Résultats et discussions
Étude quantitative des saponines d’E. sepositus
167
Chez les étoiles de mer, les saponines de l'estomac sont impliquées dans la solubilisation du
cholestérol (Mackie et al., 1977), cela peut expliquer la concentration des saponines dans
l'estomac au début de la croissance (automne et hiver) où la nutrition des étoiles de mer est
culminante (Mackie et al, 1977).
La nutrition des étoiles de mer est particulière, elles dévaginent leur sac stomacal et
enveloppent complètement leur proie sur laquelle s’exerce l'action des sucs digestifs. De ce
fait, Minale et al. (1993) et Ivanchina et al. (2017) suggèrent que les saponines d’estomac
sont impliquées dans sa protection contre les prédateurs et les micro-organismes pathogènes
au moment de la nutrition.
Au stade de maturité, en printemps, les gonades contiennent la plus forte teneur en
saponine, suivi par le tégument oral et aboral.
Dans cette période de développement, les teneurs élevées de saponines dans le tégument
peuvent être liées à leurs implications dans la défense chimique contre les prédateurs, les
parasites et les micro-organismes.
Durant la période de fraie, en été, les plus grandes teneurs de saponines ont été relevées
dans les gonades ce qui suggère leur implication dans la reproduction. L’un des rôles bien
décrit des saponines des "étoiles de mer" est leur intervention dans la réaction acrosomique
lors de la fécondation chez l’"étoile de mer" Asterias amurensis. Cette réaction fait intervenir
3 saponines, Co-ARIS I Co-ARIS II et Co-ARIS III qui se trouvent dans la zone pellucide des
ovocytes (Naruse et al., 2010).
II.4.2. Variabilité sexuelle et saisonnière
L’analyse de la variance relative à la variabilité sexuelle et saisonnière de la teneur des
saponines d’E. sepositus est reporté dans les tableaux 4 et 5 en annexe.
Considérant la variation sexuelle dans l’organisme entier, il ressort à travers l’analyse des
résultats obtenus que la variation de la teneur en saponines en fonction du sexe dépende de la
saison de prélèvement. En automne et en hiver, les taux des saponines montrent une
différence significative entre les mâles et les femelles (ANOVA P-value=0,00). Néanmoins,
en printemps et en été ces taux ne montrent pas de différences significatives (P-value = 0,187;
P-value= 0,228 au printemps et en été respectivement) (Tab. 4 en annexe).
Considérant la variation saisonnière, les différences en teneurs sont significatives (Pvalue=0,00) chez les mâles et les femelles.
Étude quantitative des saponines d’E. sepositus
167
Chez les étoiles de mer, les saponines de l'estomac sont impliquées dans la solubilisation du
cholestérol (Mackie et al., 1977), cela peut expliquer la concentration des saponines dans
l'estomac au début de la croissance (automne et hiver) où la nutrition des étoiles de mer est
culminante (Mackie et al, 1977).
La nutrition des étoiles de mer est particulière, elles dévaginent leur sac stomacal et
enveloppent complètement leur proie sur laquelle s’exerce l'action des sucs digestifs. De ce
fait, Minale et al. (1993) et Ivanchina et al. (2017) suggèrent que les saponines d’estomac
sont impliquées dans sa protection contre les prédateurs et les micro-organismes pathogènes
au moment de la nutrition.
Au stade de maturité, en printemps, les gonades contiennent la plus forte teneur en
saponine, suivi par le tégument oral et aboral.
Dans cette période de développement, les teneurs élevées de saponines dans le tégument
peuvent être liées à leurs implications dans la défense chimique contre les prédateurs, les
parasites et les micro-organismes.
Durant la période de fraie, en été, les plus grandes teneurs de saponines ont été relevées
dans les gonades ce qui suggère leur implication dans la reproduction. L’un des rôles bien
décrit des saponines des "étoiles de mer" est leur intervention dans la réaction acrosomique
lors de la fécondation chez l’"étoile de mer" Asterias amurensis. Cette réaction fait intervenir
3 saponines, Co-ARIS I Co-ARIS II et Co-ARIS III qui se trouvent dans la zone pellucide des
ovocytes (Naruse et al., 2010).
II.4.2. Variabilité sexuelle et saisonnière
L’analyse de la variance relative à la variabilité sexuelle et saisonnière de la teneur des
saponines d’E. sepositus est reporté dans les tableaux 4 et 5 en annexe.
Considérant la variation sexuelle dans l’organisme entier, il ressort à travers l’analyse des
résultats obtenus que la variation de la teneur en saponines en fonction du sexe dépende de la
saison de prélèvement. En automne et en hiver, les taux des saponines montrent une
différence significative entre les mâles et les femelles (ANOVA P-value=0,00). Néanmoins,
en printemps et en été ces taux ne montrent pas de différences significatives (P-value = 0,187;
P-value= 0,228 au printemps et en été respectivement) (Tab. 4 en annexe).
Considérant la variation saisonnière, les différences en teneurs sont significatives (Pvalue=0,00) chez les mâles et les femelles.
