-
BUTS ET MÉTHODES DE LA BIOCHIMIE GÉNÉRALE
21
'
On emploie aussi le compteur à scintillations. On distingue lesisotopes radio-—
actifs naturels et les isotopes radio—actifs articiels. Ces derniers, découverts
,
par Irène loliot-Curie (l) et Frédéric J 01iot»(l),‘ ont largement‘étendu le champ
de la méthode._
,_
_
,_
,
Des regles d'emploi strictes sont indispensables : il faut “opérer ’à‘ dosé
traceuse, c’est-à-dire que la dose administrée doit être sufsamment petite pour
ne pas modier de façon appréciable la masse de l’élément considéré, autre—.
'
ment dit elle ne doit pas provoquer d’effet
,
,
.
,
,
pharmacologique; elle doit néanmoins être
A.S.,|
'
'
'
'
'
'
suisante pour être mesurable. Ces atomes
étiquettent les molécules dont ils permettent
_À
ë/”,'
,
_
.
de suivre à la trace la destinée. Ce sont des.
_
,
_
_
,
/Î,
,
,.
«atomes marqueurs», des «
.
,
"
,.
:
'
_
-
On exprime le degré de marquage d’une
'
._
_
.'
t_e£nps
molécule par le nombre de coups/minute par
'
.
Pré. 12_ _ Évolution des actimilligramme : c’est l’activité spécique (A.S,)
,
Vités Spéciques“ d’un com-=
dans le cas des composés radio—actifs. Dans
‘
’
ä°Sé
A et"‘l'“n °°mpos,éB :
.
,_
est le, precurseur de B.
le cas des isotopes lourds, on mesure la
.
concentration isotopique; Le marquage de l’eau par'l’hÿdrogène lourd (ou
deutérium), formant l’eau lourde, permetde'Suiv1‘é‘ la destiéedes molécules
d’eau ingérées. Si certaines sont excrétées chez l’h0mme'—“dès
heures, d’autres ne sont élimiées‘quäprès- des mois. "
1
,
'
-,
,
Certaines règles permettent de préciser la liation de deux composés d’après
'
les modalités de l’incorporation de l’isot0pe'
La finoléCule A peut
être le précurseur de la moléculeB “seulement si l’A.S; de A'est d’abord plus
grande que celle de B. Puis elle”_déér0ît ‘æpéndant
celle
croît, etle
croisement de B parA s’é‘éCtüe au Sommet de B (g? 12).” “ ’
..
'
…
'
‘
"
L’étude des facteurs de
grand rôle dans la connaîsf
sance des métabdlismés.
’
"
_
',
,
'
Ï
"
_
_'
Chez les animaux, de nombreux Composés organiques particuliers sont indispensables à la croissance, parfois“ en quantité '_très minime“(vitamineâ, al—‘Ors
_
que lesvégétauX ne présentent pas,æen général,:cæegenœs spéciquesi ' ‘
La nature et la signicat‘i0n métabolique de
exigences 'SPÔCÏQŒSSOŒ
demeŒé‘eS:longtempsmystérieuses,'mais elles"
*ÉàS'l’êpänäg6 des œllules
aiüiales. De
de-Çe qu’on appelle
des «‘fäbteurs deemis‘sänce‘àrëpîcmî'ss‘ multrphernormalement Parfois même,
des espèces
”l’ue'eXige‘ pour sa crms‘sace
'
un
_
composé_particulier dont_l’autre_ n’a_aucun besoin.
-
__
_
,
différences ont été expliquées par” Lwoff (1932) _et par K_mg_ht (1936) :
l'es facteurs de cr0îssace sont, en règle, des métabolites essentiels-müspensablœ
au fonctionnement métabolique normal de toutes
les cellules. L’e'xigen‘ce d’un
facteur
croissanœ résulte donc de l’incapacité
la “synthŒeg alors
que la on—exigencesignie quel’m‘ganisme effectue 1ui+même °°…th SYHÊh°Ê©
:
identier un facteur de;‘croissanœ c’est doncidetieun métabolrte essentiel,
c’est—à-dire un intermédiaire ou un
du
les facteurs de croissance des baci:éri$îiiä$ÏëDt °9…S'Ëïïéral iëçnque?
aux
« vitamines » md1spensablæ aux mammifères, Bienë;t‘des."—Nitammes md1spen—
sables à l’homme ont d’ailleurs
découvertes ,et“ identiées d’abord comme
facteurs de croissance îë‘d’ui1‘ebaCtérie. Dans la majorité des cas,
la
,
La plupart jouent le “515. __cl’mterme'
dÏaÏIQ ou, cofaoteur indispensable à certames réactions du métabolisme
ener—
fgéqueg'ŸS.ouvetîÏË—Âlemêmemétabollteessent1el a été identié d°—'ÎÉÊ915 façons
']
facteur de crorssance d’une bac—
.'
"
f"ŒfîeJœfa0æurduneréacü°
Î'
‘
Précédent

- 21/345

Suivant