r
,
276
HISTOIRE NATURELLE.
"
_
=
'
prêtres dans les sacrices sont les ouhoùs. Dieux, prêtres, chefs, ainsi que les lieuxqu’ils" habitent,
sont taboués ou sacrés
il en est de mêmedes aliments recherchés, comme les cochons, les tor_
tues, les bonites, les dorades, réservés aux classes privilégiées, tandis que
les aliments communs,
_
_:
'
'
comme le fruit de l’arbreà pain, les cocos, les ignames etles poissons ndntaboués
sont seuls laissés
.
_
.
_
à la masse du peuple. Leurs cases ne sont pas très-arti'stement faites, quoique chez eux on trouve
_
'
des débris d’une ancienne architecture: ce n’est que dans l’art de construire et de sculpter des '
,
pirogues qu‘ils excellent._Ces peuples Sont sujets à une. foule de maladies, et leurs tabouas les
.
_.
sent mourir sans secours ou ne savent employer, comme remèdes, que des pratiquessuperstitieuses. _
_
_.
:
_'
__
_
_
'
_
_
/
.
'
'
Fig”. 140. —— Femme de Tai'L1.
Fig. 141. —— Habitant de Noukahiva.
Fig. 142. —— Femme de_Taii‘_ti.
'
‘
Les Tàïtien8, ou habitantsde l’archipel de Taïti (anciennement îles dela Société),diffèrént peu
'
"
.
…
'
des N0ukahiviens. Ge s0nt aussi des hommes remarquables par leur belle stature: leurs femmes
.
‘
seulés"ont pèrduîà être trop flattées par les récits des premiers voyageurs. Habitant des îles placées
'
'
…
-
,
sous les
et comprenant les archipels de Ta‘iti, Toubonaî et Palmerston, ces insulaires
'
avaient'des mœurs douces et molles, mais qui ‘n’avaient pas éteint l’esprit belliqùeux de leur race.
_
'
_
.
Le rigorisme, plus apparent que réel, des missionnaires anglicaùs, et depuis, l’occupation française, ,
'
_
ont
physi0nomie'de ces peuplad‘es, qui ont eu plus a perdre qu’à ga‘gner'au contact des
"
'
_
Européens.
donc deu—Xépoques bien distinctes: l‘époque de la découverte dans laquelle
i
la
(léÿçloppält sans entraves: alors, dit—on, les femmes étaient remarquables par leurs »
_
belles formes, par leurs traits réguliers, agréables, et les voyageurs—nous en ontdonné les portraits
-
'
.
que norts repr0d disons dans nos planches XXXlI, XXX… et XXX1V, ainsi que dans les gures que
.
‘
nous;,donn0n'sdans
le texte; alors régnaient des rois, les aroés ou chefs, et des prêtres adOrant des
_
Ÿ
.
_
idoles et professant une religion —aped”prèssemblablè a celle d'éNoukahivaà- alors enfin le peuple
'
.
«
pouvait se livrer à ses jeux, 'a S_eS danseset à. ses coutumes originaires, La seCdndé époque est celle '
'
que l’on 'v'oit actuellement: elle commence” avec la -p'ùissancé“des— missionnaires et la conversion du '
'
'
’
'
roi Poinaré_au catholicisme; les habitants sont devenus
demi—”citilisés,-—ïet,' i'ai‘n'quant
_
leurs instincts, ils se'couvrent' des débris des plus Vieilles défroques
"‘
'
'
'
"
—
*
Les Mangare‘vièns sont des“ Taïtieiisgplacés depuis 10ngiemps dans des circonstances défavorables
"
'
_
pour leur développémenti Résultat
de migrationsvolontaires où£fortuites, ilsont été transportés
_
.
,
_
par les accidents de la mer “sur les
îles
naturel d‘oralligénes de Pomét0_u et sur que]qués_—
'_
'
"_
-
_
unes— de ces petites
îles volcaniques
a pilons'élevé'S,
'Se'tr'ouvent—dans c'es mois. Ces insulaires,'
'
;
_
'
,
_
souvent aSsailli‘s‘ par des famines, se SQËt dégén‘éré's; ils'tiennentà la'fôis
Ndùlraliiv'iens et des
'
*
_, ' _ _
.
Taïties,_'mais'ni.la"religion, ni“ les mœurs, nile's croyances ne différent en rien de celles des '
.
'
"
_
'
'
'
'
'
'
Ï
'
'
"
-
'
'
'
"
"
-,
'
"
_
'
-
"
7
Les Hawàicns,_plus connus sousle nom de'Saitdwiätims, C’est—à—dire habitants des fSaïndiirichs,
'
.
"
:
=
ancienne dénomination donnée parles premiers voyageurs,—' établis”danS
,
‘
=
'
'
mi‘sphereSeptentdbal, empruntent leur nomà l‘île d’Harbaï ou,AWalii,-laplusmend10nalede
'
:
_
ces îles._
peuples ont devancé
"branches de
'océanienne, “engadoptan'tÏ avec
'
Précédent

- 352/448

Suivant