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ANTHBOPOLOGIE. —-—— TYPE BLANC,
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paient
pays
avant eux. Ammien nous représente ces peuples gaulois comme ayant une haute
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stature, une grande force, une teinte de peau bien blanche, les cheveux roux ou blonds, les yeux
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bleus ou gris; il les peint comme étant robustes, quérelleurs, ivrognes, colériques, maisbraves et
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méprisant la vie. Jules César a donné des Gaulois des portraits qui prouvent que, gais, valeureux,
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inconstants, ils joignaient
à la bravoure personnelle l’exaltation du sentiment patriotique; Civilisés
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et intelligents, les Gaulois étaient
divisés gn
nations indépendantes, alliées les unesaux autres,
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que des rivalités et des jalousies ont trop souvent livrées désarmées à l’active ambition de Rome. Les—
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Gaulois, surtout ceux des tribus d’origine gaélique, étaient toujours en mouvement, irritables,
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amateurs de nouvelles, parleurs iufati'gables; tandis que ceux d’origine kymryque avaient plus de
fixité et en donnèrent un peu à leurs successeurs.
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Ces peuples devinrent redoutables par la force de leur épée; les Latins apprirent à compter avec
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eux, et Rome se souvint longtemps
de Brennus; les Gaulois débordèrent a plusieurs reprises vers
l’Orient: ils poussèrent_leurs migrations jusque dans l’Asie Mineure; attaquèrent la Germanie, etc.;
mais les Romains, à leur tour, les vainquirent, et les hordes grossières qu’ils avaient forcées dans
leurs sauvages retraites desctmdirent à leur tour sur les traces des conquérants, mais le nombre,
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triotnphant
du courage, les Gaulois furent accablés. « Du flux et du reux, dit Bory, de tant de peu—
plades qui tràinaient avec eux des prisonniers de tous sexes faits sur plusieurs races des divers
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types humains, dut résulter un mélange de sang qui, confondant de plus en plus en Europe les
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caractères de chacune des races mêlées, produisit ces variétésindividuelles dont se compose au—
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jourd'hui la population occidentale, où les traits des types, perpétués les uns à travers les autres,
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reparaissent çà et là sur nos visages, mais s’y fondent insensiblement. C’est-ainsi que, par la confu—‘
sion des Germains poussés par les Scythes,-dés Scythes arrivant sur les pas des Germains, des Grecs
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quand ils transportérent leur PhoCÏde sur nos côtes méditerranéennes,des Pélasges'romains, qui,
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Sous le commandement de César, vengèrent le Capitole insulté au temps de Camille, des Arabes
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enn, qui ne mêlèrent pas leur sang au nôtre seulement par le glaive de Charles Martel (et nous
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pouvons ajouter des émigrations de Teütons, de Vandales, de Francks, de Burgondes, d’Ibériens de
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l‘Espagne, ainsi que des colonisations de Scandinaves, qui s’établirent à plusieurs reprises sur les
côtes dela Normandie) i c’est ainsi que les Celtes et les Gaulois sont devenus les modernes Français.
Leur vivacité, leur inconstahce, l’impétuosité de leur courage sans persévérance, une vanitésouvent
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puérile, une incroyable mobilité d’idées, et cette légèreté que leur reproche un peuple voisin (l’An'
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glais, qui cependant a a peu près les mêmes origines que nous, mais qui semble avoir pris à tâche
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de ne voir toujours que céqùi a rapport à son intérêt), sont les traits qui restent aux Français du
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Celte primitif. Unpénchaut aux superstitions quiles entraînatrop souventauxplusdéplorables fureurs‘,
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un goût exquis et sûr en matière d’arts, la presque totalité d’un langage nouveau, et de leur législa—
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tion, avec la graciéu‘se beauté de la plupart de leurs femmes, leur viennent des Pélasges de l’Îtalie et
de la Pbocide. Cette raisonqui, tem pérant le”tumùlte de leur imagination, les rendit aptes aux sciences
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de calcul, en les préparant à la discipline; mais des institutions féodales, de fausses idées de point
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d’honneur,—l'usage des duels et le peuchantà l’intempérance, sontles choses qu?ilsdéivcnt auxraces
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germàines. Quelques nez aqui]ins, des traits basanés, de l’exalta—ticn, des idées chevaleresquesqu’ils
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rappôrtèrént des croisade‘s, leur galanterie souvent excessive—, surtout uncertain laisser aller vers,-la
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servilité décorée du nom de délité envers celui qui sait les réduire, en même tem
que de j-actàn—
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tieuses prétentiorisàdesairs d’ indépendance, sont leurs traits aiabiqùes... Quant-au génie poétique
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et philosophique quibrilla dans la race celtique du plus vif éclat, les grands hommes de l’antiquité
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le lui
trouveau'cunetrace chez elle a'vant l’époque où les écrits des Grecs et des
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Romains vin—rent,dèslé nloyen âge,—et surt0ut au temps
la renaissance des lettres, favoriser les
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plùs'heureux penChants. Dé tant d'b‘éritages est résulté cOm—me une race,nouvelle, dont le caractère
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se_forme de
mœurs d’inconséquences, l’extérieur de traits}variés_, qui ne présentent
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plus “dephysionomie
pOurrait
Celtes Ïont._disparu du globe, si quelques
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à ‘ "
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High-landai’s‘dés‘
Gallois de l’Angleterre, les ‘bas Bretons de l’extrême Armorique,
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les insulaires
Belle-‘lsle‘et --les' Basques des Pyrénées centrales— n’en offraith quelques rejetons
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assez recénhaissâblesÏ. i) ; '.
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Ajoutons encore-que'lee Français _d’auîjbu=rd’hui,—parleur courage, parlcurlangue, la plus-Claire
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de toutes celles usitéesf-en—Europe,—parleurgénie dans les lettres et les—sciences,
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