Matériel et Méthodes
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2.6. La récolte
Selon les recommandations de Jourdan (1999), la récolte se fait le matin, car la teneur en
protéine de la spiruline y est généralement plus élevée que le soir. La récolte a été réalisée par
filtration de petits volumes prélevés manuellement (Bécher de 50 ou 100 ml) du volume de la
culture (Figure II.11).
Les volumes prélevés passent d’abord par un passoir afin d’éliminer les grandes particules
telle que les insectes et débris végétaux, ensuite un deuxième tamis de filtration de 40 µm pour
récupérer la spiruline (Figure II.11).
Figure II.11 : Récolte de la spiruline.
Après un temps variable (entre 30 minutes et une heure) selon l'importance de la récolte et
la concentration de la spiruline dans le milieu, la pâte verte de spiruline qui s'est accumulée sur le
tamis de filtration peut être récupérée. Cette biomasse contient entre 80 et 100 g de spiruline
sèche/kg de spiruline égouttée, soit 8 à 10% (Jourdan, 1999).
La consistance de la biomasse obtenue dépend de la santé de la culture : une culture neuve
donne une biomasse facile à récolter, car s'agglomérant bien, alors qu'une culture plus ancienne ou
en mauvais état donne une pâte très liquide car renfermant un pourcentage d'eau très élevé.
2.7. Le séchage
Le séchage est le seul moyen sûr de conserver et de distribuer la spiruline sans chaîne de
froid. On a opté pour la méthode de séchage naturel, qui est efficace au point de vue du taux
d’humidité du produit final.
La biomasse est extrudée en ‘spaghetti’ sur une moustiquaire en nylon à l’aide d’une petite
seringue de 1 à 2 mm de diamètre, ensuite séchée à l'ombre (Figure II.12), simplement dans un
courant d'air à température ambiante (≈ 25ºC).
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Production de la spiruline (Arthrospira platensis) avec divers milieux de culture - 40/66

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