'
OISEAUX.
179'
passage irrégulier dans le nord de la France. Quelques individus isolés s’y montrent vers la nde fé—'
vrier ou au commencement de mars; mais, pendant les hivers rigoureux, lorsque la neige
abon—
dante, on y en voit de petites troupes. (Duncann.)
'
.
-
_
C’est au printemps que les Outardes entrent en amour. De même que chezles Galliuacés, plusieurs
femelles passent le temps convenable pour la fécondation avec un seul mâle; et, comme chez eux
aussi,celui-ci trahit ses transports en étalant à la vue des femelles les plumes de sa queue etde ses
ailes. Il tourne autour d’elles; il se gone, s’irrite; en un mot, il fa1t ce qu’on nomme vulgairement
'
la roue. L‘accouplement semble être un acte pénible pour le mâle et une cause d’épuisement prô—
fon‘d;* car, immédiatement après
'
la consommation de Cet acte, il est tellementfàttigué, qu’il ne peut
reprendre son vol. Alors on s’en rend aisément maître, et ce n’est que dans cemoment que les Chiens
peuvent
le forcer;
a ce moment aussi,
arrive assez souvent qu’au lieu de fuir,
couéhe _à Tap—'
proche de son ennemi. Ces faits ont
été principalement observés chez l’Outarde barbùe. D‘u réSte,1
'
dans tentés les espèces,les mâles, aussi bien que les femelles, sont très—silencieux, même à l’époque
des amours, ce qui est assez exceptionnel.
'
'
,
"
C’est à cette époque, dit le docteur Degland, que les mâles se livrent de fréquents combats et se
,
disputent la possession des femelles. Dans ces luttes, les vieux, plus forts, plus vigoureux que les
-
jeunes, demeurent presque.toujours vainqueurs, battent et chasSet .avec'acharnement lesvàincus,
jusqu’à “ce qu’ils soient loin du troupeau des femelles. « ”Les coups d’aile qu’ils se portent, lui écrit
le docteur Doria, sont si violents, qu’on rencontre souvent chez les derniers, non-seulement des tee—'
cbymoses considérables, mais encore des dénudations à toutel_a facé_infériemîe
sur lesb'u—*
—'
utérus, les radins et les Cubitus. » Tout rival étant
mâle vainqueur reSte en p'osSé'sSîôn d’un
certain nombre de femelles.
'
a
'
7
'
Après l’accoupleinent, les femelles se séparent de leur mâle pour*faire leur ponte. Elles ne
"
dinairemeht point de nid; elles choisissent, dans les seiglés ouvdans les blés les pins 'f0urrés, un
lieu propice et y déposent leurs œufs.
-
“
C’est un trou qu’elles font en grattant légèrement la terre, qui reste une et battue auteur dans une
étendue de deux a trois mètres environ, espace.qui_ lenrest nécessaire pour qu’elles puissent prendre '
leur essor. Si pendant leur absence ontouche à leurs œufs, elles les abandonnent, quelque avancée
.
“que soitl’incubation.
_
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]
L’Outarde barbue n’en fait ordinairement que deux, de la grosseur de ceuxdu Dindon, mais plus
_
allongés et tachés'débrùn
sur_uñ ’foùd'blivâtré;
_
ainsi, l’Outarde cannepetière en p0ñd:jtæqu’ä cinq, d’un'4bea‘u'vert uitifôr‘iheét
tarde boubara en produit a"peu prés lé'méme
même Couleur
Outarde.
_
,
,
.
,
.
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"
.
_
Sous le —rapportoologique,'du reste, il y a même homogénéité de caractères et de coloration chez
les Otidinés que chez les Tinaminésî
'
'
Si l’Outarde abandonne facilement Ses œufs, il n’en est pas de même à l‘égard de ses petits.
'
M
.
Jules Bay, auteur de la Faune de l’Aube, raconte qu’un fa-ùcheur poursuivait deuxjeunes Outar—
des qui ne pouvaient pas encore voler, quand
au secours de ses petits, vint s’é—
dancer contre le faucheur,
à 'Sa faux,,avec laquelle il
'
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lui tranche le
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Une, opinion des
qu1né résiilt_ait.certes'pas
mais bien
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plutôt d’unehypothése, était celle
pour
les transporter dans un
lorsque celui ou elle‘Île's—avait‘déposés toutd’abdrd étaitdécou—
.
vert. A cette opinion; en en
autre quc'd’autres faits analogues
Ainsi, on a dit que,_c0mme -l’Enîgoùleven‘t;l‘Outarde bârbue prenàit$es œufs dans son gdéicr
pour les transporter ailleurs. L’on sait"positivement que
le Coucou '
d’Europe emploie les—mêmes
'
moyens pour. enlever du sol l’œuf qu’il y pond, et pourl_c.porter dans ‘unnid voisin.
Il est probable
_
,
,
”
que l’Outarde barbue use du même expédient, s’il est'vrai,toutefois qu’elle Cherche réellement à ca—
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cher,_Ses*—_œufs'lorsqu’ils ont été découverts.
l.
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Les_jeune's__Ontaïd$ naissent couvertesd’itnduvét
quittent le nid,
et cherchent ;
7
leur nourriture aussitot aprèsileur
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conduite, àla manière des Ga‘llinacéS.'CommodesÛùtdrdeàüŒ n’a'êquièrentq—ue fort ftardla faculté
;
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