génération, évidemment,
les allèles créeront de nouvelles combinaisons. Par la suite,
l’action réciproque entre environnement et génotype déterminera quelles combinaisons génétiques persistent avec le temps.
b Figure 15.10 Les bases chromosomiques
de la recombinaison des gènes liés. Ces diagrammes reproduisent le croisement de contrôle
présenté à la figure 15.9 ; nous pouvons suivre ici
et les chromosomes et les gènes. Nous avons utilisé
deux couleurs (rouge et rose) pour les chromosomes
maternels afin de mieux différencier les deux homologues avant qu’un enjambement méiotique se
produise. Parce qu’un enjambement entre les loci b
et vg se produit seulement dans certaines cellules
produisant les ovules, plus d’ovules ayant des
chromo somes de types parentaux que de types
recombinés sont produits chez les femelles accouplées. La fécondation des ovules par des spermatozoïdes de génotype b vg donne un certain
nombre de descendants recombinés. La fréquence
de recombinaison est le pourcentage d’individus
recombinés parmi l’ensemble des individus
de la même génération.
FaItes un dessIn Supposez, comme dans la
question au bas de la figure 15.9, que les individus
de type parental (génération P) sont de lignée pure
pour un corps gris avec des ailes vestigiales et pour
un corps noir avec des ailes normales. Dessinez
les chromosomes dans chacun des quatre types
d’ovules possibles issus d’une femelle de la génération F 1 , et indiquez pour chaque chromosome s’il
est de type « parental » ou de type « recombiné ».
Parents utilisés
pour le croisement
de contrôle
Méiose I : l’enjambement
entre les loci b et vg produit
de nouvelles combinaisons
d’allèles.
Méiose II : la séparation
des chromatides produit
des gamètes recombinés
possédant de nouvelles
combinaisons d’allèles.
Méiose I et II :
aucune nouvelle
combinaison
d’allèles n’est
produite.
Corps gris, ailes normales
(dihybride F 1 )
Réplication des
chromosomes
Chromosomes
recombinés
Réplication
des
chromosomes
Corps noir, ailes vestigiales
(double mutant)
Descendants
issus du
croisement
de contrôle
b
vg
b vg
b
vg
b
vg
b
vg
b vg
b vg
b
vg
b vg
b vg
b vg
b vg
b vg
b vg
965
de type
sauvage
(gris-normales)
Ovules
b vg
b vg
vg
b vg
b vg
b
vg
b
vg
b
vg
944
noirvestigiales
b vg
b vg
206
grisvestigiales
b vg
185
noirnormales
b vg
Descendants
de types parentaux
Descendants recombinés
2 300 descendants au total
Fréquence de
recombinaison
"
391 individus recombinés w 100 " 17 %
b
Spermatozoïdes
vg
b
vg
b
vg
b
