Chapitre I :
Descriptif de la Méditerranée
12
Matapan en Grèce et le bassin levantin, séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer
Égée limitée au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque en Libye.
La Méditerranée se caractérise par un climat tempéré avec des hivers doux et humides d’une
moyenne de 5 °C, des étés chauds et secs 25 et 40 °C, un ensoleillement importants et de
fréquents vents violents. Il est dit poétiquement « climat de l’olivier » en référence à son grand
marqueur symbolique et à la place centrale qu’occupe cet arbre dans les cultures et les
territoires méditerranéens. Son équilibre est cependant impacté par les variabilités et les
perturbations résultant de ce qu’on appelle le forçage climatique provoqué par l’interaction de
l’océan, l’atmosphère et l’activité humaine de plus en plus prépondérante. Ce forçage
climatique affecte à son tour son régime hydrologique et ses caractéristiques biogéochimiques.
Du point de vue hydrologique, la Méditerranée est une mer continentale à bilan négatif :
l'évaporation y est très supérieure aux précipitations et aux apports fluviaux. Ses eaux
méditerranéennes ont aussi une productivité inférieure à celle des eaux océaniques. Les
excédents d'entrée d'eau atlantique par le détroit de Gibraltar, et d'eau de la mer Noire, par la
mer de Marmara, permettent de couvrir un déficit annuel d'une tranche d'eau d'environ 1
mètre. Le bassin oriental reçoit une grande partie des apports atlantiques, qui font sentir leur
influence au sud, tandis qu'au nord ce sont les eaux de l'Adriatique et de la mer Noire qui
apportent une modification sensible par suite de leur plus faible salinité. Notre propos, ici, est
de nous intéresser spécifiquement à la Méditerranée occidentale.
Figure 1: Carte de la Mer Méditerranée. (Encyclopædia Universalis France, 2022)[1]
Descriptif de la Méditerranée
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Matapan en Grèce et le bassin levantin, séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer
Égée limitée au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque en Libye.
La Méditerranée se caractérise par un climat tempéré avec des hivers doux et humides d’une
moyenne de 5 °C, des étés chauds et secs 25 et 40 °C, un ensoleillement importants et de
fréquents vents violents. Il est dit poétiquement « climat de l’olivier » en référence à son grand
marqueur symbolique et à la place centrale qu’occupe cet arbre dans les cultures et les
territoires méditerranéens. Son équilibre est cependant impacté par les variabilités et les
perturbations résultant de ce qu’on appelle le forçage climatique provoqué par l’interaction de
l’océan, l’atmosphère et l’activité humaine de plus en plus prépondérante. Ce forçage
climatique affecte à son tour son régime hydrologique et ses caractéristiques biogéochimiques.
Du point de vue hydrologique, la Méditerranée est une mer continentale à bilan négatif :
l'évaporation y est très supérieure aux précipitations et aux apports fluviaux. Ses eaux
méditerranéennes ont aussi une productivité inférieure à celle des eaux océaniques. Les
excédents d'entrée d'eau atlantique par le détroit de Gibraltar, et d'eau de la mer Noire, par la
mer de Marmara, permettent de couvrir un déficit annuel d'une tranche d'eau d'environ 1
mètre. Le bassin oriental reçoit une grande partie des apports atlantiques, qui font sentir leur
influence au sud, tandis qu'au nord ce sont les eaux de l'Adriatique et de la mer Noire qui
apportent une modification sensible par suite de leur plus faible salinité. Notre propos, ici, est
de nous intéresser spécifiquement à la Méditerranée occidentale.
Figure 1: Carte de la Mer Méditerranée. (Encyclopædia Universalis France, 2022)[1]
