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HISTOIRE NATURELLE.
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La mon CELTIQUE, ou les Celtes, dont la dénomination signie hommes des forêts, comprenait de
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nombreuses populations ayant occupé de très—bonne heure l’Europe centrale et méridionale, une
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partie des îles Britanniques, et de la Suisse, ainsi que de l'Allemagne en deçà du Rhin. Les carac—
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tëres de cette race étaient: une taille un peu plus élevée que dans les trois races précédentes; des
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formes herculéennes; un visage allongé et» ovalaire; des traits prononcés, mais réguliers; des che'
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veux moins longs,—considérablement fournis, châtain foncé ou bruns, assez ns, et que l’on laissait
croître en forme de crinière; un front plus ou moins bombé sur les côtés, mais fuyant légèrement
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vers les tempes; un nez nen rectiligne, distingué du front par une dépression plus ou moins mar—
quée entre les yeux; ceux-ci moins gros et moins grands que chez les habitants du Caucase, de la
Grèce et de l’Italie,, habituellement bruus‘ou gris, et. parféis cerclés de roux; une
barbe fournie, lé'
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gèrement rigide; la peau moins belle que dans-la rac‘e caucasique, souvent d’une couleur 1aunâtœ
ou assez colorée; la bouche moyenne; le tempérament bilieux et lymphatique; le corps et les'mem.
bres bien proportionnés, robustes, plus velus que chez to'us les autres Hommes, certaines
femmes y
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ayant même du poil jusqu’entre la gorge et l’ombilic; les_mollets très—forts: le bas de la jambe fin;
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le pied pNportionnellement-petit, etc.
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Deux rameaux principaux doivent être signalés dans la race celtique. L’un, celui des ”Gaé'ls ou
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Galls (c’est-à—dire hommes blancs), vint, le premier du berceau commun de la famille, s’établir dans
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l’Occident; le second, celui des Kymrys ou descendants des Cimb7‘es, venu dela chaine du Caucase,
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après delougues stations aux environs du Pont-Euxin, s’avance à son tour vers les pays'qùe baigne
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l’océan Atlantique, et y apporta la religion et la caste des Druidés, ainsi que la langue celte, qui a
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les plus grandes afnités avec le persan, et que l’on retrouve aujourd‘hui en Irlande, en Écosse,
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dans l’île de Man, dans le pays
de Galles et en Bretagne, dans les deux Armoriques. Mêlés proba—
blement sur.plusieurs points de leurs conquêtes, ces deux rameaux de la race celte demeurèrent
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isolés dans certains pays et dominérent dans d’autres; les Écossais, les Irlandais étaient déshations
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-gaéliques; l'élément gaël avait la prédominance dans la France orientale; les habitants du pays de
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Galles, ceux de notre Bretaghe_appartenaient, au contraire, au rameau Kymry‘que. Pour les Romains,
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ces races se confondaient sous le nom de Bretons dans la Grande—Bretagne, et sous celui de Gaulois
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dans la Gaule. Les Gaëls avaient la tête sphérique; le front moyen, étroit et— péu bombé; les yeux
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grands et ouverts; le nez droit à partir de la dépression
son 'point de réunion avec le front et ar—
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-r0ndi au bout; ”la taille moyenne; les Kymrys avaient la tête long‘ùe;le front large et éleVé; le nez
recourbé, la pointe en bas, avec leS.ailes retroussées; le menton sail‘lant— et la
DanSlés
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tumulusona retrouvé de nombreux crânes de ces deux rameaux de la”race celtique, et l’on doit
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surtout à M. le professeur»_Serres‘ un.-travail
les résultats des**fouilles faites dans un
tobeausépulCral à Meudon, etdùquel—il résulteque les débris des crânes de Galls et de Kymrys
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occupaient: les premiers les Couches inférieures‘du sol, et les autres les couches supérieures. Les
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os dela boite osseuse chez les Galls avaient une épaisseur bien plus grande.que celle des Kymrys;
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et les têtes des uns_étaient presque entièrement sphériques, tandis une cellesdes autres offraient -
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une forme notablement allongée. -
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Le berceau des péuplades celtiques, séparé: par les vallées du Rhône et di1Bhi’n des
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Germains, s‘étendit en descendant par la Garenne, la'Loire et la'Seine, le long‘des rives occidentales
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de l’Europe; ces peuples y devinrent navigateurs de bonneheui‘e, puisqu’ils pénétrèrent vers leNord
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Guirlande, en Écosse et même en Angleterre; vers le Sud en‘Espage,qui probablement
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par—t‘iede_ la terre africaine, et ont'peut—être même été,
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dit 'Bory de Saint Vincent, jusqu’en Amé—
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rique, où ils auraient apporté l’usage des sacrices humains et l’anthropopbagie; car les Celtes
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furent anthropophages, et lorsqu’ils cessèrent de”l’être,= leurs”Druides, perpétuant la mémoire de
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leurs primitifs et horribles festins,_immolèrent'd'es Hommes sur les au»tels d’impitoy”ables dieiix, dont
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‘la soif
pins longtemps que celle de.
nos pères
les
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chers de l’inquiéitibn renaître cet atro'ce penchant. Einêmeterps sur le continent les ’Ga'e‘ls
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.eu Suisse.—et produisirent les‘Ï'Helvéti'ens, qui se
nature
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de léur_.montagneuse patrie; en Savoie etda-nsl’ltalié‘,
dans les Gaules Transalpiné et" Gisalpine,
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on retr0uve'aiissi
de leurs _deséendances; il en 'éstde mêm6"en' Etr‘ürieét en Gâ'làt‘ié; avec
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les Liguresilsd0nnèrent aussi le péUple gén0is,etc‘.
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Les Gaulois avaient p‘0ùi‘._des0endants principaux les Galls,mgi5'älliég aux 1çymryg,-qùi…u.
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