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ANTHROPOLOGIE. — TYPE CUIVRÈ.
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physique et morale, et c’est à elles que l-’on.doit la création de l‘ancien et célèbre empire du Pérou.
_‘ Leur civilisation, comme celle des‘Astèques, était très-avancée, car ils savaient travailler l’or et
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l’argent, polir les pierres précieuses, cultiver la terre, édifier de splendides édices ornés de sculp—
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tures et de peintures; ils avaient des connaissances astronomiques, une langue très—riche, une
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poésie et un culte spiritualiste; leursprêtres se vouaient au célibat, et leurs rois étaient regardés
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comme descendants du soleil;ils professaient pour-les morts la plus religieuse vénération, et, comme
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les Egyptiens, momiaient les cadavres. Au lieu de perfectionner l'intelligence de ces peuples par
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l’exemple de bonnes lois, par l’action bienfaisante d'une douce religion, les conquérants européens
ont préféré employer la force brutale, détruire, et s’emparer de richesses accumulées depuis des
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siècles (Voÿ. pl. XXXVII, fig. 2).
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Les débris qui restent actuellement des lncas ou des Quichuas ont, avec une peau brun olivàtre,
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des traits bien caractérisés; unetête oblongué d’avant en arrière, un peu comprimée sur’les côtés;
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un front un peu'bcnjbé, court, fuyant en arrière, et cependant un crâne volumineux; la face est
large, plutôt ronde 'qu’oValé; le_nez estsaillant, long, aquilin, à narines larges; la bouche est
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grande, à dents belles, persistantes; le menton est court; la physionomie, assez uniforme, est sé—
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rieùse,rééchie, tristeg'les femmes sont.rarement jolies, quoique leur nez soit moins saillant et
moins courbé que celui deshommes;
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Les Péruviens aujourd'hui sont entrés dans la religion catholique, qu’ils suivent avec ferveur,
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aimant surtout lescérémonies du culte qui, chez eux, sont de superbes représentations théâtrales;
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ils sont essentiellement pasteurs et cultivateurs. Les Changas desbordS de l’océan Pacique diffè:
rent un peu des'Quichu‘as pour se rapprocher des Araucaniens; ils sont d’ un bistre noirätre,zetse
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livrent principalement àla pêche.
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La FAMILLE ANTISIENNÈ,’ moins connue que la précédente, et qui doit son nom à'ce_qu"elle habite
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une région appelée Antis par les' Pérùviens et située dans la zone chaude
humide:du versant
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oriental des Andes bolivienne et péruvienne, comprend des populations presque blanches, ou
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plutôt basanées, avec un peu de jaune, et qui constituentcinq nations. .Cesont celles des Indiens
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Yuracdrès, Moc‘e'tènes, Taranas, Mar0pas et Apolistas,'dont les traits varient suivant qu’on les
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étudie chez les
ou chez les habitants des_plaines, auxquels Alcide d’Orhigny joint
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quelques petites peuplades des Contre—forts des Andes, telles que les Huacanabuas, les Quiæos,ete.
La FAMILLE ARÀUCANIENNE, établie au pied des Andes et dans les plaines de l’est, depuisle:trentièmé
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degré de latitude, s‘étend sur toute l’extrémité méridionale du Chili jusqù’audétroit deMagellan,
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et a envoyé dg”S hordes distinctesS…” les îles de la Tee-de—Feu;Les peuplés de cette famille, que
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[les voyageurs désignent sous les dénominations de
Pimuche—s, Pàlches, Ch0nos,, etc.,
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Sont principalementi ”1° les ArauCands ,'_ou_ Afcos,*dontälcide d’Orhign-yf indiqué
premiers
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comme des tribus pres‘q1ieSédentaires des
Andes et du sud du Chili,etles seconds comme
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des peuplades nomades des pa”mpas; et 2° les Pesohe7‘a_ia qui habitent la Terrede-Feu en compa—
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gnie des Patagons, qui s’en séparent aisément,
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races,quoiqùe considérées par quelques auteurs comme une famille du type péruvien, s’en
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séparent néanmoins par leur physionomie “et par leurs mœurs. Ellessont :helliqu'euses, cruelles,
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ont constamment opposé uné,résistance opiniâtre àla Civilisationeuropéenne, et vivent _indépen—
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dantes"sousla‘direction de chefs de-claus. Chez elles 'la-peau est d’un olivàtre clair, moins intense
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que la couleur’des QdiéhienS; leur langue est plus euphon‘i—que que:i:elle‘ des Incas.—
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ont, avec la grosse tête et le
des "5Américains —mér—idio4
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naûx, une tailletrapue,
hautes et saillantes, le.nez— court _et—épaté, à._nari-nes larges,
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les yeux peu relevés à l’angle externe, la.bouéhe grande, à lèvres épaisses, le front étroit, les che—
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peu“debarhé;rchez
des .pepulationshlgndes 011 d’Un
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»te'i‘nt clair (Voyplz XXXIX,
maigreS,.mais
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qu'onl"à”tpiÏétédùî, et cela
îpauvrerégime, consistant- presque. GXClUSiVemem en
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'SOn,':et à"leur industrie
traits sont ceux des _Ar_aucanas, mais
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pression a beaucoup {le—douceur? 'et annonce:—'une bienveillance q—ueileur conduite
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dans*leslÏmêÊmes pays que les
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