Chapitre 2
Matériels et Méthodes
26
Tableau 6. Estimation du recouvrement moyen en amont des trois balise N° 1, 5 et 10 (2015
et 2022).
Balise
B1
B5
B10
Recouvrement (2015)
60
52
73
Recouvrement (2022)
52
51
37
3.2.2. Densité de l’herbier
La densité moyenne de l’herbier à l’arrière des différentes balises est consignée dans le
(Tableau.7). La densité moyenne de l’herbier est de 652,8 ± 181 faisceaux/m². Elle fluctue selon
les balises entre 725 et 616 faisceaux/m².
Selon la typologie établie par Giraud (1977) l’herbier correspond à un herbier de type II
« herbier dense ». Par ailleurs, en tenant compte de la classification proposée par Pergent et al.
(1995), qui intègre la profondeur, l’herbier présente des valeurs moyennes de densités dites
« normales » pour une profondeur moyenne de 5 m. Lors de la mise en place du balisage en
2015, la densité est estimée à 146 ± 19.1 faisceaux/m². Soit une densité dite « anormale » selon
l’échelle de Pergent et al. (1995).
Selon Boumaza (2015), les observations réalisées in situ au niveau de Bou Ismaïl (-5 m)
ont montré que les rhizomes contigus sont très rapprochés traduisant une confluence de ces
derniers vers le même espace. Cette distribution en patchiness pourrait être à l’origine de
l’augmentation de la densité mesurée en 2022 et donc constituer une réponse aux variations
locales des ressources disponibles, telle que la concentration en nutriments – suite aux rejets
d’effluents – et/ou à la nature hétérogène du substrat – sableux à sablo-rocheux – qui
caractérisent cette station. Cette structure en patchiness des herbiers, soumis à des pressions
anthropiques, a été largement rapportée dans la littérature (Vasapollo et Gambi ; 2012).
Néanmoins, ces valeurs doivent être considérées avec prudence dans la mesure où l’estimation
de la densité dépend étroite de l’expérience de l’observateur.
Matériels et Méthodes
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Tableau 6. Estimation du recouvrement moyen en amont des trois balise N° 1, 5 et 10 (2015
et 2022).
Balise
B1
B5
B10
Recouvrement (2015)
60
52
73
Recouvrement (2022)
52
51
37
3.2.2. Densité de l’herbier
La densité moyenne de l’herbier à l’arrière des différentes balises est consignée dans le
(Tableau.7). La densité moyenne de l’herbier est de 652,8 ± 181 faisceaux/m². Elle fluctue selon
les balises entre 725 et 616 faisceaux/m².
Selon la typologie établie par Giraud (1977) l’herbier correspond à un herbier de type II
« herbier dense ». Par ailleurs, en tenant compte de la classification proposée par Pergent et al.
(1995), qui intègre la profondeur, l’herbier présente des valeurs moyennes de densités dites
« normales » pour une profondeur moyenne de 5 m. Lors de la mise en place du balisage en
2015, la densité est estimée à 146 ± 19.1 faisceaux/m². Soit une densité dite « anormale » selon
l’échelle de Pergent et al. (1995).
Selon Boumaza (2015), les observations réalisées in situ au niveau de Bou Ismaïl (-5 m)
ont montré que les rhizomes contigus sont très rapprochés traduisant une confluence de ces
derniers vers le même espace. Cette distribution en patchiness pourrait être à l’origine de
l’augmentation de la densité mesurée en 2022 et donc constituer une réponse aux variations
locales des ressources disponibles, telle que la concentration en nutriments – suite aux rejets
d’effluents – et/ou à la nature hétérogène du substrat – sableux à sablo-rocheux – qui
caractérisent cette station. Cette structure en patchiness des herbiers, soumis à des pressions
anthropiques, a été largement rapportée dans la littérature (Vasapollo et Gambi ; 2012).
Néanmoins, ces valeurs doivent être considérées avec prudence dans la mesure où l’estimation
de la densité dépend étroite de l’expérience de l’observateur.
