chapitre 14 Mendel et le concept de gène 323
1. Écrivez les symboles pour les allèles et le caractère associé à chacun.
(Ceux-ci peuvent être fournis dans les données du problème.)
Lorsqu’ils sont représentés par une seule lettre, l’allèle dominant
s’écrit avec la majuscule, et le récessif, avec la minuscule.
2. Écrivez les génotypes possibles, tels qu’ils sont déterminés par
le phénotype.
a) Si le phénotype est celui d’un caractère dominant (par exemple
des fleurs violettes), alors le génotype est soit homozygote
dominant, soit hétérozygote (VV ou Vv, dans cet exemple).
b) Si le phénotype est celui d’un caractère récessif, le génotype doit
être homozygote récessif (par exemple, vv).
c) Si le problème précise « lignée pure », le génotype est
homozygote.
3. Déterminez ce qui est demandé dans le problème. Si on vous
demande un croisement, écrivez-le dans la forme [Génotype] 3
[Génotype], en utilisant les allèles que vous avez choisis.
4. Pour arriver à comprendre le résultat d’un croisement, établissez
une grille de Punnett.
a) Mettez les gamètes d’un des parents en haut et ceux de l’autre
à la gauche. Pour déterminer l’allèle (ou les allèles) dans chacun
des gamètes pour un génotype donné, établissez une façon
systématique de dresser la liste de toutes les possibilités.
(Rappelez-vous que chaque gamète a un allèle de chaque gène.)
Notez qu’il y a 2
n types possibles de gamètes, où n est le nombre
de locus de gènes qui sont hétérozygotes. Par exemple, un
individu avec le génotype AaBbCc produirait 2
3 5 8 types de
gamètes. Écrivez les génotypes des gamètes dans des cercles
au-dessus des colonnes et à gauche des rangées.
b) Remplissez la grille de Punnett comme si chaque gamète mâle
possible fécondait chaque gamète femelle, produisant tous
les descendants possibles. Dans un croisement de AaBbCc 3
AaBbCc, par exemple, la grille de Punnett aurait 8 colonnes
et 8 rangées, de sorte qu’il y aurait 64 descendants différents ;
vous connaîtriez le génotype de chacun et, par conséquent,
leur phénotype. Comptez les génotypes et les phénotypes pour
obtenir les proportions génotypiques et phénotypiques. Étant
donné que la grille de Punnett est assez grande, cette méthode
n’est pas la plus efficace. Voyez plutôt le conseil 5.
5. Si la grille de Punnett est trop grande, utilisez les règles de
probabilité. (Par exemple, voir la question à la fin du résumé
du concept 14.2 et la question 7 de la section suivante.) Vous
pouvez considérer chaque gène séparément (voir p. 308 et 309).
6. Si l’énoncé du problème vous donne les proportions phénotypiques
des descendants, mais pas les génotypes des parents dans un
croisement donné, les phénotypes peuvent vous aider à déduire
les génotypes inconnus des parents.
a) Par exemple, si une moitié des descendants a le phénotype récessif
et l’autre moitié, le dominant, vous savez que le croisement a eu
lieu entre un hétérozygote et un homozygote récessif.
b) Si la proportion est de 3 : 1, le croisement a eu lieu entre deux
hétérozygotes.
c) Si deux gènes sont en jeu et que vous observez une proportion
de 9 : 3 : 3 : 1 chez les descendants, vous savez que chaque parent
est hétérozygote pour les deux gènes. Attention : Ne supposez
pas que les nombres rapportés seront exactement égaux aux
proportions prédites. Par exemple, s’il y a 13 descendants avec
un caractère dominant et 11 avec un récessif, considérez que
la proportion est de un dominant à un récessif.
7. Pour les problèmes de lignages, suivez les conseils donnés dans la
figure 14.15 et ci-dessous pour déterminer quelle sorte de caractère
est en jeu.
a) Si les parents dépourvus du caractère ont des descendants ayant
le caractère, le caractère doit être récessif et les parents sont tous
les deux porteurs sains.
b) Si le caractère est présent dans chaque génération, il est fort
probable qu’il soit dominant (cependant, voir la possibilité
suivante).
c) Si les deux parents possèdent le caractère, alors pour qu’il soit
récessif tous les descendants doivent présenter ce caractère.
d) Pour déterminer le génotype probable de certains individus dans
un lignage, écrivez d’abord les génotypes de tous les membres
de la famille que vous pouvez. Même si certains des génotypes
sont incomplets, notez ce que vous en connaissez. Par exemple,
si un individu a le phénotype dominant, le génotype doit être
AA ou Aa, ce que vous pouvez écrire A_. Essayez différentes
possibilités pour voir laquelle est conforme aux résultats.
Utilisez les règles de probabilité pour calculer la probabilité
que chaque génotype possible soit le bon.
cOnSeiLS pOur La réSOLutiOn De prOBLÈMeS De génétiQue
évaLuatiOn
niveau 1 : cOnnaiSSanceS et cOMpréhenSiOn
1.  Associez chaque terme à gauche avec l’énoncé à droite.
Terme
Gène
Allèle
Caractère
Allèle
dominant
Allèle récessif
Génotype
Phénotype
Homozygote
Hétérozygote
Croisement
de contrôle
Croisement
monohybride
Énoncé
a) N’a aucun effet sur le phénotype
chez un hétérozygote
b) A deux allèles identiques pour un gène
c) Un croisement entre des individus
hétérozygotes pour un seul caractère
d) Une version alternative d’un gène
e) A deux allèles différents pour un gène
f) Une caractéristique héréditaire qui varie
parmi les individus
g) L’apparence ou les caractères observables
d’un organisme
h) Un croisement entre un individu
avec un génotype inconnu et un individu
homozygote récessif
i) Détermine le phénotype chez un
hétérozygote
j) La constitution génétique d’un individu
k) Une unité héréditaire qui détermine
un caractère ; peut exister sous différentes
formes
2. FAItes  un  dessIn On croise deux plants de pois hétérozygotes
pour les caractères de la couleur et de la forme des gousses. Dessinez
une grille de Punnett pour déterminer les proportions phénotypiques
des descendants.
  3.  Chez certaines plantes, une souche de lignée pure à fleurs rouges
ne donne que des descendants à fleurs roses si on la croise avec une
souche de lignée pure à fleurs blanches : C
R
C
R (rouge) 3 C
B
C
B (blanc)
→ C
R C
B (rose). Si le mode de transmission de la position des
fleurs (axiale ou terminale) s’effectue comme chez le pois (voir
le tableau 14.1), quelles seront les proportions des génotypes
et des phénotypes de la génération F 1 issue du croisement suivant :
axiale-rouge (lignée pure) 3 terminale-blanche (lignée pure) ?
Quelles seront les proportions des génotypes et des phénotypes
de la génération F 2 ?
  4.  Un homme du groupe sanguin A épouse une femme du groupe B.
Ils ont un enfant du groupe O. Quels sont les génotypes de ces trois
personnes ? Quels autres génotypes s’attendrait-on à trouver chez
les autres enfants issus de cette union, et selon quelle fréquence ?
  5.  Un homme a six doigts à chaque main et six orteils à chaque pied
(une anomalie congénitale appelée polydactylie). Sa femme et leur
fille ont un nombre normal de doigts et d’orteils. La présence de
doigts surnuméraires est un caractère dominant (P). Selon quelle
proportion les enfants de ce couple devraient-ils avoir des doigts
et des orteils surnuméraires ?
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