'
274
’
HISTOIRE NATURELLE.
'
'
la plu's…grande vénération pour certains oiseaux qui leur servent d’augures, et ont des prêtres qu’ils
'
.
nomment Datons. A la mort de leurs chefs ils tuent des esclaves.
,
'
_
,
‘
Ces peuplades ont la plus complète analogie de rapports physiques et de moeurs avec les peuples
_
"
'
répandus dans les îles de l’océan Pacique. Presque partout ils se trouvent avec des Malais, avec
'
des Chinois, des Européens—, leur sont presque toujours soumis, et quelquefois même se sont mé—
langés avec eux.
_
.
-
,_
.
« Peut—être, dit Lesson, faut—il placer parmi les Dayaks les Bugzs ou Bouglis des Célèhes, de Bali
et de Ternate, dont le crâne a offert à Blumenhach la plus grande similitude avec la tête mongole;
'
.
_
Les Battas ou Biadjoùs, anthropophages de Sumatra; les Orange—Matawis, des îles Pegglis; les
'
_
_
_Hdraforas ou Orangs—Béona, à peau jaune, et idolâtres,de la presqu’île de Malacca; les Samangs,
_
:
desplateaux intérieurs; lesAmforas, musulmans, de Bourou et de Céram. Quant aux Alfourous
des Gélèhes, ils sont bien de véritables Dayaks, d’un jaune clair et semblables aux Océaniens. »_
.—
f}
4
_
Enn nous_pourrions nommer un assezgra‘nd nombre d’autres hordes plus ou moins sauvages,
'
qui se rapprochent, si elles ne rentrent même
la famille que nous étudions.
,
La troisième et dernière division durameau mongoliquè insulaire 'est la FAMILLE ocÉanrnnnn de
f
Lesson, répondant à la-maille taboucmte de d’Omalius d’Halloy, à la race océaniquede Desmoulins ;
'
.
,à l"‘Hom0_‘tzeptunianus occident’alis de Bory, et à la racerpolynésienne de, Dumont d’Urville, qui
.
comprend des types’assez différents les uns des autres dans leurs détails, quŒque assez homogènes
_
;
=
dans leur ensemble, et qui renferme les insulaires de la Polynésie.
'
_.
"
‘”
_
'
Les Océaniens, qui dans leur patrie se donnent entre eux le nom de Kanasks, ont tous conservé
_
_
le Souvenir d’un peuple considérable, dont ils seraient des colonies formées à desépoques excessi—
_
_
vement éloignées. L’isolement dans lequel les diverses populations, semées dans des archipels circonscrits, ont vécu depuis des siècles, n’a m0dié que trés—légérement leur physique, leurs croyances
—
__, ____, _‘ ; Ï
et leurs langues, mais.au fond la plus complète analogie se fait remarquer entré elles; _'D’après -
";
'_
Bory de Saint—Vincent,
cette famille paraît s’être séparée de la malaise, si_toutefois elle n’eut pas
"
_
__
,
un
différent, avant la connaissance des
« ba=:_—gl}lQ1iÿellé-Zéla'nde, où sont
_
__
_
:-des"montsfortélevés, et qui dutsaillir .eu-dessus des mers quand la Nouvelle-Hollande était encore ,
'
_
;
inondée‘,nous semblerait être, dit—il, le lieu dont elle sortit pour s’étendre Vers le Nord et dans les
'
—
,
"
<
archipels def—l’océan 'Paciqùe que n’occupent pas des Mélaniens, des Papou—s ou même des Siniqùes
*
_
_
et des Hindous, qui ont'aussifpénétré-dans quelques parties de l’Océanique__Le méridien de la'Nou—
!
_
'Ï
_
,
velle—Zélande (Tasmanie), qui passe à peu'prèsén—tre les îles Fidji et
la
‘
plus
sa limite occidentale; ainsi les îles Malgraves, San_dWich (Hawai), des Mar':
.
.
qùises _(NdukahiVal', —'dela—Société (Taïti), des' Amis et même l’île de Pâques—, seraient eXcluSivement
-
‘
peuplées par les‘mêmes Hommes. »
'
_
'
_
_
__
.
Chezjlés Océaniens on remarque une plus haute stature que chez les Malais; des formes masculines
'
herculéennes; une peau plus jaunâtre et moins foncée en
variable'dans Ses teintes;
_
“
la téte
avec des traits un peu gros; l’oreille est naturellement petite; les yeux sont Ïà_
eur dé'tétë,
ahrités sous d’épais sourcils; le ne'zest gros au bout, à la_rgésailés; les lèvres sont grosses;
'
_:1 -
_
les cheveux sont toujoursplats—,,a‘ss'e'z courts et ns; engénéral la barbe-n’est pas très—four‘nie; enn
-
‘
les pieds sont gros et‘les jambes fortés,tan‘dis que ces par“tiesæsont élégamment proporti0n‘né‘es chez
,
,
les Malais, et»qufelles sont, au Contraire,_ttrès-'grêles chez les Mélaniensetchezles Australiéris…Dàns
_
'
c_ettefamille les hommes sont m—ieuxfaitS
femmes : '_1€S;—'ChÏ3ÏÎÏIIÈS de
dernières ,lurént
,
'
,.
,
_
,
néanmoins trop célébréspeut-être par les premiers.marins—quiabordèrent sur leurs îles, quoique -
'
'
Ï
Ï :
induiregdes observationsdes voyageurs 1110d,6Ù1651 qu’elles sont assez jolies, avec cepen__
_
»
,
'
'
dant.qu=elque
0‘11089 de grossier— dans 18_S:lfâîts
mais les formes
»
_
-__d:u resteade—leur
des hanches et des épaules,=surtoutdiez:tes”jeunes lles, sont parfaites; :
,_,
.-:
_'
_
'
‘
leurggorge sortout:est exactement
des plus fermes, ce
un
_
__çaractere'_,qp'on
ne retrwve_guèœque chez les Caueasiénnes et"les_ I_—Iindôues; enn dans la plupart
f
‘.
,
'
d’uneextfême propreté et aiment_beau.couprà se baigner;
'
_
CBSpeuples ;ijeqonnaissent,fcomme les _Dayaks,
principal,—ouvrier.
'
Ï_
-
'
etc.;
prêtres
__
'_
'
’]— ,
"
.
"’'P'Ê-S'Ëï‘Îîmam? et ?E‘?’?ËÊÈBIÏV‘-ent'la cervelle
:
—
'
_.
_'
'
_drv1n1te ‘
274
’
HISTOIRE NATURELLE.
'
'
la plu's…grande vénération pour certains oiseaux qui leur servent d’augures, et ont des prêtres qu’ils
'
.
nomment Datons. A la mort de leurs chefs ils tuent des esclaves.
,
'
_
,
‘
Ces peuplades ont la plus complète analogie de rapports physiques et de moeurs avec les peuples
_
"
'
répandus dans les îles de l’océan Pacique. Presque partout ils se trouvent avec des Malais, avec
'
des Chinois, des Européens—, leur sont presque toujours soumis, et quelquefois même se sont mé—
langés avec eux.
_
.
-
,_
.
« Peut—être, dit Lesson, faut—il placer parmi les Dayaks les Bugzs ou Bouglis des Célèhes, de Bali
et de Ternate, dont le crâne a offert à Blumenhach la plus grande similitude avec la tête mongole;
'
.
_
Les Battas ou Biadjoùs, anthropophages de Sumatra; les Orange—Matawis, des îles Pegglis; les
'
_
_
_Hdraforas ou Orangs—Béona, à peau jaune, et idolâtres,de la presqu’île de Malacca; les Samangs,
_
:
desplateaux intérieurs; lesAmforas, musulmans, de Bourou et de Céram. Quant aux Alfourous
des Gélèhes, ils sont bien de véritables Dayaks, d’un jaune clair et semblables aux Océaniens. »_
.—
f}
4
_
Enn nous_pourrions nommer un assezgra‘nd nombre d’autres hordes plus ou moins sauvages,
'
qui se rapprochent, si elles ne rentrent même
la famille que nous étudions.
,
La troisième et dernière division durameau mongoliquè insulaire 'est la FAMILLE ocÉanrnnnn de
f
Lesson, répondant à la-maille taboucmte de d’Omalius d’Halloy, à la race océaniquede Desmoulins ;
'
.
,à l"‘Hom0_‘tzeptunianus occident’alis de Bory, et à la racerpolynésienne de, Dumont d’Urville, qui
.
comprend des types’assez différents les uns des autres dans leurs détails, quŒque assez homogènes
_
;
=
dans leur ensemble, et qui renferme les insulaires de la Polynésie.
'
_.
"
‘”
_
'
Les Océaniens, qui dans leur patrie se donnent entre eux le nom de Kanasks, ont tous conservé
_
_
le Souvenir d’un peuple considérable, dont ils seraient des colonies formées à desépoques excessi—
_
_
vement éloignées. L’isolement dans lequel les diverses populations, semées dans des archipels circonscrits, ont vécu depuis des siècles, n’a m0dié que trés—légérement leur physique, leurs croyances
—
__, ____, _‘ ; Ï
et leurs langues, mais.au fond la plus complète analogie se fait remarquer entré elles; _'D’après -
";
'_
Bory de Saint—Vincent,
cette famille paraît s’être séparée de la malaise, si_toutefois elle n’eut pas
"
_
__
,
un
différent, avant la connaissance des
« ba=:_—gl}lQ1iÿellé-Zéla'nde, où sont
_
__
_
:-des"montsfortélevés, et qui dutsaillir .eu-dessus des mers quand la Nouvelle-Hollande était encore ,
'
_
;
inondée‘,nous semblerait être, dit—il, le lieu dont elle sortit pour s’étendre Vers le Nord et dans les
'
—
,
"
<
archipels def—l’océan 'Paciqùe que n’occupent pas des Mélaniens, des Papou—s ou même des Siniqùes
*
_
_
et des Hindous, qui ont'aussifpénétré-dans quelques parties de l’Océanique__Le méridien de la'Nou—
!
_
'Ï
_
,
velle—Zélande (Tasmanie), qui passe à peu'prèsén—tre les îles Fidji et
la
‘
plus
sa limite occidentale; ainsi les îles Malgraves, San_dWich (Hawai), des Mar':
.
.
qùises _(NdukahiVal', —'dela—Société (Taïti), des' Amis et même l’île de Pâques—, seraient eXcluSivement
-
‘
peuplées par les‘mêmes Hommes. »
'
_
'
_
_
__
.
Chezjlés Océaniens on remarque une plus haute stature que chez les Malais; des formes masculines
'
herculéennes; une peau plus jaunâtre et moins foncée en
variable'dans Ses teintes;
_
“
la téte
avec des traits un peu gros; l’oreille est naturellement petite; les yeux sont Ïà_
eur dé'tétë,
ahrités sous d’épais sourcils; le ne'zest gros au bout, à la_rgésailés; les lèvres sont grosses;
'
_:1 -
_
les cheveux sont toujoursplats—,,a‘ss'e'z courts et ns; engénéral la barbe-n’est pas très—four‘nie; enn
-
‘
les pieds sont gros et‘les jambes fortés,tan‘dis que ces par“tiesæsont élégamment proporti0n‘né‘es chez
,
,
les Malais, et»qufelles sont, au Contraire,_ttrès-'grêles chez les Mélaniensetchezles Australiéris…Dàns
_
'
c_ettefamille les hommes sont m—ieuxfaitS
femmes : '_1€S;—'ChÏ3ÏÎÏIIÈS de
dernières ,lurént
,
'
,.
,
_
,
néanmoins trop célébréspeut-être par les premiers.marins—quiabordèrent sur leurs îles, quoique -
'
'
Ï
Ï :
induiregdes observationsdes voyageurs 1110d,6Ù1651 qu’elles sont assez jolies, avec cepen__
_
»
,
'
'
dant.qu=elque
0‘11089 de grossier— dans 18_S:lfâîts
mais les formes
»
_
-__d:u resteade—leur
des hanches et des épaules,=surtoutdiez:tes”jeunes lles, sont parfaites; :
,_,
.-:
_'
_
'
‘
leurggorge sortout:est exactement
des plus fermes, ce
un
_
__çaractere'_,qp'on
ne retrwve_guèœque chez les Caueasiénnes et"les_ I_—Iindôues; enn dans la plupart
f
‘.
,
'
d’uneextfême propreté et aiment_beau.couprà se baigner;
'
_
CBSpeuples ;ijeqonnaissent,fcomme les _Dayaks,
principal,—ouvrier.
'
Ï_
-
'
etc.;
prêtres
__
'_
'
’]— ,
"
.
"’'P'Ê-S'Ëï‘Îîmam? et ?E‘?’?ËÊÈBIÏV‘-ent'la cervelle
:
—
'
_.
_'
'
_drv1n1te ‘
