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ANTHROPOLOGIE. …… TYPE JAUNE.
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des doigts, se font extraire des dents, etc. De nombreux missionnaires se sont établis sur plusieurs
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points de l’Océanie, et ont amené des conversions au catholicisme. Ils honorent les morts, leur
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consacrent des autels funèbres qu’ils nomment morais, et sacrient des prisonniers aux,funérailles
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des chefs. Beaucoup
eux sont anthropophages, et mangent surtout les cadavres de leurs
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ennemis abattus sur le" champ de. bataille. Lors de l’arrivée des premiers Européens, ils se-sont
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montrés assez bons et prêts à recevoir les voyageurs d’une manière hospitalière: mais nos peuples
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civilisés ont agi chez eux sans foi et sans lois, et dès lors est-il étonnant que, par une réaction na—
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turélle, ils aient repoussé la force par la force, ou qu‘ils aient même attaqué les premiers des marins
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débarqués en ennemis Sur les côtes de leurs îles? Le vol, au reste, est leur penchant le plus naturel,
et nous leur avons importé le goût le plus prononcé pour les liqueurs spiritueuses. Leur foi fonda.
mentale est le tabou ou l’interdiction sacrée. Leurs rois et leurs chefs sont héréditaires, et, ainsi
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que leurs prêtres, possèdent seuls le pouvoir de faire parler les dieux. Leur langue, riche en voyelles,
est douce et sonore, et admet six dialectes distincts: le howaien, le ta'itien, le mangarévien, le
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noukahivien, le tongaïen et le nouveau-zélandais.- Leurs costumes varient suivant les îles, et_ne
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consistent le plus, habituellement qu’à cacher des organes de la reproduction: leurs mœurs sont
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très—relâchées, et la délité conjugale n’est guère reconnue chez eux. Quant à leurs coutumes, à
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leurs fêtes, à ces danses si remarquables, à ces cérémonies civiles du have, etc., si longuement et
parfois si emphatiquement décrites par— les circumnavigateur”s, elles tendent chaque jour à dispa—
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raître,_ et
niveau civilisateur fait aujourd’hui des Océaniens des peuplades à la fois aborigènes,
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européennes, asiatiques et_à demi Sauvages. En outre, les vrais OcéanienSsé sont mélangéS’àVœ les
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deux populations que l’on reconnaît dans les îles occidentales de l’océan
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lins et Tagals, ils ont produit les Routeumai‘ens, ou naturels de Rotuma, de Saint-Augustin et de
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quelques autres îles voisines; avec les Négres oeéaniens, ilsont donné naissance a desmétis aux îles
;
des Amis, à Ticopia,Vitis, aux Nouvelles—Hébrides, etc. Enn quelques-unes de leurs villes maritimes
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sont devenues des comptoirs où prédomine l’élément européen _(Voy. pl. XVI, g. 2);
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Nous ne pouvons chercher dans ce résumé à indiquer les diverses particularités que présentent
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les types océaniens dans les îles innombrables de l’océan Pacique, et nous ne parlerons que des
plus remarquables.
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Les Noukahz‘viens, c’est—à—dire les_habitants des îles de Noukahiva, anciennement appelées îles
—:
Marquises, moins visités jusqu’à ces dernières années par les Européens que les autres Océaniens,
ont aussi conservé le type le plus pur
et le moins mélangé de la famille, quoique les Américains,
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.Sous la direction du capitaine Porter, se soient pendant quelque temps rendus maîtres de l’île
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principale, et qu’ilsaient imposé des tributs de cochons et de fruits de la plupart des diverses po—
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pulations, Les Nouk—ahiviens, par leur haute stature et la belle prestance des hommes, la richesse
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de la taille des femm'es'ont
prééminence sur les autres
à peàu_jauné.
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a Cette race est en effet remarquable, comme le fait remarquer Adolphe Lesson, par la beauté
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des formes du corps, la symétrie des membres, l’élégance du port et l’assurance de la démarche.
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Lesarticulàtions sont minces et pleines de souplesse. Les plus beaux hommes sont ceux de Taipi à
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Les femmes, ont une stature élevée, des cheveux noirs, crépus, un regard doux, une
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expression mobile et gracieuse.Leurs yeux sont grands et ombragés de longs__cils_hoirs£. Le nez
est
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aquilin. Leur taille, remarquable par la pureté de ses formes, est mince, puis largement évasée au
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bassin.
petites etpotelées, les pieds seuls sont larges et déformés. »' (VOyez notre
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Atlas, pl.ÏXXf-V, g. {, et pl. XXX, fig. 2). La gure en général- des naturels ne manque
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pression Ïnide régularité; la variété de leurs coiffures, parfois si gracieuses' chez les femmes; leurs
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tatouages: si divers, si compliqués, et qui peuvent couvrir- presque entièrement leurs corps; leurs
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vêtenientsét— leurs joyaux leur donnent enn un aspect curieux et étrange au premier abord ': ces
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costumes, j_quicorisistént souvent en un simple mare ou "ceinture, ou en des pièces dÎét0ffe jetées
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Sur les épaules, varient beaucoup-; en guerre,— les hommes
s0rtes “de baùs‘se-Cols, des
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ba-n'deaùx,=.des_.easques de plumés, et leurs armes ordinaires
les femmes ontde _'
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richesÏ.parurespour la danse et manientun éventailÏavec l'adresse d’un‘e'_Espagnole.'Eiï‘.résum—é,f
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leS“NoukïthiŸiéns dut toujours.un caractère plusna—‘if, 'p‘lussauvage, plus primitif que
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quidevi__eiine'n'tÏato'uas
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après leur mort et qui sont aussi leurs"m_édeciùs, poi‘téiile'nom de Tabouâs,etlésaidesdecés -
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