chapitre 14 Mendel et le concept de gène 321
retour  sur  le  ConCept  14.4
1. Élisabeth et Thomas ont chacun un frère ou une
sœur atteint de fibrose kystique, mais ni l’un ni
l’autre, ni aucun de leurs parents, ne souffrent
de la maladie. Si le couple donne naissance à un
enfant, calculez la probabilité qu’il soit atteint de
fibrose kystique. Quelle serait cette probabilité si
un test révélait que Thomas est un porteur sain, mais
qu’Élisabeth ne l’est pas ? Expliquez vos réponses.
2. FAItes  des  lIens Reportez-vous aux figures 5.16,
5.20 et 5.21 (p. 87 et 90 à 92). Expliquez comment
le remplacement d’un seul acide aminé dans l’hémoglobine provoque le regroupement des molécules
d’hémoglobine sous forme de longs bâtonnets.
3. À sa naissance, Johanne avait six orteils à chaque
pied ; ce caractère dominant est appelé polydactylie.
Deux de ses cinq frères et sœurs et sa mère, mais pas
son père, ont également des doigts surnuméraires.
Quel est le génotype de Johanne pour le caractère
déterminant le nombre de doigts ou d’orteils ?
Expliquez votre réponse. Utilisez les lettres D et d
comme symboles des allèles de ce caractère.
4. FAItes  des  lIens Dans le tableau 14.1, notez la
proportion phénotypique du caractère dominant
par rapport au caractère récessif dans la génération F 2 pour le croisement monohybride mettant en
jeu la couleur des fleurs. Ensuite, déterminez la proportion phénotypique pour les descendants du couple de la deuxième génération dans la figure 14.15b.
Comment expliquez-vous la différence entre les
deux proportions ?
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
n’ont apparemment compris l’importance de ses découvertes qu’au début du 20
e
siècle, des décennies après la publication des résultats de ses expériences. Dans le chapitre
suivant, nous verrons que les lois de Mendel s’expliquent
par le comportement physique des chromosomes dans les
cycles de développement sexués, et nous apprendrons comment la synthèse du mendélisme et de la théorie chromosomique de l’hérédité a catalysé les progrès de la génétique.
Révision du chapitRe 14
réSuMé DeS cOnceptS cLéS
ConCept 
14.1
Mendel  a  découvert  les  deux  lois  de  l’hérédité 
en  utilisant  l’approche  scientifique  (p.  300  à  307) 
• Au cours des années 1860, Gregor Mendel a formulé une théorie de
l’hérédité fondée sur les résultats d’expériences effectuées sur des pois.
Il a proposé que les parents transmettent à leurs descendants des unités héréditaires discontinues, les gènes, qui conservent leur identité
d’une génération à l’autre. Cette théorie comporte deux « lois ».
• La loi de la ségrégation stipule que les gènes possèdent deux
formes, ou allèles. Dans un organisme diploïde, les deux allèles d’un
gène se séparent (ségrégation) durant la méiose et lors de la formation
des gamètes ; chaque gamète mâle ou femelle ne porte qu’un allèle de
chaque paire. Mendel a proposé cette loi pour expliquer la proportion
3 :1 des phénotypes de la génération F 2 qu’il a observée lors de l’autofécondation de monohybrides. Un organisme reçoit de son père un
des deux allèles de chaque gène, et de sa mère, l’autre allèle. Chez les
hétérozygotes, les deux allèles sont différents, et l’expression de l’un
(l’allèle dominant) masque l’effet de l’autre (l’allèle récessif). Les
individus homozygotes possèdent deux allèles identiques d’un gène
donné et sont de lignée pure.
• La loi de l’assortiment indépendant stipule que les allèles d’une
paire pour un gène donné se répartissent dans les gamètes indépendamment des allèles d’une paire pour un autre gène. Les descendants
d’un croisement dihybride (individus hétérozygotes pour deux gènes)
présentent quatre phénotypes dans une proportion de 9 : 3 : 3 :1.
Lorsque Mendel a effectué le croisement de pois de lignée pure à
fleurs violettes et à fleurs blanches, le caractère des fleurs blanches
a disparu de la génération F 1 , mais est réapparu à la génération F 2 .
Expliquez ce qui s’est produit à l’aide de termes de génétique.
ConCept 
14.2
les  règles  des  probabilités  régissent  les  lois   
de  l’hérédité  de  Mendel  (p.  307  à  309)
• La règle de la multiplication stipule que la probabilité de voir
deux événements ou plus se manifester ensemble est égale au produit
des probabilités de chacun des événements indépendants. La règle
de l’addition stipule que la probabilité que se réalise un événement
susceptible de se produire de deux façons indépendantes ou plus
est égale à la somme des probabilités associées à chaque façon.
• On peut appliquer les règles de probabilité pour résoudre des problèmes
de génétique complexes. Un croisement dihybride ou entre des
parents différant par plusieurs caractères équivaut à au moins deux
croisements monohybrides indépendants survenant simultanément.
Lorsqu’on calcule les probabilités des divers génotypes de descendants
issus de ces croisements, on étudie d’abord chaque caractère séparément, puis on multiplie les probabilités individuelles l’une par l’autre.
?
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