12 – ESTIMATION DES CONSTANTES CINÉTIQUES
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Ceci implique que la véritable valeur de K m est grande vis-à-vis des valeurs de
[] A et que la véritable valeur de V est grande vis-à-vis des petites valeurs de v :
cette conclusion est l'opposée de celle impliquées par les valeurs de K m,ij et de V ij
qui sont obtenues en considérant les valeurs brutes de l'intersection, puisque ces
deux valeurs sont négatives dans le troisième quadrant. Ceci explique le petit
problème rencontré si les valeurs brutes des intersections du graphique linéaire
direct sont utilisées et celui-ci peut être corrigé en traitant ces intersections comme
donnant des valeurs élevées à la fois de K m,ij et de V ij . Des valeurs numériques
réelles ne doivent pas être proposées ; il est juste suffisant de dire qu'elles sont
grandes et positives. Ceci s'explique parce que les valeurs numériques des membres
extrêmes d'un échantillon ne sont pas nécessaires pour déterminer la médiane.
Ce remède traite un nombre négatif comme étant au-delà de l'infini plutôt qu'en
dessous de zéro. Bien que de nombreuses personnes puissent se sentir mal à l'aise
d'agir de la sorte, elles devraient réaliser qu'extrapoler au-delà d'une vitesse infinie
est ce que chaque utilisateur d'un graphique en double inverse fait lorsqu'il considère l'intersection de sa droite avec l'axe des abscisses pour déterminer la valeur de
−1 K m (figure 3.11).
Aucune de ces complications n'affecte la forme alternative du graphique linéaire
direct illustré dans la figure 3.14, parce que, avec ce graphique tous les déplacements modérés des droites, provoqués par des incertitudes de grandeurs raisonnables entraînent des déplacements modérés des intersections, c'est-à-dire que
celles-ci se déplacent modérément sur chacun des deux axes et ne passent jamais
d'un quadrant à l'autre en raison d'un passage par l'infini. A cause de cela, aucune
règle spéciale n'est nécessaire pour interpréter les intersections situées en dehors du
premier quadrant de ce graphique.
12.4. PRÉCISION DES ESTIMATIONS
DES PARAMÈTRES CINÉTIQUES
Nous avons essayé de limiter au maximum les complexités mathématiques dans ce
chapitre et nous ne décrirons pas comment les formules permettant de tester la
précision de l'estimation des paramètres sont dérivées, mais nous donnerons quelques résultats qui peuvent être utiles (bien qu'ils devraient être utilisés avec précautions, puisque les calculs faits sans les comprendre sont une source d'interprétations
erronées). Des explications sur la manière d'obtenir ces résultats peuvent être trouvées ailleurs (CORNISH-BOWDEN, 1994c).
Pour éviter de traiter séparément les équations [12.13-14] et [12.15-16], il est
pratique de commencer par noter que ces deux paires d'expressions pour les meilleures estimations des paramètres de MICHAELIS et MENTEN sont des cas spéciaux
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