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CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
en 1897, Eduard BUCHNER résout le problème en montrant que les « ferments
solubles » sont les véritables principes actifs et qu’ils sont contenus dans les
« ferments figurés ». A partir de levure de bière, il isole une substance qu’il nomme
zymase et avec laquelle il est capable de reproduire la fermentation in vitro.
Toutefois, la nature chimique des enzymes n’est pas établie. Certains comme Eduard
BUCHNER et Emil FISCHER considèrent les enzymes comme des protéines, mais
d’autres pensent que le principe actif des enzymes est une petite molécule adsorbée
sur la protéine. Il faudra attendre la purification et la cristallisation de l’uréase par
James B. SUMNER en 1926 pour que soit définitivement acceptée la nature protéique
des enzymes. La composition des protéines sera établie au début du XX
e siècle et la
première structure tridimensionnelle est déterminée par KENDREW en 1957. Finalement, dans les années 1980, Thomas CECH découvre les ARN catalytiques, une
autre classe de macromolécule également dotée d’une activité catalytique.
René Antoine FERCHAULT DE RÉAUMUR (1683-1757)
La première mise en évidence expérimentale de l’activité des enzymes est attribuée à
RÉAUMUR, dont la carrière scientifique est un bel exemple de ces savants des siècles
passés qui étaient capables de briller dans les disciplines les plus variées. Réné Antoine
FERCHAULT DE RÉAUMUR naît à la Rochelle le 28 février 1683 d’une famille de petite noblesse.
Il commence ses études à la Rochelle, les poursuit chez les Jésuites à Poitiers et ensuite
étudie le droit à Bourges. Il se passionne alors pour les sciences et l’observation de la
nature et entame des études de mathématiques. A 25 ans, il est admis à l’Académie des
Sciences comme élève géomètre. Il sera directeur de cette institution à douze reprises et
sous-directeur à neuf reprises.
Il s’intéresse à la métallurgie et au développement de cette industrie. En 1722, il publie le
Traité sur l’art de convertir le fer en acier et d’adoucir le fer fondu dans lequel il rapporte
de nombreuses expériences sur la mise au point de procédés de fabrication de l’acier. Il
se préoccupe également de la fabrication de la porcelaine et ce sont ses successeurs qui,
travaillant sur ses indications, établiront l’utilisation de l’argile blanche, notamment dans
la région de Limoges.
RÉAUMUR est surtout célèbre pour la construction, sur la base des travaux de NEWTON, du
premier thermomètre à alcool fiable et que nous utilisons toujours. Il publie ses travaux
dans un mémoire intitulé Règles pour construire des thermomètres. Il choisit comme
points extrêmes de sa graduation les températures de fusion et d’ébullition de l’eau, mais
les fabricants divisent cette gamme en 80 degrés. C’est CELSIUS qui plus tard introduira la
division centésimale utilisée jusqu’à nos jours.
Il fait de très nombreuses découvertes dans le domaine des sciences naturelles. Il étudie
principalement les invertébrés qui, à cette époque, sont généralement délaissés par les
autres naturalistes. Entre 1734 et 1742, RÉAUMUR publie six volumes de ses Mémoires pour
servir à l’Histoire des Insectes dans lesquels il présente des observations rigoureuses
CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
en 1897, Eduard BUCHNER résout le problème en montrant que les « ferments
solubles » sont les véritables principes actifs et qu’ils sont contenus dans les
« ferments figurés ». A partir de levure de bière, il isole une substance qu’il nomme
zymase et avec laquelle il est capable de reproduire la fermentation in vitro.
Toutefois, la nature chimique des enzymes n’est pas établie. Certains comme Eduard
BUCHNER et Emil FISCHER considèrent les enzymes comme des protéines, mais
d’autres pensent que le principe actif des enzymes est une petite molécule adsorbée
sur la protéine. Il faudra attendre la purification et la cristallisation de l’uréase par
James B. SUMNER en 1926 pour que soit définitivement acceptée la nature protéique
des enzymes. La composition des protéines sera établie au début du XX
e siècle et la
première structure tridimensionnelle est déterminée par KENDREW en 1957. Finalement, dans les années 1980, Thomas CECH découvre les ARN catalytiques, une
autre classe de macromolécule également dotée d’une activité catalytique.
René Antoine FERCHAULT DE RÉAUMUR (1683-1757)
La première mise en évidence expérimentale de l’activité des enzymes est attribuée à
RÉAUMUR, dont la carrière scientifique est un bel exemple de ces savants des siècles
passés qui étaient capables de briller dans les disciplines les plus variées. Réné Antoine
FERCHAULT DE RÉAUMUR naît à la Rochelle le 28 février 1683 d’une famille de petite noblesse.
Il commence ses études à la Rochelle, les poursuit chez les Jésuites à Poitiers et ensuite
étudie le droit à Bourges. Il se passionne alors pour les sciences et l’observation de la
nature et entame des études de mathématiques. A 25 ans, il est admis à l’Académie des
Sciences comme élève géomètre. Il sera directeur de cette institution à douze reprises et
sous-directeur à neuf reprises.
Il s’intéresse à la métallurgie et au développement de cette industrie. En 1722, il publie le
Traité sur l’art de convertir le fer en acier et d’adoucir le fer fondu dans lequel il rapporte
de nombreuses expériences sur la mise au point de procédés de fabrication de l’acier. Il
se préoccupe également de la fabrication de la porcelaine et ce sont ses successeurs qui,
travaillant sur ses indications, établiront l’utilisation de l’argile blanche, notamment dans
la région de Limoges.
RÉAUMUR est surtout célèbre pour la construction, sur la base des travaux de NEWTON, du
premier thermomètre à alcool fiable et que nous utilisons toujours. Il publie ses travaux
dans un mémoire intitulé Règles pour construire des thermomètres. Il choisit comme
points extrêmes de sa graduation les températures de fusion et d’ébullition de l’eau, mais
les fabricants divisent cette gamme en 80 degrés. C’est CELSIUS qui plus tard introduira la
division centésimale utilisée jusqu’à nos jours.
Il fait de très nombreuses découvertes dans le domaine des sciences naturelles. Il étudie
principalement les invertébrés qui, à cette époque, sont généralement délaissés par les
autres naturalistes. Entre 1734 et 1742, RÉAUMUR publie six volumes de ses Mémoires pour
servir à l’Histoire des Insectes dans lesquels il présente des observations rigoureuses
