Introduction
par les particules biologiques ou non-biologiques dans la couche d’eau traversée de la surface vers le
fond. Néanmoins, si la quantité de ces particules est importante sur les premiers mètres, l’énergie est
atténuée très rapidement et ne peut pas atteindre les couches plus profondes. Par conséquent, la
quantification de la Chl-a par capteurs
1
satellitaires dans le AB peut ne pas donner une estimation du
maximum des efflorescences de la Chl-a qui peuvent se trouver dans des couches sous-jacentes
(Barbieux et al., 2018 ; Gordon et McCluney, 1975), c’est-à-dire sous la couche de mélange (Cullen et
Eppley, 1981 ; Fasham et Platt, 1985 ; Kessouri et al., 2018 ; Letelier et al., 2004 ; Tripathy et al.,
2015). La profondeur du maximum de Chl-a ( Depth Chl-a maximum « DCM
2
») est un paramètre
important pour contrôler les efflorescences algales (Chiswell, 2011 ; Nelson et Smith, 1991 ; Sverdrup,
1953). La profondeur du maximum de la Chl-a dans les zones oligotrophes est formée comme le
résultat de la photo-acclimatation des cellules et/ou à l’augmentation de la croissance du
phytoplanctons due à la diffusion des nutriments
3
à travers la thermocline
4
(Armengol et al., 2019).
Dans le AB, la détection des efflorescences de Chl-a par la couleur de l’océan sur la verticale a été
rarement abordée. Pendant les périodes de la stabilisation des eaux en été, le bassin devient très
oligotrophe à cause de la stratification qui limite la remontée des éléments nutritifs vers la surface
(Olita et al., 2011). Par conséquent, les algorithmes satellitaires sous-estiment la Chl-a (Bosc et al.,
2004) dans le AB qui est caractérisé par des propriétés optiques particulières en été. En combinant les
données satellitaires et les données in situ, la couleur de l’océan peut permettre l’estimation du déficit
des algorithmes bio-optiques de la Chl-a dans le AB en été.
Dans ce travail, nous avons essayé de répondre aux questions à 5 questionnements:
Comment quantifier et évaluer la production phytoplanctonique en utilisant des moyens
disponibles actuellement (in situ et/ou satellitaire) ?
Comment déterminer la variabilité de la production phytoplanctonique dans des écosystèmes
qui exigent des moyens d’investigation onéreux ?
Comment optimiser par satellite l’estimation de la biomasse de la Chl-a intégrée dans la
couche d’eau euphotique ?
Est ce que la variabilité de la biomasse phytoplanctonique est affectée par le réchauffement
climatique ?
Existe-il d’autres paramètres optiquement significatifs qui peuvent influencer estimation de la
1 Capteur : appareil qui recueille l’énergie émise ou réfléchie par une surface et la convertit en un signal électrique proportionnel qui,
par la suite, est numérisé (Robin, 1998).
2 DCM : est la profondeur sous la surface de l'eau avec la concentration maximale de Chl-a.
3 Nutriments : éléments chimiques indispensables à la photosynthèse aquatique.
4 Thermocline : -cline désigne une couche où les propriétés physiques ou chimiques présentent un fort gradient. La thermocline est donc
une zone de variation rapide de la température. Elle sépare la couche homogène chaude de surface de la couche profonde froide.
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par les particules biologiques ou non-biologiques dans la couche d’eau traversée de la surface vers le
fond. Néanmoins, si la quantité de ces particules est importante sur les premiers mètres, l’énergie est
atténuée très rapidement et ne peut pas atteindre les couches plus profondes. Par conséquent, la
quantification de la Chl-a par capteurs
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satellitaires dans le AB peut ne pas donner une estimation du
maximum des efflorescences de la Chl-a qui peuvent se trouver dans des couches sous-jacentes
(Barbieux et al., 2018 ; Gordon et McCluney, 1975), c’est-à-dire sous la couche de mélange (Cullen et
Eppley, 1981 ; Fasham et Platt, 1985 ; Kessouri et al., 2018 ; Letelier et al., 2004 ; Tripathy et al.,
2015). La profondeur du maximum de Chl-a ( Depth Chl-a maximum « DCM
2
») est un paramètre
important pour contrôler les efflorescences algales (Chiswell, 2011 ; Nelson et Smith, 1991 ; Sverdrup,
1953). La profondeur du maximum de la Chl-a dans les zones oligotrophes est formée comme le
résultat de la photo-acclimatation des cellules et/ou à l’augmentation de la croissance du
phytoplanctons due à la diffusion des nutriments
3
à travers la thermocline
4
(Armengol et al., 2019).
Dans le AB, la détection des efflorescences de Chl-a par la couleur de l’océan sur la verticale a été
rarement abordée. Pendant les périodes de la stabilisation des eaux en été, le bassin devient très
oligotrophe à cause de la stratification qui limite la remontée des éléments nutritifs vers la surface
(Olita et al., 2011). Par conséquent, les algorithmes satellitaires sous-estiment la Chl-a (Bosc et al.,
2004) dans le AB qui est caractérisé par des propriétés optiques particulières en été. En combinant les
données satellitaires et les données in situ, la couleur de l’océan peut permettre l’estimation du déficit
des algorithmes bio-optiques de la Chl-a dans le AB en été.
Dans ce travail, nous avons essayé de répondre aux questions à 5 questionnements:
Comment quantifier et évaluer la production phytoplanctonique en utilisant des moyens
disponibles actuellement (in situ et/ou satellitaire) ?
Comment déterminer la variabilité de la production phytoplanctonique dans des écosystèmes
qui exigent des moyens d’investigation onéreux ?
Comment optimiser par satellite l’estimation de la biomasse de la Chl-a intégrée dans la
couche d’eau euphotique ?
Est ce que la variabilité de la biomasse phytoplanctonique est affectée par le réchauffement
climatique ?
Existe-il d’autres paramètres optiquement significatifs qui peuvent influencer estimation de la
1 Capteur : appareil qui recueille l’énergie émise ou réfléchie par une surface et la convertit en un signal électrique proportionnel qui,
par la suite, est numérisé (Robin, 1998).
2 DCM : est la profondeur sous la surface de l'eau avec la concentration maximale de Chl-a.
3 Nutriments : éléments chimiques indispensables à la photosynthèse aquatique.
4 Thermocline : -cline désigne une couche où les propriétés physiques ou chimiques présentent un fort gradient. La thermocline est donc
une zone de variation rapide de la température. Elle sépare la couche homogène chaude de surface de la couche profonde froide.
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