Chapitre I : Généralités
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diverses industries, y compris les produits pharmaceutiques, la nutrition humaine, la nutrition
animale et les cosmétiques. De plus, les hydrolysats de protéines sont une bonne source d'azote
dans les milieux de croissance des microorganismes (Quitain et al., 2001; Holanda et Netto,
2006).
I.2.1.3.2. Caroténoïdes et l’Astaxanthine
Les caroténoïdes dans les lipides des co-produits de crevettes sont les pigments les plus
largement distribués, allant du rouge au jaune chez les plantes et les animaux. L'astaxanthine est
un précieux caroténoïde de couleur rouge orangé découvert initialement chez plusieurs oiseaux
et poissons et se retrouve principalement chez les crustacés invertébrés comme les crevettes, les
crabes et les homards (Armenta-Lopez et al., 2002). L’astaxanthine est un pigment de la classe
des xanthoplylles. Il est présenté dans les co-produits des crustacés à raison de 50 à 200 mg/kg.
Il constitue 63,5 % et 92,2 % des pigments caroténoïdes de coproduits de quelques espèces de
crevettes pénéides, respectivement, sous forme native et avec les formes mono et di-esters
lipidiques (Sachindra et al., 2005). L’astaxanthine est le pigment le plus commercialisé dans
l’élevage de poisson, notamment le saumon, pour sa bonne coloration. Des études récentes ont
montré des effets positifs de l’astaxanthine sur la fertilité , la qualité des œufs et la survie des
poissons.
En alimentation humaine et dans le domaine de la nutraceutique, l’astaxanthine présente le grand
intérêt de posséder différentes activités biologiques telles des activités anti-inflammatoire,
immuno-modulatrice, anticancéreuse et des actions photoprotectrices. Il prévient aussi la
survenue de maladies cardiovasculaire et neurodégénérative. Son activité antioxydante est très
intéressante : elle est 500 fois plus puissante que celle de la vitamine E (Olaizola, 2008).
Une étude a démontré l’effet antidépresseur des caroténoïdes de crevettes sur des rats de
laboratoire, lié probablement à leur caractère antioxydant (De Souza Bezerra et al., 2005).
L’astaxanthine peut être extrait pendant la production de la chitine et du chitosane, mais la
majeure partie de la production d’astaxanthine est actuellement issue de la synthèse chimique
(Hoischen et al., 1998 ; Archer et Russell, 2007). Dans le souci de préserver sa structure et de
récupérer les autres composés présents dans les coproduits de crustacés, plusieurs études sont
effectuées pour l’extraction de l’astaxanthine. Parmi les techniques les plus courantes, la
fermentation s’avère être une technique prometteuse (Bhaskar et al., 2007; Sachindra et al., 2007
; Armenta et Guerrero-Legarreta, 2009; Pacheco et al., 2009) ainsi que l’hydrolyse enzymatique
(Lee et al., 1999; Babu et al., 2008). L’extraction des caroténoprotéines par hydrolyse
enzymatique semble efficace pour des applications à destination de l’alimentation humaine du
fait de l’abondance en acides aminés libres et en astxanthines dans l’hydrolysat ; à l’inverse, la
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Valorisation des coproduits de la crevette blanche (Parapenaeus longirostris) par des procédés enzymatiques en utilisants des protéases bactériennes. - 25/80

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