GENERALITES
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I.2.4.2.
L’Oxygène dissous
L’oxygène dissous est l’un des facteurs environnementaux limitant affectant l’alimentation, la
croissance et le métabolisme des poissons (EL-SAYED, 2006). Les espèces de tilapia d'élevage
courantes peuvent survivre à des niveaux d'oxygène dissous à l'aube inférieurs à 0,5 mg/L
(WEBSTER et LIM, 2006). La fluctuation de l’oxygène dissous est affectée par la photosynthèse,
la respiration et la fluctuation journalière.
I.2.4.3.
La salinité
Le Tilapia a tendance à être euryhalin et tolère une large gamme de salinités (STICKNEY R. K.,
1986 ; SURESH et LIN, 1992). Des rapports font état de niveaux de tolérance dépassant 100 ppm
de salinité et il a été supposé que le tilapia est originaire du milieu marin et a envahi l'eau douce
(STICKNEY, et GATLIN, 2022).
I.2.4.4.
Concentration en ions d’hydrogène
Le Tilapia semble mieux se développer dans une eau proche de la neutralité ou légèrement alcaline
(WEBSTER et LIM, 2006).
I.2.4.5.
Ammoniac et nitrites
La toxicité de l’ammoniac est étroitement corrélée au pH. Lors de l’augmentation du pH au-dessus
de la neutralité, l’ammoniac total passe de la forme ionique (NH4) à la forme gazeuse toxique non
ionisée (NH3) ; la concentration augmente également avec l’augmentation de la température
(SÖDERBURG, 1997). Le niveau létal de NH3 est d’environ 2,3 mg/l, le niveau de nitrites (NO2)
toléré est d’environ 2,1 mg/l (BALARIN et HALLER, 1982). L’ammoniac non ionisé commence
à réduire l’appétit du Tilapia à des concentrations aussi faibles que 0,08 mg/l (WEBSTER et LIM,
2006).
I.2.4.6.
Physiologie digestive de Tilapia
Les Tilapias sont généralement herbivores, omnivores, macrophages et phytophages. Leurs
habitudes et préférences alimentaires dépendent de l’espèce et de sa taille, de l’heure de la journée,
de la photopériode, de la profondeur de l’eau et de la situation géographique (EL-SAYED, 2006).
Le système digestif des Tilapias est caractérisé par certaines modifications reflétant les types
d’aliment qu’ils ingèrent. Il est relativement simple et non spécialisé, consistant en un œsophage
très cours relié à un petit estomac en forme de sac et un intestin très long et enroulé, qui peut
atteindre jusqu’à 7 à 13 fois la longueur totale du poisson (CAULTON, 1976 ; BALARIN et
HATTON, 1979).
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