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CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
compliqué pour une présentation élémentaire (même sans se préoccuper du fait que
l’étape de fixation ne devrait pas être strictement traitée comme un équilibre).
Néanmoins les effets hyperboliques ne devraient pas être oubliés complètement et
la figure 5.14 représente un mécanisme très plausible que nous devrions nous
attendre à appliquer à de nombreux cas réels. Le fait qu’extrêmement peu
d’exemples (spécialement d’inhibition hyperbolique) aient été publiés, reflète plus
probablement un manquement à reconnaître ce type de comportement que
l’authentique rareté de ce comportement. Les effets hyperboliques ne sont pas
difficiles à reconnaître expérimentalement, mais les symptômes sont souvent
écartés comme une complexité mal accueillie. Il est important d’utiliser une
gamme suffisamment large de concentrations d’inhibiteur ou d’activateur pour
déterminer si la vitesse de la réaction tend vers zéro aux concentrations élevées
d’inhibiteur ou aux concentrations faibles d’activateur. En particulier, il faut
vérifier que les graphiques linéaires attendus sont en réalité des droites ; toute
courbure systématique devrait être vérifiée et si elle est confirmée, il est probable
qu’elle indique des effets hyperboliques.
5.7. PRÉPARATION DES EXPÉRIENCES D’INHIBITION
Avant de nous embarquer dans une discussion de la préparation des expériences
d’inhibition, nous devons commenter la raison pour laquelle cette section intervient
après celle expliquant comment les expériences sont analysées (§ 5.2 et 5.3). Comme
la préparation doit obligatoirement précéder l’analyse dans la réalisation d’une
expérience, il semblerait plus logique de discuter de ces deux aspects du problème
dans cet ordre. Cependant, l’expérience montre que le moyen le plus efficace
d’apprendre comment préparer une expérience est d’être confronté aux problèmes
posés par l’analyse de données provenant d’expériences mal préparées, qui ont été
réalisées sans qu’aucune attention n’ait été apportée au type d’information recherchée. De plus, il est nécessaire d’acquérir une certaine connaissance des méthodes
d’analyse avant de maîtriser pleinement les principes de la préparation.
Deux buts principaux sont recherchés dans des expériences d’inhibition : identifier
le type d’inhibition et estimer les valeurs des constantes d’inhibition. Si l’expérience est soigneusement préparée, il est souvent possible d’atteindre ces deux buts
simultanément. Nous supposerons initialement que l’inhibition est linéaire et que
les relations données dans le tableau 5.1 s’appliquent, puisque celles-ci s’appliqueront très certainement en première approximation et qu’il est toujours préférable de
caractériser le comportement simple avant d’essayer de comprendre certaines
complexités du mécanisme.
Il est évident, à partir du tableau 5.1, que toute composante compétitive de
l’inhibition se manifestera principalement aux faibles concentrations de substrat,
puisque les inhibiteurs compétitifs diminuent la valeur apparente de VK m , qui
CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
compliqué pour une présentation élémentaire (même sans se préoccuper du fait que
l’étape de fixation ne devrait pas être strictement traitée comme un équilibre).
Néanmoins les effets hyperboliques ne devraient pas être oubliés complètement et
la figure 5.14 représente un mécanisme très plausible que nous devrions nous
attendre à appliquer à de nombreux cas réels. Le fait qu’extrêmement peu
d’exemples (spécialement d’inhibition hyperbolique) aient été publiés, reflète plus
probablement un manquement à reconnaître ce type de comportement que
l’authentique rareté de ce comportement. Les effets hyperboliques ne sont pas
difficiles à reconnaître expérimentalement, mais les symptômes sont souvent
écartés comme une complexité mal accueillie. Il est important d’utiliser une
gamme suffisamment large de concentrations d’inhibiteur ou d’activateur pour
déterminer si la vitesse de la réaction tend vers zéro aux concentrations élevées
d’inhibiteur ou aux concentrations faibles d’activateur. En particulier, il faut
vérifier que les graphiques linéaires attendus sont en réalité des droites ; toute
courbure systématique devrait être vérifiée et si elle est confirmée, il est probable
qu’elle indique des effets hyperboliques.
5.7. PRÉPARATION DES EXPÉRIENCES D’INHIBITION
Avant de nous embarquer dans une discussion de la préparation des expériences
d’inhibition, nous devons commenter la raison pour laquelle cette section intervient
après celle expliquant comment les expériences sont analysées (§ 5.2 et 5.3). Comme
la préparation doit obligatoirement précéder l’analyse dans la réalisation d’une
expérience, il semblerait plus logique de discuter de ces deux aspects du problème
dans cet ordre. Cependant, l’expérience montre que le moyen le plus efficace
d’apprendre comment préparer une expérience est d’être confronté aux problèmes
posés par l’analyse de données provenant d’expériences mal préparées, qui ont été
réalisées sans qu’aucune attention n’ait été apportée au type d’information recherchée. De plus, il est nécessaire d’acquérir une certaine connaissance des méthodes
d’analyse avant de maîtriser pleinement les principes de la préparation.
Deux buts principaux sont recherchés dans des expériences d’inhibition : identifier
le type d’inhibition et estimer les valeurs des constantes d’inhibition. Si l’expérience est soigneusement préparée, il est souvent possible d’atteindre ces deux buts
simultanément. Nous supposerons initialement que l’inhibition est linéaire et que
les relations données dans le tableau 5.1 s’appliquent, puisque celles-ci s’appliqueront très certainement en première approximation et qu’il est toujours préférable de
caractériser le comportement simple avant d’essayer de comprendre certaines
complexités du mécanisme.
Il est évident, à partir du tableau 5.1, que toute composante compétitive de
l’inhibition se manifestera principalement aux faibles concentrations de substrat,
puisque les inhibiteurs compétitifs diminuent la valeur apparente de VK m , qui
