80
BIOCHIMIE GÉNÉRALE. LES CONSTITUANTS
-
Pour la majorité des protéines, le pHi est en zone légèrement acide.
La solubilité dépend aussi de la concentration saline du milieu et elle. est
modiée par l’addition de solvants organiques miscibles à l’eau. La plupart
des solvants organiques sont des agents précipitants; certains, à haute constante
diélectrique, sont des solvants tels le dimét—hylsulfoxyde, le formamide, l’acide
chloracétique.
‘
Addition désels. — a) A faible concentration la solubilité s’accroît en même
temps que la concentration saline (accroissement de la polarité du
b) A forte concentration la solubilité diminue, ce qui se traduit par la précip‘iÿ
tation (les ions du milieu, en quantité énorme par‘ rapport aux fonctions
ioniques de la protéine, entrent en compétition avec celles-ci pour l’eau et
entraînent une déshydratation des protéines).
_
Les propriétés de solubilité varient d’une protéine à l’autre et ainsi il est
possible de provoquer une précipitation fractionnée de diverses protéines
présentes dansun mélange.
A concentration protéique, température et pH constants, le logarithme de
la solubilité ëst‘ directement proportionnel à la concentration Saline : une pro— 1
_
téine pure se révèle dans ces cori‘ditions par une seule droite, ”un mélange, par
plusieurs segments de droites successives de pentes différentes (règle de Cohn). La
précipitation parles sels est le relargage (ou « saltz‘ng out ») ; la dissolution est le
« salting in»; on utilise surtout le sulfate d’ammonium et les mélanges de ]
phosphates alcalins, à des concentrations (l) et à pH bien dénis et variables
pour chaque protéine, et on répète plusieurs fois la précipitation après redisso—
lution. C’est au pH_i (p. 79) que la Solubilité d’une protéine est minimale.
_
_
On peut encore précipiter les protéines par l’alcool et l’acétone, mais il faut
alOrs opérer à 0 °C ou au-dessous pour éviter la dénatùration. L’alcool et
l’acétohe sont des agents précipitants car leur constante diélectrique est très
faible (au contraire de celle, de l’eau) : ils isolent‘ donc très peu les groupes
polaires
—NHz, ———OH) les uns des autres.
'
‘4° CONSÉQUENCES DE L’IONISA‘I‘ION DES PROTÉINES. — Les protéines ont une
'
très grande réactivité“.
'
‘
'
_
_
*
Les cations se combinent avec les protéines si leur charge nette est négative;
.
Inversement, les anions se combinent à la protéine si la charge nette
Les ionsmultivalénts sont plus liés que
ions;
comme le dodécylsulfate ou le méthyl—orange le sont encore plus.,,.Le ”äegré‘
liaison d’une protéine à un i0n est déterminé par la méthode de l’équilibre'de”
.
dialyse. ,”Une solution de protéines dans un sac imperméable aux protéines et
'
perméable aux ions est placé dans une sohiti0n cOntenant l’ion. Après
_
bl” ation, on mesure la concentration de l’ion diffusible dans la solution exempte
,
de protéines, et par soustraction dans la solution contenant la protéine. Dans
le cas d’une liaison, la concentration de l’ion diusible dans la solution protéique est plus grande que dans la solution
et ladiérer‘ice per—
met une mesure du nombre de molécules hees“
_
‘
—Ilë1«,est cie-même pOur: deuX,protéines sçe}gitroù‘vantdans un milieu td“,queî
-
leurs charges nettes s’0iet’ "‘de sens opposé. La zone de” combinaison est com—
.
_
,pris‘e entreles deux pI—lgf. …
_
"
.
,
_
'
'
"
(l) En réalité,
protéine en ,s'bli1tibhsalrne n’estpas seulement
'.
une fonction dela .cone'entratrbnen sel, mais
la charge des ronsdu
…
_
,
:w_;
_
;“:
,
“
Laforœwmque
_
,
.
,
‘
;
-'
"
f
de! sa; valence—Zenfaisantldwmmezdetouslesptôîd5üitsî;pe't;@@h divisant lasomm6
»
BIOCHIMIE GÉNÉRALE. LES CONSTITUANTS
-
Pour la majorité des protéines, le pHi est en zone légèrement acide.
La solubilité dépend aussi de la concentration saline du milieu et elle. est
modiée par l’addition de solvants organiques miscibles à l’eau. La plupart
des solvants organiques sont des agents précipitants; certains, à haute constante
diélectrique, sont des solvants tels le dimét—hylsulfoxyde, le formamide, l’acide
chloracétique.
‘
Addition désels. — a) A faible concentration la solubilité s’accroît en même
temps que la concentration saline (accroissement de la polarité du
b) A forte concentration la solubilité diminue, ce qui se traduit par la précip‘iÿ
tation (les ions du milieu, en quantité énorme par‘ rapport aux fonctions
ioniques de la protéine, entrent en compétition avec celles-ci pour l’eau et
entraînent une déshydratation des protéines).
_
Les propriétés de solubilité varient d’une protéine à l’autre et ainsi il est
possible de provoquer une précipitation fractionnée de diverses protéines
présentes dansun mélange.
A concentration protéique, température et pH constants, le logarithme de
la solubilité ëst‘ directement proportionnel à la concentration Saline : une pro— 1
_
téine pure se révèle dans ces cori‘ditions par une seule droite, ”un mélange, par
plusieurs segments de droites successives de pentes différentes (règle de Cohn). La
précipitation parles sels est le relargage (ou « saltz‘ng out ») ; la dissolution est le
« salting in»; on utilise surtout le sulfate d’ammonium et les mélanges de ]
phosphates alcalins, à des concentrations (l) et à pH bien dénis et variables
pour chaque protéine, et on répète plusieurs fois la précipitation après redisso—
lution. C’est au pH_i (p. 79) que la Solubilité d’une protéine est minimale.
_
_
On peut encore précipiter les protéines par l’alcool et l’acétone, mais il faut
alOrs opérer à 0 °C ou au-dessous pour éviter la dénatùration. L’alcool et
l’acétohe sont des agents précipitants car leur constante diélectrique est très
faible (au contraire de celle, de l’eau) : ils isolent‘ donc très peu les groupes
polaires
—NHz, ———OH) les uns des autres.
'
‘4° CONSÉQUENCES DE L’IONISA‘I‘ION DES PROTÉINES. — Les protéines ont une
'
très grande réactivité“.
'
‘
'
_
_
*
Les cations se combinent avec les protéines si leur charge nette est négative;
.
Inversement, les anions se combinent à la protéine si la charge nette
Les ionsmultivalénts sont plus liés que
ions;
comme le dodécylsulfate ou le méthyl—orange le sont encore plus.,,.Le ”äegré‘
liaison d’une protéine à un i0n est déterminé par la méthode de l’équilibre'de”
.
dialyse. ,”Une solution de protéines dans un sac imperméable aux protéines et
'
perméable aux ions est placé dans une sohiti0n cOntenant l’ion. Après
_
bl” ation, on mesure la concentration de l’ion diffusible dans la solution exempte
,
de protéines, et par soustraction dans la solution contenant la protéine. Dans
le cas d’une liaison, la concentration de l’ion diusible dans la solution protéique est plus grande que dans la solution
et ladiérer‘ice per—
met une mesure du nombre de molécules hees“
_
‘
—Ilë1«,est cie-même pOur: deuX,protéines sçe}gitroù‘vantdans un milieu td“,queî
-
leurs charges nettes s’0iet’ "‘de sens opposé. La zone de” combinaison est com—
.
_
,pris‘e entreles deux pI—lgf. …
_
"
.
,
_
'
'
"
(l) En réalité,
protéine en ,s'bli1tibhsalrne n’estpas seulement
'.
une fonction dela .cone'entratrbnen sel, mais
la charge des ronsdu
…
_
,
:w_;
_
;“:
,
“
Laforœwmque
_
,
.
,
‘
;
-'
"
f
de! sa; valence—Zenfaisantldwmmezdetouslesptôîd5üitsî;pe't;@@h divisant lasomm6
»
