chapitre 6 Exploration de la cellule 129
par les ramifications de filaments qui s’étendent jusque dans le
cytoplasme. Des filaments intermédiaires constitués de lamines
composent la lamina nucléaire, une structure qui tapisse l’intérieur de l’enveloppe nucléaire, et participent à son démantèlement lors de la division cellulaire (voir la figure 6.9). En
maintenant la forme de la cellule, les filaments intermédiaires
aident celle-ci à remplir ses fonctions. Ainsi, l’axone (le long
prolongement du neurone qui conduit l’influx nerveux) est
renforcé par un type de filaments intermédiaires, les neurofilaments. Par conséquent, il se pourrait que les divers types de
filaments intermédiaires constituent l’armature permanente
de la cellule entière.
retour  sur  le  ConCept  6.6
1. Décrivez les caractéristiques communes du mouvement des flagelles, basé sur les microtubules,
et des contractions musculaires, basées sur les
microfilaments.
2. Comment la flexion des cils et des flagelles
se fait-elle ?
3. et  sI ?
Les hommes atteints du syndrome de
Kartagener – un trouble d’origine génétique – sont
stériles en raison du fait que leurs spermatozoïdes
sont incapables de se mouvoir. De plus, ils sont
sujets aux infections pulmonaires. Quelle pourrait
être la défectuosité sous-jacente à ce syndrome ?
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
ConCept 
6.7
Les constituants extracellulaires
et les jonctions intercellulaires
contribuent à la coordination
des activités de la cellule
Après avoir fait le tour des composants cellulaires internes,
nous terminerons notre exploration de la cellule par les
importantes structures disposées à sa surface. La membrane
plasmique est généralement considérée comme la frontière de
la cellule vivante, mais la plupart des cellules synthétisent et
sécrètent des matières extracellulaires. Même si les matières
et les structures extracellulaires sont extérieures à la cellule,
elles participent à plusieurs de ses fonctions, ce qui explique
pourquoi leur étude est essentielle en biologie cellulaire.
La paroi cellulaire des cellules végétales
La paroi cellulaire fait partie des structures extracellulaires
qui distinguent la cellule végétale de la cellule animale (voir
la figure 6.8). Elle maintient sa forme, prévient l’absorption
excessive d’eau et la protège contre les agresseurs. La paroi
résistante formée par les cellules spécialisées d’une plante
permet à celle-ci de lutter contre la gravitation et de rester
érigée. Les Procaryotes, les Champignons et certains Protistes
possèdent également une paroi cellulaire, comme le montrent
les figures 6.5 et 6.8, mais nous n’en traiterons que dans la
cinquième partie de ce manuel.
La largeur de la paroi cellulaire végétale varie de 0,1 à plusieurs micromètres ; elle est donc beaucoup plus épaisse que la
membrane plasmique. Sa composition chimique précise varie
(d’une espèce à l’autre ou même d’un type de cellule à l’autre
dans une même plante), mais son architecture de base présente une composition assez uniforme. Les microfibrilles de
10 à 25 nm de diamètre qui la composent sont constituées
d’un polysaccharide, la cellulose (voir la figure 5.8) ; elles sont
synthétisées par une enzyme située dans la membrane plasmique, appelée cellulose synthase, puis sécrétées dans l’espace extracellulaire. À cet endroit, elles s’associent pour
former des macrofibrilles dont le diamètre peut atteindre
0,5 µm et qui s’insèrent dans une matrice constituée d’autres
polysaccharides et de protéines. Cette combinaison de matériaux – des fibres résistantes dans une « substance fondamentale » (matrice) – est similaire à la configuration architecturale
qu’on trouve dans le béton armé et la fibre de verre.
Les cellules végétales immatures commencent par sécréter
une paroi relativement mince et flexible, appelée paroi primaire (figure 6.28). Dans les cellules en croissance rapide, les
fibrilles de cellulose sont orientées à angle droit par rapport à
la direction de l’expansion cellulaire. Des chercheurs ont étudié
le rôle des microtubules dans l’orientation des fibrilles de
cellulose (figure 6.29). Il semble acquis que les microtubules
Parois cellulaires
Lamelle
moyenne
Paroi
primaire
Paroi
secondaire
1 Rm
(9 500 w)
Cytosol
Vacuole centrale
de la cellule
Membrane plasmique
Plasmodesmes
m  Figure 6.28  La paroi cellulaire végétale. Le schéma illustre plusieurs
cellules, chacune possédant une grande vacuole, un noyau et quelques
chloroplastes et mitochondries. La micrographie (MET) montre les parois
cellulaires de deux cellules voisines ; chacune des deux cellules adjacentes
a sécrété les différentes couches de sa propre paroi. Les parois cellulaires
ne sont pas étanches : des canaux appelés plasmodesmes les traversent
et établissent un lien entre les cytoplasmes des cellules voisines (MET).
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