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lllS’l’OlRE NATURELLE.
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pourrait bien manger des Crapauds, mais non par goût, évitanttrès—probablement les àcres mucosi,
tés que rendent les tubercules
de la peau
de ce Reptile.
Les parents nourrissent leurs petits, comme font les—Pigeons, en introduisant leur bec dans ceux, _'
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des Cigogneaux et en y-déglutissant de leur propre estomac
les restes, à moitié digérés, de leur der—'
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mer repas.
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Ceux qui ont laissé la Cigogne blanche rôder autour des réserves où le'Canard sauvage caChe son
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nid, savent, à leur dépens, qu’elle ne restreint pas scrupuleusement son régime à un Poisson, à une
Grenouille ou à un Serpent. Cet Oiseau, éminemment moral, dont la piété liale est blasonnée dans
,
les livres d’emblémes où on le voit porter sur ses épaules son père vénéré, cet Oiseau, tenu pour sa—
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cré dans tant de villes (où sans doute les citoyens ont constammentl‘œil ouvert sur leur jeune basse- )
"
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cour), est
son genre, malgré sa démarche solennelle, une sorte de tartufe. Après être restéimmobile, dans une attitude rééchie, comme s’il était au—dessus des vanités de ce monde, on l’a vu
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marcher lentement au bord du lac avec l’air d’un philosophe contemplatif, et puis
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lieu des buissons. Avant son départ, on avait remarqué, près du point où il a disparu comme pour
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continuer ses méditations loin du regard 'importun des hommes, un nid caché, plein d’une ”gentille
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“petite nichée de Canards sauvages; et puis, d’une façon ou de l’autre, quand le penseur est revenu
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de la solitude, on n’a pas tardé à s’apercevoir quele nid était vide. Ogre emplumé, la'Cigogne avait,
l’habitude de visiter ce nid chaque jour, passant son temps à attendre que l’incubation fûtcomplète,_
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et, le terme arrivé, elle avalait chaque petit qui venait d’éclore.
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La Cigogne noire est tout l’opposé de la Cigogne
les mœurs comme pour la couleur;
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elle fuit la demeure de l'homme avec autant d’empressement que l’autre la recherche; mais elle se
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nourrit à peu près de la même manière, avec un penchant plus grand cependant pour le
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Ses visites en Angleterre sont rares. Le colonel Montagu en apprivoisa cependantune qui avaitfété '
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…
légèrement atteinte d’un coup de feu dans l’aile, à Sedgemoor, près la paroisse de Stoke, dans le_‘
Somerset’shire, en mai 1814. L’os ne fut pas.
cassé et l’Oiscau vécut en la possession du colonel,
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bonne santé, pendant plus d’un an. Comme la Cigogne blanche, elle se reposait souvent sur
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patte, et, si quelque chose l’ihquiét‘ait, particulièrement l‘approche d’un Chien, elle faisait un bruit
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considérable au moyen du claquement réitéré de son bec, tout comme la premiére. Elle s’apprivoisa
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facilement, et, pour avoir son morceau favori, une Anguille, elle aurait suivi son maître partout.
Quand elle avait bien faim, elle se baissait en faisant poser par terre toute la longueur de ses jam—
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bes, et semblait supplier qu’on lui donnât son repas en agitant la tête, en battant des ailes et en
chassant bruyamment et avec force l’air de ses poumons. Quand on l’approéhait, sa respiration
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précipitait avec accompagnement de hochements de tête répétés. Elle était de nature douce et paci-'
-tique, fort contraire en cela à beaucoup de ses semblables; car jamais elle n’usa de son formidable -'
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bec d’une manière offensive contre aucun de ses compagnons de geôle, et même elle se laissait
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prendre volontiers sans grande résistance. A. la manière dont on remarqua qu’elle cherchait dans
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l’herbeavec son bec, il était impossible de douter que les Beptiles.ne formassént sa
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relie, et le colonel conduàit" que même des Souris, des Vers, et probablement les plus gros Insectes.
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s'ajoutaient en supplément—à ses repas acéoutumés. Lorsqu’elle cherchait sa proie dans l‘herbe épaisse
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o‘u dansda fange, elle tenait son bec entr’ouvert. « Par ce moyen, dit
je l’ai vue prendré_ -_
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des Anguilles dans un étang avec une grande dextérité. il n’est pas d‘hameeon plus communément
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en usage pour attraper céPoisson, qui le puisse plus efcacement retenir dans ses crocs que les: .‘ '
4léntelures du bec entr‘ouitcrt de la Cigognc. Une petite Anguille n’a aucune chance de salut
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qu’elle est une fois sortie desa cachette; Mais la Cigogne n’engouffre pas immédiatement 53 Pf0l0
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comme-le Cormoran; au contraire, elle se retire sur le bord de l’étang, et la démonte sa victime en]
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la frappant et en la secouant dans son bec avant de se hasarder à l’avaler. Je n’ai jamais vu cet Oi_-;_
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'. seau essayer de nager;__mais il marche'dans lÎeaujusqu’au ventre, et au besoin y plonge toute
la téte
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et le cou hprù‘s sa proie. Il préfère un endroit élevé pour se reposer, un vieux'saule pleureur,…entmiré
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de.lierre, qui se penche ait-dessus de-l’étang, est ordinairementcequ’il choisit pour cela. 'Danscet 5. .- :
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état d'immobilité,lè céu'esttrès-raccourci parla manière dont il" appuie sur le dos la partie posté—'
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rieure de la,tête, et sur la portion avancée du cou repose le bec, que les plumes recouvrént’à mOitié '
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comme pour le cacher
d’un fort singulier effet. » (Fraser"s—.Illagqziné et Revue britannî: __ :
_que, 4850,)
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