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des concentrations de nutriments, des matières en suspension, du ruissellement de surface et des
sédiments où l'atténuation de la lumière est significativement augmentée et la clarté de l'eau est
réduite (S Kratzer et al., 2017; Ren et al., 2018). Cela confirme le choix et la performance de notre
algorithme avec les bandes correspondantes, qui indiquent parfaitement leurs utilités pour l'étude
de la clarté des eaux côtières.
Dans la baie d'Alger, les modifications de la PDS sont pertinentes pour la stratification de l'eau
de mer qui représente le degré de turbulence de la colonne d'eau, en particulier dans la zone I, où
la turbulence de l'eau peut augmenter la croissance du phytoplancton et conduit à une augmentation
de la concentration en chlorophylle dans les eaux supérieures.
VII.2- Le phytoplancton
VII.2.1- Analyse des données sur le phytoplancton
VII.2.1.1- Analyse statistique et spatiale
Les données in-situ sont statistiquement résumées pour explorer la variabilité temporelle des
espèces phytoplanctoniques. De plus, la variabilité spatiale des diatomées est comparée à celle des
dinoflagellés sur le site d'étude, à l'aide du test du Khi-deux. La relation entre la densité cellulaire
du phytoplancton (diatomées et dinoflagellés) et les sept bandes d'images Landsat-8 OLI traitées
est étudiée à l'aide du coefficient de détermination et l'analyse de régression. La relation est étudiée
en comparant les observations in-situ aux valeurs de réflectance de surface de chaque bande et aux
ratios des bandes. Des transformations des données sont appliquées pour les variables non
distribuées normalement afin de répondre aux hypothèses de régression linéaire. La précision des
modèles est évaluée à l'aide de l'erreur quadratique moyenne (RMSE) et la différence moyenne
absolue en pourcentage (MAPD). De plus, la technique d'interpolation spatiale (IDW) est utilisée
pour estimer la distribution spatiale et temporelle des dinoflagellés au printemps 2017 et 2018.
Toutes les analyses statistiques sont effectuées à l'aide d’IBM SPSS Statistics 24 (IBM Corp, New
York, USA), tandis que l'analyse spatiale est effectuée à l'aide de QGIS 3.6.
VII.2.2- Résultats et discussion
Les densités moyennes des diatomées et des dinoflagellés en 2017 et 2018 étaient
respectivement de 5084, 1502, 15589 et 21655 cellules. L
-1 (tableau. 12). Dans l’ensemble des
stations reparties sur la baie en 2017 et 2018, les densités cellulaires des dinoflagellés étaient
supérieures à celle des diatomées (figure.29).
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