Conclusion générale
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courantomètre à lecture directe, alors que la prise en considération de ces houles faibles dans
le modèle numérique ne prédisait pas des courants aussi considérables. Ce qui nous a menés à
amplifier le niveau d’eau dans les limites ouvertes du modèle pour engendrer des courants
plus forts (>0.50m/s) au niveau des points de mesure. Ceci doit être étudié d’une manière plus
approfondie afin d’être sûr de la théorie de transformation de la houle pouvant engendrer une
dérive littorale sous l’effet des houles et des courants utilisé dans la présente étude.
Le recul du trait de côte est détectable sur pratiquement toutes les stations sauf quelques unes
localisées au Cap Djinet et à Boumerdes. L'intensité du recul est très différente d'un site à
l'autre. Mais, compte tenu de la marge d'erreur admise lors de la manipulation des
photographies aériennes estimée à +/- 0,5 mètres et compte tenu de la durée du suivi du trait
de côte (60 ans), une ambiguïté existe quant à la fiabilité des valeurs du taux net de
changement inférieur à 0,05 mètres par an. Ainsi, sur les 38 stations étudiées, trois présentent
des valeurs incertaines et difficilement discernables à l'échelle d'une photographie aérienne.
La tendance globale pour l'ensemble du littoral de la baie révèle qu'au cours des 60 années
(1957-2017), 42% du littoral est en érosion, soit 21,5 km de côte, contre seulement 21% en
accrétion, soit près de 11 km de linéaire de côte ; les zones stables ne représentent que 37%
avec une distance de 19 km située au niveau des promontoires et des régions rocheuses.
L’étude réalisée a permis de bien identifier la méthodologie à suivre pour un calcul rigoureux
de l’aléa de submersion marine sur la baie soumis au risque de franchissement par la houle.
Cette démarche, appliquée avec succès devrait être étendue sur tout le littoral algérien.
Les résultats obtenus vont constituer un outil de prise de décision dans les futurs plans
d’interventions et de prévention aux risques côtier mais aussi dans les futurs plans
d’aménagement côtiers et de Schème de développement des communes côtières.
La modélisation des tempêtes a permis d’obtenir des surcotes de précision satisfaisante grâce
à l’exploitation conjointe du modèlemike 21 et de la base de données ANEMOC. Les
tempêtes étant des phénomènes aléatoires non prédictibles, la modélisation reste un outil
incontournable pour permettre la prévision.
De multiples facteurs complexes régissent le phénomène de submersion (élévation de niveau
de la mer, hydrodynamisme,..). Pour une houle de périodicité quinquenal, 1 à 5% de la surface
de la commune est inondé (max dans la commune de Réghaia/ min commune de Boumerdes).
La houle centennale quant à elle, a donné des chiffres plus importants, entre 2 et 12% des
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Vulnérabilités du littoral aux risques côtiers dans la baie de Zemmouri - 184/294

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