Conclusion et perspectives
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Conclusion et perspectives
Cette étude s’inscrit dans le cadre de la valorisation des co-produits de la pêche et
particulièrement les co-produits de crevette par mise en œuvre d’un procédé innovant
d’extraction et de récupération de fractions peptidiques, destinés à la nutrition des poissons et
des crustacés d’élevage. Ainsi, l’utilisation des méthodes non agressives alliant une
consommation énergétique modérée et un coût acceptable est fortement recherchée. Ce procédé
est basé sur l’utilisation des protéases microbiennes (produites par des souches bactériennes
isolées localement dans notre cas) qui actionnent l’hydrolyse des protéines des exosquelettes en
peptides et acides aminés de petites tailles, directement dans les milieux de fermentation ou via
un dispositif fonctionnant à pH et température optimaux de l’enzyme (comme celui du pH-Stat).
Dans un premier temps, nous avons fait un criblage de l’activité protéolytique de deux souches
bactériennes (Bacillus amyloliquefaciens S13 et la bactérie non identifiée S14) sur milieu gélosé
à base de lait. Les résultats obtenus montre que la souche S14 est plus performante dans la
production des protéases (un diamètre d’halo de 25,3 mm).
Nous avons utilisé cette souche et sa protéase pour hydrolyser les protéines des co-produits de la
crevette blanche (Parapenaeus longirostris) avec les deux procédés enzymatiques. Dans la
première méthode indirecte, plusieurs milieux de production à base des co-produits de crevette
(PDC), avec ou sans l’addition de suppléments (glucose ou sels minéraux), ont été testés en
présence de la biomasse de souche S14. L’activité protéolytique et la croissance de la bactérie
sont analysées et les résultats obtenus montrent que l’addition des sucres au milieu fermentatif
donne une meilleure production de protéase (plus de 411,818 U/mL). L’addition des sels
minéraux conduit un rendement de production d’hydrolysats deux fois plus supérieur et une
croissance bactérienne presque dix fois plus élevée par rapport au milieu contenant le glucose
(33 g/L d’hydrolysats produits et une croissance de 1,8 10
7 UFC/mL). Il convient de noter que
la souche S14 peut même utilisée la PDC comme seule source de nutriments (A = 285 U/mL, N
= 6,67 × 10
6 UFC/mL et 10 g/L d’hydrolysats produits).
Dans le deuxième procédé pH-Stat et avant la mise en mélange de l’extrait protéolytique, nous
avons suivi la cinétique de production de la protéase dans des milieux favorables contenant la
caséine avec ou sans PDC. Un milieu, nommé H1, composé de substrats caséiniques et de sel de
phosphate a donné un maximum de protéase (A = 627 U/mL). L’hydrolyse enzymatique de la
PDC en utilisant le surnageant de ce milieu a abouti à un faible degré d’hydrolyse (DH = 0,94
%). Une hydrolyse successive du culot résiduel de la PDC a faiblement augmenté le degré
d’hydrolyse (DH = 0,15 ), indiquant que la déprotéinisation du substrat a été quasiment
achevée durant le premier stade d’hydrolyse. Ainsi, une hydrolyse combinée (utilisant des
surnageants hydrolysés) a conduit à un résultat similaire de la première hydrolyse (DH : 0,78 –
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Valorisation des coproduits de la crevette blanche (Parapenaeus longirostris) par des procédés enzymatiques en utilisants des protéases bactériennes. - 66/80

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