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ANTHROPOLOGIE. —— TYPE JAUNE.
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empressement la civilisation ainsi que la religion européennes, et la monarchie qu’ils forment, celle
..
des Tamea-Mea, a été reconnue par toutes les puissances maritimes. Les Hawaiens, remarquables par
les belles formes des hommes et des femmes, ne diffèrent des Taïtiens, ni par le régime, ni par
'
:
__
_
l’organisation
civile et religieuse. L’Hawa‘ien est naturellement doux, bienveillant, hospitalier, ce—
.
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pendant, dans quelques occasions où la jalousie, la haine, la vengeance, l’ambition les inspiraient,
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-
les‘naturelsont pu déroger à leur bonté native; moins légers, moins versatiles que les Taïtiens, ils
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sont moins sérieux et plus communicatifs que les Tougatabiens; avant de s’assouplir aux mœurs
-
,.
européennes, ils ne vivaient déjà pas entre eux en bonne intelligence, se Iivraient des combats
entre tribus, quoique semblant obéir à un roi unique et absolu; les hommes, en général polygan1es,
,
_
faisaient peu attention aux femmes, qu’ils traitaient cependant avec douceur; l’affection pour les
enfants ne les empêchait pas de détruire ceux qu’ils ne voulaient pas élever ou qui leur désobéis— '
î
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saient; les hautes dignités civiles, militaires et sacerdotales étaient héréditaires, quoique soumises
au contrôle suprême du roi; la discipline était sévère, et les peines encourues terribles; leur religion
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_.
était celle de toute l'Océanie, ils avaient le tabou et faisaient des sacrices sanglants; leur vie était
,
,
simple; souvent ils ne portaient que le marc, mais les femmes aimaient s’orner de bracelets, de
; ..
'
jarretières en eurs, de coquillages, de dents de cochons, de couronnes, etc., et savaient parfaite—
ment arranger leurs cheveux. Aujourd’hui on retrouve chez eux ce mélange de demi-civilisation
_
'
que nous avons signalé à Ta'iti.
"
.
Les Nouveaux—Zélandaz‘s, placés sur deux grandes îles déchiquetées et” battues par les tempêtes
'
-
australes, en “dehors du tropique (les îles Tawaï-Pounatnou et Il
industrie pour l’appliquer à_-un climat rigoureux, et ont dû éprouver quelques modications phy—
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-
siques. Bobustes, bien faits, vigoureux et endurcis, leur physionomie a acquis un caractère sévère,:
,
—
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d’un jaune cuivré_, le corps, mais surtout la gure de ces. sauvages, ont pris'une couleur presque
'
‘
noire due _à un tatouage composé de dessins_symboliques et réguliers profondément gravés dans la
\
On ne trouve pas d’embonpoint chez eux; mais leur tête haute, leurs épaules effacées, leur
démarche assurée et droite, respirent une erté naturelle particulière à cette race d’Homme5; leurs
_
yeux sont grands et bien fendus, leur nez est bien fait, quoiqu’un peu dilaté, enn ils ont peu de
,
poils sur le corps. (Voy. pl. XXIII, g. 1; XXXI, fig. 2, et pl. XXXVI). Les chefs se font remarquer…
,
par dîélégantes nattes de phormium, qui leur couvrent presque entièrement le corps jUSqU’à mi—
'
jambe et se rattachent devant la poitrine; un petit nombre porte en outre une seconde natte«ratta—
_
,
’
chée auteur des reins; leurs cheveux sont relevés et menés au sommetde la tête, et parfois sur—
_
'
montés de
d’oiseaux de mer; les hommes du peuple et les esclaves n’ont que des
—
nattes en jonc ou en tissu très—grossier de phormium, avec un simple pagne autour des reins; leurs
-
,
'
cheveux en désordre,leur figuré sans_tatouage, leur constitution maigre et chétive, tout montre un
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état d’infériorité et de misère.]l semble y avoifdeùx races parmi, les NOUVeaUX-Zélandais :-la pre- _
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,
mière, conquérante, d’origine po”l‘ynésienne, et la seconde qui sembleappartenir à la' race méla..
‘
nésienne mélangée à une population anciennement autochthone. Ces peuplés sont honnêtes, probes,
_
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hospitaliers, amis dévoués et dèles,pàrents tendres et affectueux, mais, d’un autre côté, .iraScibles,
_
_
ers, pointilleux et implacables dans leurs vengeances. Ils sont naturellement guerriers, _anthropo—' ’
,
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phages, et trop souvent ils se sont montrés traitres et sangrîinairés envers
'les navigateurs, qui, de
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leur côté, les ont souvent trompés : ils sont souvent en guerre detribu—àtribu; et, après la victoire,
_
,
ils saventmomier avec une grande perfection les têtes de leurs ennemis, et s’en fontun trophée
“
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glorieux, Ils ont la même religion que les Polynésiens, à quelques modications près, et les prédi—
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cations des
peu.réussi chez
Ils obéiSsent à un grand nombre de chefs.A
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__l‘école des Européens, ces sauvages sont devenus de bons ouvriers dans les métiers qu’ils ont ap=
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pris : ils font d’habiles ,charpentiers, des maçons, des
intelligents étaussi
.
d’excellents Înatelots, et naturellement savent se construiredébelles, cases, des édices et ,de- très7
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Ïgrandes_ pirogrieshabilementsculptées; en “outre, leurs relations avec les Européens leur
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,
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en’échàhge des pr0ductionS deleurs îles, i‘l's recheœhentnos
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pop_drè.Aventùreux et hardis, ils aiment les grands voyages; mais
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la rev0ie'tavetç dé grands transports de j'ai—ei Les femmes sont en
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hommes; 'leùr visage manque
d‘e’délicatesse; leurs membres
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sont trop gros,—" leur sein trop” fort; leur taille trOp courte et'trop‘ ramassée des qu’ellés'.devi€nnent
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