BUTS ET MÉTHODES DE LA BIOCHIMIE GÉNÉRALE
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Dès 1806, \{auquelin découvre le premier acide aminé; en 1828, Wôhler
synthet1se l’uree.
_
_En 1839, Payen et Persoz isolent
la première enzyme du blé qu’ils appellent
d1astase (maltase). ’Ç1.
Bernard 1sole le glycogène en 1850. En 1854, grâce à
Pasteur, on sa1t
qu Il n’y a_ plus de génération spontanée, et les fermentations
sont provoquees par les microorganismes. Miseher isole les acides nucléiques
en 1869. En 1897, Buchner prouve qu’une fermentation peut se passer d’élé—
ments gures : 1l_re_ahse
la première fermentation acellulaire. E. Fischer découvre
la structure pept1d1que des protéines en 1902. Dès lors tous les éléments étaient
la création d’une biochimie moderne.
Or, en 1859,
Pasteur avait découvert que la fermentation alcoolique de la
levure a
heu en l’absence
totale d’oxygène : il existe donc un métabolisme
anaerob;e; de nombreuses fermentations diverses furent par la suite découvertes chez les hétérotrophes.
Chez
les êtres autotrophes, qui utilisent le gaz carbonique, une grande
variété apparaît aussi, l’énergie lumineuse n’étant pas la seule néceSsaire, mais
aussi l’énergie chimique provenant de l’oxydation de composés minéraux divers.
La diversité des types métaboliques résulte de variations souvent minimesde trois voies métaboliques énergétiques : la voie glycolytique, le cycle tricarboxylz‘que de Krebs, le cycle des pentoses—phosphat_es. Ces trois voies ont été
successivement reconnues et analysées au cours des quelques soixante dernières années. Elles existent dans toutes les cellules et rendent compte de la
dégradation des molécules organiques, génératrices d’énergie métabolique
sous forme de radicaux phosphorylés (Lipman).
Pendant longtemps on a pensé que la capacité de xer et réduire le gaz
'
carbonique distinguait radicalement les « autotrophes » des « hétérotrophes »
qu’on croyait incapables d’effectuer cette réduction. En 1942, Wood découvre
que les bactéries hétérotrophes sont capables de xer le gaz carbonique et de
l’incorpore'r dans les molécules organiques :
CH3—CO—C_OOH + C02——>COOH—CO—CHz—COOH
Acide pyruvique
'
oxulo-ncéque
On sait aujourd’hui que toutes les cellules y compris celles des animaux
peuvent incorporer et réduire le gaz carbonique en effectuant des réactions
inverses d’une décarboxylation. Les voies principales du métabolisme énergétique, aujourd’hui connues, Se retrouvent chez tOus les organismes, malgré
la diversité de leur morpholOgie et de leur mode de vie. Les mêmes systèmes
de réaction, les mêmes intermédiaires, en nombre d’ailleurs relativement
restreint, rendent compte des métabolismes les plus variés.
"
.
*
Les cellules, pour croître et se multiplier, doivent synthétiser leurs propres
constituants : protéines, acides nucléiques, lipides et glucides divers. C’est
ce qu’on appelle l’anabolisme : les différences m0rphologiques profondes,
qui semblaient séparer les différents organismes, se sont singulièrement effacées
sur
biochimique.
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=
'
'
L’écorce terrestre ou lithosphèrerœouverte d’une Couche discontinue d’eau
-
ou hydrosphère est séparée des espaces cosmiques par l’atmosphère. La biosphère (Lamarck) est constituée par la masse globale des organismes chronologiquement postérieurs à la lithosphèré, l’hydes‘phère‘etl’atmosphère; elle est
répartie de façon discontinue dans Ces trois régions;
—
_‘
.
La
est l’enveloppe qui sépare 'l’éC0rce terrestre des milieux ces—
miques et ou se retrôuVent les êtres vivants; S’il existe une unité générale qui
préside aux métabolismes qui se déroulent au sein desêtres vivants les plus
variés, il y a aussi un équilibre entre.les échanges biologiques et minéraux
des différents éléments, qui peut, se schématiser.dans la description des cycles
'
du carbone, de l’azote, du soufre,—duphosphore,-les cycles de l’eaurésumant
_
les cycles de l’hydrogène et
par eXerr1ple-queles_
ani—
maux libèrent par-la respiration du (302, que les _végétauxassimet' auicours
-
de la photosynthèse
'
'.
…
_—
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