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CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
Des exemples plus complexes abondent dans les réactions impliquant plus d’un
substrat ou d’un produit, comme nous le verrons dans le chapitre 6. Dans ces cas,
l’assimilation des constantes K ic et K iu avec des constantes de dissociation n’est pas
utile. Même dans un exemple aussi simple que celui de la figure 5.4, dans lequel le
produit P agit comme un inhibiteur mixte plutôt que comme un inhibiteur compétitif,
puisqu’il se lie à une forme de l’enzyme différente de celle qui fixe A, les constantes
d’inhibition sont données par K
kk k
kk
ic =
+
() –
–
12
3
12
et K
kk
k
iu =
+
()
–
23
2
, dont aucune
n’est une véritable constante d’équilibre sauf si k 3 << k 2 .
La rareté avec laquelle les authentiques inhibitions non-compétitives sont rencontrées a conduit quelques enzymologistes à généraliser ce terme pour englober tous
les cas d’inhibition mixte. Il ne semble pas y avoir d’avantage à procéder de la
sorte : excepté qu’un terme court et non ambigu est remplacé par un terme plus
long et ambigu, ne faisant qu’ajouter de la confusion à une nomenclature qui est
déjà confuse. Pour éviter toute ambiguïté, il est préférable de réserver le terme
d’inhibition non-compétitive pour les rares cas où l’on souhaite faire référence à
l’inhibition non-compétitive pure.
5.2.3. L’inhibition anti-compétitive 2 (inhibition catalytique)
L’inhibition anti-compétitive se manifeste par des effets opposés à ceux de
l’inhibition compétitive ; il s’agit du cas où l’inhibiteur diminue la valeur apparente
de V sans avoir d’effet sur la valeur de VK m :
V
V
IK
app
iu
= +
1 ([ ]
)
[5.11]
K
K
IK
m
app
m
iu
= +
1 ([ ]
)
[5.12]
V
K
V
K
app
m
app
m
=
[5.13]
La constante d’inhibition anti-compétitive K iu peut être représentée simplement par
K i quand le caractère anti-compétitif est établi, mais comme cela n’est généralement pas le cas, il est préférable d’utiliser le symbole le plus explicite. La comparaison des équations [5.11] à [5.13] avec les équations [5.8] à [5.10], montre que
l’inhibition anti-compétitive est un cas limite de l’inhibition mixte dans lequel K ic
2. Bien que le terme « anti-compétitive » soit également utilisé par les anglo-saxons,
ceux-ci préfèrent généralement utiliser le terme « uncompetitive » pour dénommer
ce type d’inhibition. Cette dernière dénomination n’ayant pas de traduction
française simple et non-ambiguë, nous avons choisi d’utiliser ici le terme « anticompétitive » qui marque l’opposition des effets sur V et V/K m vis-à-vis de
l’inhibition compétitive.
CINÉTIQUE ENZYMATIQUE
Des exemples plus complexes abondent dans les réactions impliquant plus d’un
substrat ou d’un produit, comme nous le verrons dans le chapitre 6. Dans ces cas,
l’assimilation des constantes K ic et K iu avec des constantes de dissociation n’est pas
utile. Même dans un exemple aussi simple que celui de la figure 5.4, dans lequel le
produit P agit comme un inhibiteur mixte plutôt que comme un inhibiteur compétitif,
puisqu’il se lie à une forme de l’enzyme différente de celle qui fixe A, les constantes
d’inhibition sont données par K
kk k
kk
ic =
+
() –
–
12
3
12
et K
kk
k
iu =
+
()
–
23
2
, dont aucune
n’est une véritable constante d’équilibre sauf si k 3 << k 2 .
La rareté avec laquelle les authentiques inhibitions non-compétitives sont rencontrées a conduit quelques enzymologistes à généraliser ce terme pour englober tous
les cas d’inhibition mixte. Il ne semble pas y avoir d’avantage à procéder de la
sorte : excepté qu’un terme court et non ambigu est remplacé par un terme plus
long et ambigu, ne faisant qu’ajouter de la confusion à une nomenclature qui est
déjà confuse. Pour éviter toute ambiguïté, il est préférable de réserver le terme
d’inhibition non-compétitive pour les rares cas où l’on souhaite faire référence à
l’inhibition non-compétitive pure.
5.2.3. L’inhibition anti-compétitive 2 (inhibition catalytique)
L’inhibition anti-compétitive se manifeste par des effets opposés à ceux de
l’inhibition compétitive ; il s’agit du cas où l’inhibiteur diminue la valeur apparente
de V sans avoir d’effet sur la valeur de VK m :
V
V
IK
app
iu
= +
1 ([ ]
)
[5.11]
K
K
IK
m
app
m
iu
= +
1 ([ ]
)
[5.12]
V
K
V
K
app
m
app
m
=
[5.13]
La constante d’inhibition anti-compétitive K iu peut être représentée simplement par
K i quand le caractère anti-compétitif est établi, mais comme cela n’est généralement pas le cas, il est préférable d’utiliser le symbole le plus explicite. La comparaison des équations [5.11] à [5.13] avec les équations [5.8] à [5.10], montre que
l’inhibition anti-compétitive est un cas limite de l’inhibition mixte dans lequel K ic
2. Bien que le terme « anti-compétitive » soit également utilisé par les anglo-saxons,
ceux-ci préfèrent généralement utiliser le terme « uncompetitive » pour dénommer
ce type d’inhibition. Cette dernière dénomination n’ayant pas de traduction
française simple et non-ambiguë, nous avons choisi d’utiliser ici le terme « anticompétitive » qui marque l’opposition des effets sur V et V/K m vis-à-vis de
l’inhibition compétitive.
