Introduction
elle baisse dans le vert, devient très faible dans le rouge et est quasi nulle dans le proche infrarouge
(l’eau absorbe entièrement le rayonnement proche infrarouge incident dans les premiers millimètres).
Les courtes longueurs d’onde diffusent davantage dans l’eau pure que les grandes. Cependant, l’eau
n’est jamais pure, elle contient constamment de la matière en suspension particulaire ou dissoute,
organique ou inorganique dont la proportion explique la réflectance.
La télédétection
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de la surface des océans fournit depuis plusieurs années des observations sur
l’abondance et la répartition des constituants optiquement significatifs de l’eau de mer et en particulier
la concentration en Chl-a des eaux de la surface océanique. Actuellement, les techniques d’étude de la
couleur de l’océan couplées avec les données in situ, pouvent être utilisées systématiquement pour la
caractérisation et le monitoring des efflorescences
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algues (Barale et al., 2008). Le Bassin Algérien
(Algerian Basin, ‘AB’) dans le Sud de la Méditerranée occidentale, est particulièrement bien adapté
aux études de la couleur de l’océan, car les conditions d’observation sont optimales (Morel et Prieur,
1977). Les eaux très turbides de la surface totale de la Mer Méditerranée (M-Med) ne représentent
que 5 % (Antoine et al., 1995). Plusieurs études basées sur la couleur de l’océan réalisées en M-Med,
ont montré que la biorégion du AB est caractérisée par une variabilité spatiale et temporelle, une
faible production de la concentration en Chl-a de surface en été et une production modérée qui atteint
son maximum annuel en hiver (Barale et al., 2008 ; Bosc et al., 2004 ; D’Ortenzio et Ribera d’Alcalà,
2009 ; Mayot et al., 2016 ; Harid et al., 2018). Cette biomasse est alimentée par un afflux d’eau
Atlantique riche en sels nutritifs, avec un temps de transit de 2 à 4 mois entre Gibraltar et le AB
(Millot, 1999) et une saisonnalité régionale dominant la variabilité spatio-temporelle (SalgadoHernanz et al., 2019).
La distribution verticale de la Chl-a est le résultat d’une combinaison de processus biologiques,
notamment la disponibilité de la lumière et des nutriments, ainsi que des processus physiques, tels que
le mélange des eaux, la remise en suspension et l’advection de la biomasse planctonique (G. A. Riley,
1942). En télédétection, la détermination du maximum de Chl-a sur la colonne d’eau a toujours été
limitée (Charnock et al., 1994). L’étude de la profondeur de détection optique du satellite vis-à-vis la
biomasse phytoplanctonique dans le AB est primordiale afin de mieux définir les zones
d’efflorescences algales à partir de la donnée satellitaire. En effet, la profondeur d’atténuation de la
lumière dans l’eau influence l’estimation de la Chl-a par les algorithmes bio-optiques
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. Ces derniers
donnent des résultats en fonction de l’énergie lumineuse pénétrant dans la masse d’eau, qui est un
paramètre indispensable à la photosynthèse (Cullen, 2001). La plupart de cette énergie est absorbée
1 Télédétection : utilisée actuellement pour les méthodes faisant appel à des capteurs embarqués à bord d’avions ou, plus souvent, de
satellites (télédétection spatiale).
2 Efflorescence algale : est une augmentation relativement rapide de la concentration d'une ou de plusieurs espèces du phytoplancton
dans un écosystème aquatique.
3 Bio-optique : mot formé de biologie et d’optique crée parce que les modifications quantitatives et spectrales de la lumière en milieu
aquatique sont fortement influencées par le phytoplancton pigmenté et les substances qui en dérivent.
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Etude par télédétection et mesures in situ des efflorescences algales et de la matière en suspension dans le Bassin Algérien - 22/200

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