Résultats et discussions
Étude quantitative des saponines d’E. sepositus
168
Les données relatives à la variation sexuelle et saisonnière des teneurs de saponines d’E.
sepositus mettent en évidence les conclusions suivantes:
- Les gonades femelles enregistrent le maximum de saponines en été (19,4 ± 0,5 mg.g
-1 ), et
les gonades mâles enregistre le minimum en automne (9,1±0,1 mg.g
-1 );
- En automne et en hiver, le grand écart dans la teneur des saponines gonadiques enregistré
entre les mâles et les femelles (Fig. 34), a créé une différence hautement significative
entre les taux des saponines d’organisme entier des mâles et des femelles;
- Chez les deux sexes, l’estomac possède des quantités importantes de saponines dans
toutes les saisons; cela peut être expliqué par le fait qu’E. sepositus est une espèce qui se
nourrit activement tout au long du cycle de vie, et la présence des saponines dans
l’estomac est importante pour la solubilisation du cholestérol d’origine alimentaire;
- Chez les deux sexes, la variation saisonnière des taux des saponines dans l’organisme
entier, les gonades, le tégument oral et aboral est significatif, et les taux les plus élevés
sont obtenus en été pendant la période de ponte;
- Chez les deux sexes, la variation des teneurs des saponines dans les gonades montre des
fluctuations saisonnières dont les tendances de variations peuvent être liées aux stades de
maturité de l’espèce. Le suivie de l’indice gonado-somatique peut confirmer cette
hypothèse, en effet selon les résultats de la partie I de chapitre résultats et discutions:
 la maturation des gonades femelle d’E. sepositus est précoce, elle débute en automne
et s’achève en début d’été (début de frai), ces données justifient la présence des plus
grandes quantités de saponines dans les gonades en été, qui peuvent être impliquées
dans la reproduction et la protection des larves;
 Chez les mâles la spermatogenèse a été limitée à 5 à 6 mois (printemps-été), ce qui
explique les taux élevés des saponines gonadiques dans cette période, et les faibles
taux dans la période de repos (automne et hiver).
Des fluctuations saisonnières dans la teneur des saponines des "étoiles de mer" ont été
démontrées par plusieurs auteurs. Voogt et Huiskanp (1979) ont démontré que les
saponines dans les gonades d Asterias rubens sont de très faibles concentrations après la
ponte, selon ces auteurs la concentration des saponines chez Asterias rubens est faible en
été, augmente en automne, et elle est très haute en hiver jusqu'à la ponte. Mackie et al.
(1977) ont montré que la concentration des saponines dans les gonades de Martasterias
glacialis atteint son maximum en été durant la période de reproduction.
Précédent

Optimisation des conditions d’extraction par micro-ondes et ultrasons des saponines et des caroténoïdes de deux Échinodermes Astéroidea de la marge algérienne (Echinaster sepositus et Ophidiaster ophidianus) et étude de leurs activités biologiques - 168/282

Suivant