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CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
température est bas (figure 8.12). Cet effet s'explique parce que la dénaturation est
souvent une réaction lente, de telle sorte qu’elle ne peut être correctement traitée
comme un équilibre. L’avancement de la dénaturation dès lors augmente avec le
temps d’incubation. Ceci ne devrait néanmoins plus poser de problèmes avec les
techniques expérimentales modernes, puisque dans les mesures en continu, les
processus dépendants du temps sont aisément mis en évidence.
15
10
5
0
02
4
6
8
0
Température (°C)
Temps (min)
Vitesse
(%/min)
Avancement de la réaction (%)
2
4
70°
60°
50°
40°
30°
20°
10°
0°
02 04 06 0
7 min
4 min
2 min
1 min
8.12 - Effet de l’inactivation par la chaleur sur la dépendance à la température
des vitesses des réactions catalysées par un enzyme
Si la « vitesse initiale » est considérée comme la vitesse moyenne mesurée pendant une
période fixée, comme par exemple 1, 2, 4 ou 7 minutes (indiquée par les lignes en pointillés),
la dépendance à la température aura l’allure d’une courbe en cloche passant par un
maximum à une température qui varie avec la période utilisée, comme illustré dans l’insert.
8.6.3. Application de l’équation d’EYRING aux enzymes
A cause de la dénaturation, les études de la dépendance à la température des
enzymes peuvent habituellement être réalisées uniquement dans une gamme étroite
de température, approximativement entre 0 et 50°C et même dans cette gamme
plusieurs pièges doivent être évités. Premièrement, la dépendance à la température
de la vitesse initiale donne habituellement un graphique d’ARRHÉNIUS nonlinéaire, à partir duquel peu d’information utile peut être obtenue. De tels graphiques constituent la plupart du temps des artéfacts (voir par exemple SILVIUS,
READ et MCELHANEY, 1978), et un minimum requis pour réaliser une étude
sérieuse de la dépendance à la température nécessite de mesurer une série de
vitesses à chaque température, de sorte que les graphiques d’ARRHÉNIUS peuvent
être tracés pour chacun des paramètres du modèle de MICHAELIS et MENTEN, V, K m
et VK m . Ces graphiques sont également souvent non-linéaires, et il existe
plusieurs explications possibles à ce phénomène – par exemple, un changement de
la conformation de l’enzyme, la présence de l’enzyme sous la forme d’un mélange
d’isoenzymes, un effet de la température sur le substrat… – de sorte qu’il est
CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
température est bas (figure 8.12). Cet effet s'explique parce que la dénaturation est
souvent une réaction lente, de telle sorte qu’elle ne peut être correctement traitée
comme un équilibre. L’avancement de la dénaturation dès lors augmente avec le
temps d’incubation. Ceci ne devrait néanmoins plus poser de problèmes avec les
techniques expérimentales modernes, puisque dans les mesures en continu, les
processus dépendants du temps sont aisément mis en évidence.
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Température (°C)
Temps (min)
Vitesse
(%/min)
Avancement de la réaction (%)
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02 04 06 0
7 min
4 min
2 min
1 min
8.12 - Effet de l’inactivation par la chaleur sur la dépendance à la température
des vitesses des réactions catalysées par un enzyme
Si la « vitesse initiale » est considérée comme la vitesse moyenne mesurée pendant une
période fixée, comme par exemple 1, 2, 4 ou 7 minutes (indiquée par les lignes en pointillés),
la dépendance à la température aura l’allure d’une courbe en cloche passant par un
maximum à une température qui varie avec la période utilisée, comme illustré dans l’insert.
8.6.3. Application de l’équation d’EYRING aux enzymes
A cause de la dénaturation, les études de la dépendance à la température des
enzymes peuvent habituellement être réalisées uniquement dans une gamme étroite
de température, approximativement entre 0 et 50°C et même dans cette gamme
plusieurs pièges doivent être évités. Premièrement, la dépendance à la température
de la vitesse initiale donne habituellement un graphique d’ARRHÉNIUS nonlinéaire, à partir duquel peu d’information utile peut être obtenue. De tels graphiques constituent la plupart du temps des artéfacts (voir par exemple SILVIUS,
READ et MCELHANEY, 1978), et un minimum requis pour réaliser une étude
sérieuse de la dépendance à la température nécessite de mesurer une série de
vitesses à chaque température, de sorte que les graphiques d’ARRHÉNIUS peuvent
être tracés pour chacun des paramètres du modèle de MICHAELIS et MENTEN, V, K m
et VK m . Ces graphiques sont également souvent non-linéaires, et il existe
plusieurs explications possibles à ce phénomène – par exemple, un changement de
la conformation de l’enzyme, la présence de l’enzyme sous la forme d’un mélange
d’isoenzymes, un effet de la température sur le substrat… – de sorte qu’il est
